Une amie m'a déjà dit : « C'est mieux d'être avec un gars moins beau que toi, comme ça tu sais qu'il peut pas trouver mieux. » Bref, un truc comme ça. Que je trouvais particulièrement idiot d'ailleurs. Je ne suis pas du tout de nature jalouse alors que le type soit beau ou pas, du moment que moi il me plaît, le reste je m'en fou complètement.
L'homme de ma vie par exemple, je l'ai toujours trouvé particulièrement cute, sexy, and so on. Mais c'était pas non plus un pétard qui fait l'unanimité. Genre les gens pouvaient me concéder partiellement qu'il avait du charme, mais il était pas du goût d'untel ou il lui manquait tel truc pour untel autre. Bref. Sauf que ça avait aucune esti d'importance pour moi, j'avais juste toujours envie de lui, TOUJOURS. Pis il avait l'air aussi d'avoir beaucoup de désir pour moi assez beaucoup souvent tout le temps.
Là, le type qui me fait tripper, il fait pas mal plus l'unanimité. Et ça me dérange. Parce que j'ai l'impression que peu importe l'intensité de mon désir, de mes sentiments, de mes whatever, ça se confond dans un effet de série qui n'en finit plus. Je me sens un peu conne au final. Parce que c'est un peu comme si je m'étais fait happé par la vague collective. Et mon désir est pas exceptionnel, même s'il est très très très fort, j'ai l'impression qu'il fait cet effet-là à tout le monde tout le temps. Fak ça enlève la magie, le petit "humpf" qui fait que le désir reste précieux ou spécial ou je ne sais quoi. Ça devient aussi banal que d'aimer des divans en cuir ou les lampes IKEA en papier de riz ou même c'est équivalent à l'excitation que suscite la nécessité de se brosser les dents avant d'aller se coucher...
Bon ok, peut-être que j'exagère. Mais quand même, je ne suis pas habituée à ce genre de situation. Généralement, je suis attirée par des gens qui sont certes charmant, mais qui ne sont justement toujours un peu loin d'une unanimité mainstream de beauté plastique basée sur un moule prédéfini un peu typé. J'pas sûre que j'aime ça, j'pas sûre que je m'y ferai non plus.
mardi 18 décembre 2012
mardi 11 décembre 2012
Messy Missy
Ahhh les lundis. Vous me direz : « Mais oui, c'est chiant pour tout le monde, pfff. » Or voilà, les lundis pour moi, c'est étrangement des journées très très particulières où je suis encore plus dans ma tête que d'habitude ("inconceivable!") Peut-être que c'est une question de surdose de caféine et de sucre aussi, j'en sais rien. Ou encore c'est le facteur température. Ou même un heureux mélange de tout ça.
J'ai passé une fin de semaine un peu particulière également, qui m'a fait doublement réfléchir. J'ai pris un verre avec un ami vendredi, lui exposant les méandres de mes tribulations affectives. Il est nouvellement célibataire mais il prend son temps pour la suite des choses, ce que je trouve tout à fait honorable. Suite à différents conseils, qu'évidemment j'ai rejeté du revers de la main au départ, j'avoue que je pense à me calmer les ardeurs. J'ai toujours été très (trop) pro-active dans mes relations, peu importe leur nature. Je vais à la chasse, munie de mon radar et des mes filets. Je pose mes pièges tranquillement mais sûrement. Le problème, c'est que c'est mon "default setting" et que ça se retourne contre moi quand je me rends compte que la proie a du potentiel. Bref, tout cela pour dire que je veux prendre du recul.
J'avais commencé à le faire depuis le début de la semaine passé. J'ai continué et je suis de plus en plus convaincue que c'est une bonne idée. Aujourd'hui, au travail et en général, j'étais dans un drôle de mood à cause de ça. C'est une très très bonne idée oui, mais dieu que c'est désolant. Je trouve ça tellement triste en même temps. Pas tant pour moi qu'en général. J'ai toujours bien aimé jouer à la chasse. Mais ya des règles que j'ai jamais suivies, justement parce que je les trouve trop tristes ou trop artificielles. Et puis, au final, je me retrouve devant le fait qu'elles ne peuvent être contournées. Et ça me décourage de la race humaine.
Peut-être aussi c'est simplement parce que j'ai commencé Le joueur de Dostoïevski. J'ai écouté Plus on est de fous, plus on lit aussi cette nuit et puis j'ai terriblement envie de lire le livre de François Hardy, mais je sens que ça va me crisser à terre. Parce que je me reconnaissais tellement dans le passage lu et dans l'ensemble de la description. De le lire, noir sur blanc, avec le recul... Ouf.
Et puis, c'est pleine de toutes ces convictions que je rentre à la maison et que je flanche. Et pour quoi? Pour me buter au même esti de mur de marde.
Fak fuck le recul, j'vais me faire sosie de Mélanie dans Tu m'aimes-tu? (le seul personnage qui n'était pas trop détestable dans cette série d'ailleurs) et je vais engourdir mon coeur dans une succession de baises insignifiantes. Yé.
J'ai passé une fin de semaine un peu particulière également, qui m'a fait doublement réfléchir. J'ai pris un verre avec un ami vendredi, lui exposant les méandres de mes tribulations affectives. Il est nouvellement célibataire mais il prend son temps pour la suite des choses, ce que je trouve tout à fait honorable. Suite à différents conseils, qu'évidemment j'ai rejeté du revers de la main au départ, j'avoue que je pense à me calmer les ardeurs. J'ai toujours été très (trop) pro-active dans mes relations, peu importe leur nature. Je vais à la chasse, munie de mon radar et des mes filets. Je pose mes pièges tranquillement mais sûrement. Le problème, c'est que c'est mon "default setting" et que ça se retourne contre moi quand je me rends compte que la proie a du potentiel. Bref, tout cela pour dire que je veux prendre du recul.
J'avais commencé à le faire depuis le début de la semaine passé. J'ai continué et je suis de plus en plus convaincue que c'est une bonne idée. Aujourd'hui, au travail et en général, j'étais dans un drôle de mood à cause de ça. C'est une très très bonne idée oui, mais dieu que c'est désolant. Je trouve ça tellement triste en même temps. Pas tant pour moi qu'en général. J'ai toujours bien aimé jouer à la chasse. Mais ya des règles que j'ai jamais suivies, justement parce que je les trouve trop tristes ou trop artificielles. Et puis, au final, je me retrouve devant le fait qu'elles ne peuvent être contournées. Et ça me décourage de la race humaine.
Peut-être aussi c'est simplement parce que j'ai commencé Le joueur de Dostoïevski. J'ai écouté Plus on est de fous, plus on lit aussi cette nuit et puis j'ai terriblement envie de lire le livre de François Hardy, mais je sens que ça va me crisser à terre. Parce que je me reconnaissais tellement dans le passage lu et dans l'ensemble de la description. De le lire, noir sur blanc, avec le recul... Ouf.
Et puis, c'est pleine de toutes ces convictions que je rentre à la maison et que je flanche. Et pour quoi? Pour me buter au même esti de mur de marde.
Fak fuck le recul, j'vais me faire sosie de Mélanie dans Tu m'aimes-tu? (le seul personnage qui n'était pas trop détestable dans cette série d'ailleurs) et je vais engourdir mon coeur dans une succession de baises insignifiantes. Yé.
samedi 1 décembre 2012
Ça fait un bail...
Mais après avoir été me promener ailleurs, je crois que le plus simple, comme je n'ai pas supprimé mon compte, c'est de revenir ici si le besoin se fait sentir. Et puis, les chances qu'on me lise sont pas trop élevées alors je ne me sens pas bâillonnée comme ça a été le cas dans le passé.
J'ai fini de me morfondre ou d'espérer concernant l'Homme de ma vie. C'est réglé. J'ai encore des sentiments pour la personne qu'il a été dans ma vie, pour l'image que j'ai de lui et pour les souvenirs qu'il m'a laissés. Mais pas pour lui je crois. C'est une bonne personne et je souhaite qu'il soit heureux. Mais je me garde une petite gêne : même si il est toujours dans mes contacts Facebook, j'ai masqué tous les infos que je pouvais recevoir à son sujet. C'est pas une question de sentiments résiduelles, c'est une question d'amour propre. J'ai pas envie d'avoir un rappel constant qu'il est heureux sans moi, qu'il a choisit quelqu'un d'autre pour faire un enfant et pour partager sa vie. Parce que je l'ai vraiment aimé, énormément.
Entre temps, je me suis enfargée dans une autre histoire qui, au final, est identique. Et qui mènera probablement tout autant vers le vide total. La re-rencontre (ben oui, encore une re-rencontre batard) était tout autant digne d'une série télé ou d'un film, donc mon imaginaire en a encore une fois été marqué. Encore une fois, je pensais rien vouloir de plus qu'une fréquentation légère et pas compliquée pour me rendre compte, alors que j'ai pris le soin de bien m'autosaboter, que j'ai des sentiments plus profonds que je ne le croyais au départ. Ya eu une passe destructrice pas cool où j'ai pensé vouloir partir loin, où j'ai regardé les autres filles comme si elles étaient toutes PLUS que moi, tout le temps, où j'ai eu des crises de panique à cause d'un message texte qui tardait trop à rentrer, où je n'ai pas mangé ou presque pendant quelques jours (un mix de "je suis laide" et de "j'vais trop mal pour me nourrir")... Oh boy, je me rends compte à l'instant que je suis passée par la MÊME relation d'entre-deux dans un cas comme dans l'autre!
Ya des différences par contre. Mais c'est une question de facteurs, de degrés d'intensité. Et c'est pour ça que je sais que je suis dans la marde. Je me suis souvent dit, au cours des quelques 7 années de niaisage affectif avec l'Homme de ma vie, lorsque je rencontrais un type intéressant : « Tiens, c'est un des seuls qui a le potentiel de sur-classer l'Homme ». Pour toujours me tromper. Parce que ces types-là, c'était des demi-portions. Je ne dis pas que ce n'était pas des histoires intéressantes. Certaines l'ont été. Mais pas tant que ça. Et toujours, il y avait le fantôme de l'Homme qui planait, une sorte d'épée de Damoclès sur le couple ou la fréquentation et qui allait y mettre un point d'orgue éventuellement. Toujours je retournais vers lui. Dès qu'il y avait un conflit, je me disais intérieurement : « Ça ne serait pas comme ça avec lui. » Toujours, quand ma libido était au plus bas aussi.
Là, le fantôme a été exorcisé. Je perçois cette histoire-là comme une expérience, autant positive que négative, qui m'a permis de mieux me connaître, de m'améliorer, de vivre des sentiments intenses, et ce, même s'ils n'étaient pas partagé (ou alors juste en partie). J'ai juste terriblement peur que le même schéma se reproduise. À la limite, ça serait une bonne chose au sens strict de l'intensité du sentiment amoureux. Ça, je veux que ça se reproduise. Mais passer 7 ans dans l'attente, je n'ai plus envie. Et j'ai surtout le sentiment de ne pas avoir le temps. Sauf que bon, voilà, déjà, et même si je dis le contraire à mes amies (qui s'inquiètent sans bon sens - à raison), je suis fermée aux autres hommes, aux autres rencontres qui s'offrent devant moi. Ya un type au travail, j'ai commencé à placer mes pions, et il ne rentre pas dans la "clause" d'interdiction que je me suis donnée suite à un certain nombre d'histoires dans mon milieu de travail actuel puisqu'il n'est pas dans la même catégorie d'emploi que la mienne (on a les principes qu'on peut). Et déjà, j'envisage le tout comme une histoire qui n'adviendra pas. J'imagine déjà que le type sera pas assez intelligent, pas assez intéressant, pas assez toute. J'imagine déjà être au dessus de mes affaires et m'en crisser solidement (quoique, c'est peut-être une bonne chose, apparemment qu'il aurait besoin d'avoir une histoire où il n'a pas le plein pouvoir sur l'autre). Bref, je ne mets pas énormément d'efforts là-dessus. Et puis je pensais qu'il faisait un bien meilleur salaire que ce que j'ai appris aujourd'hui (c'est une blague - en partie).
Au moins, dans l'ordre actuelle des choses, je me rends compte que ça va légèrement plus vite. Genre les étapes sont franchis plus rapidement. Alors mon "enfargement" a déjà le potentiel de durée bien moins longtemps que 7 ans. Peut-être un tiers du temps, selon mes calculs pas scientifiques du tout. Mais déjà, je trouve que c'est trop.
Je me rends compte que, l'attente, c'est bien beau, romantique et tout le reste, mais c'est aussi atrocement pathétique et contre-productif. Peu importe la grandeur, la beauté, l'intensité de mes sentiments, c'est pas ça qui va peser dans la balance (enfin, pas selon mon expérience). Et j'ai comme un reflux de désespoir qui me traîne dans le fond de la gorge, comme si je suis tout à fait consciente qu'ya rien à faire (ou à attendre) de cette "non-histoire" là. Et puis, étrangement, même si je suis profondément curieuse, j'ai vraiment vraiment peur de m'embarquer dans quoi que ce soit avec cet "enfargement". J'ai l'impression que ça irait pas du tout. Ou alors oui, mais je deviendrais complètement différente de ce que je suis maintenant, et peut-être pas pour le mieux. En fait, je sens qu'être avec lui, que ce soit en ce moment comme "ami" ou à un autre moment comme amant, me rendrait totalement vulnérable. Et ça, j'ai encore beaucoup de difficulté à gérer ça. Mais en même temps, c'est ce que je recherche je crois. Parce que j'arrive si peu souvent à me sentir assez à l'aise pour être vulnérable devant les autres...
Parfois je me dis que, même si j'aime beaucoup mes capacités mémorielles pour toute sorte de raisons, j'aimerais mieux avoir la capacité d'oublier ce que je veux quand je veux. J'effacerais de ma mémoire sa façon d'embrasser (de loin un des meilleurs de ma vie) et la douceur de son corps (de loin le plus beau corps d'homme que j'ai vu de ma vie). Esti que je le déteste....
vendredi 16 mars 2012
Past midnight shit #1
À présent, je suis en thérapie. Je ne sais pas si je dois te dire merci ou te haïr. Je penche déjà plus, au quotidien, pour la deuxième option. J'aurais envie de le crier, que tu saches à quel point tu m'as blessée, à quel point, encore maintenant, ça me blesse. À quel point j'ai envie de me venger, de te faire du mal moi aussi.
Peut-être que c'est ça, ton ex. L'envie de blesser à la lumière des blessures reçues. Peut-être que j'extrapole. J'en ai tellement marre que tu occupes mes pensées, ma vie, mon quotidien. Comme si certains coins de Montréal, si ce n'est pas tous, m'étaient devenus hostiles, inaccessibles. Alors qu'ils ne t'appartiennent pas. Alors que je n'ai pas à avoir honte de moi-même, et ce, malgré l'espèce de délire éthylique de l'autre soir. Je ne me suis pas défilée, moi. J'ai fait face, même si je savais très bien que j'allais me casser les dents. Même si je m'attendais à tous ça, aux conséquences et à la suite des évènements vu la réputation, les mises en garde et les impressions que j'ai pu avoir, qui coïncidaient aussi avec les dires des autres.
Encore une fois, oui, j'aurais préféré jamais poursuivre cette histoire qui menait déjà nulle part dès le début. J'aurais préféré, à la limite, rester dans mon monde de pouliche où j'étais à l'abris des grands méchants loups de ton acabit. J'avais pourtant décidé sciemment de ne pas me laisser charmer ni atteindre par qui que ce soit n'étant pas digne de l'homme de ma vie, qui lui, peu importe le contexte, les déceptions et les embûches, a toujours agis avec le plus grand respect à mon égard (ce qui ne peut être dit de toi).
Avec le temps, j'espère seulement perdre l'envie de briser les vitres de ton automobile, de te ramasser dans un mur par la gorge pour te frapper au sang.
Oui, malheureusement, je l'avoue, la thérapie, c'est beaucoup à cause de toi. Je le dis malgré le fait (je te l'avais déjà dit d'ailleurs) que je déteste que les autres aient du pouvoir sur moi. Je t'en ai trop donner. Ça n'arrivera plus jamais, avec qui que ce soit. Encore là, dois-je te remercier ou te détester?
Je n'en sais trop rien.
mardi 15 février 2011
Mensonge romantique et vérité romanesque, de René Girard. p. 182
Le sujet ne faisait rien, déjà, dans le désir « ordinaire », qui ne dût, en fin de compte, se retourner contre lui mais, entre ses malheurs et son désir, l'ignorant ne percevait aucun rapport. La masochiste perçoit le rapport nécessaire entre le malheur et le désir métaphysique ; il n'en renonce pas pour autant à ce désir. Par un contresens plus remarquable encore que les contresens antérieurs il va choisir, maintenant, de voir dans la honte, l'échec et l'esclavage non pas les conséquences inévitables d'une foi dans objet et d'une conduite absurde mais les signes de la divinité et la condition préalable de toute réussite métaphysique. C'est sur la faillite elle-même que le sujet assoit, désormais, son entreprise d'autonomie ; c'est sur l'abîme qu'il fonde son projet d'être Dieu.
Mensonge romantique et vérité romanesque, de René Girard. p. 110
Le dédoublement fait apparaître un triangle dont les trois sommets sont occupés pas l'amant, par l'aimée et par le corps de cette aimée. Le désir sexuel, comme tous les désirs triangulaires, est toujours contagieux. Qui dit contagion dit forcément second désir portant sur le même objet que le désir originel. Imiter le désir de son amant c'est se désirer soi-même grâce au désir de cet amant. Cette modalité particulière de la médiation double s'appelle la coquetterie.
La coquette ne veut pas livrer sa précieuse personne aux désirs qu'elle provoque mais elle ne serait pas si précieuse si elle ne les provoquait pas. La préférence que s'accorde la coquette se fonde exclusivement sur la préférence que lui accordent les Autres. C'est pourquoi la coquette recherche avidement les preuves de cette préférence ; elle entretient et attise les désirs de son amant, non pas pour s'y abandonner mais pour mieux se refuser.
L'indifférence de la coquette envers les souffrances de son amant n'est pas simulée mais elle n'a rien à voir avec l'indifférence ordinaire. Elle n'est pas absence de désir ; elle est l'envers d'un désir de soi-même. L'amant ne s'y trompe pas. Il croit même reconnaître dans l'indifférence de sa maîtresse cette autonomie divine dont il se sent lui-même privé et qu'il brûle de conquérir. C'est bien pourquoi la coquetterie fouette le désir de l'amant. Et ce désir, en retour, fournit un aliment nouveau à la coquetterie. Il y a là un cercle vicieux qui est celui de la médiation double.
La coquette ne veut pas livrer sa précieuse personne aux désirs qu'elle provoque mais elle ne serait pas si précieuse si elle ne les provoquait pas. La préférence que s'accorde la coquette se fonde exclusivement sur la préférence que lui accordent les Autres. C'est pourquoi la coquette recherche avidement les preuves de cette préférence ; elle entretient et attise les désirs de son amant, non pas pour s'y abandonner mais pour mieux se refuser.
L'indifférence de la coquette envers les souffrances de son amant n'est pas simulée mais elle n'a rien à voir avec l'indifférence ordinaire. Elle n'est pas absence de désir ; elle est l'envers d'un désir de soi-même. L'amant ne s'y trompe pas. Il croit même reconnaître dans l'indifférence de sa maîtresse cette autonomie divine dont il se sent lui-même privé et qu'il brûle de conquérir. C'est bien pourquoi la coquetterie fouette le désir de l'amant. Et ce désir, en retour, fournit un aliment nouveau à la coquetterie. Il y a là un cercle vicieux qui est celui de la médiation double.
Mensonge romantique et vérité romanesque, de René Girard. p. 78
L'indignation qu'excite en nous le snob est donc toujours la mesure de notre propre snobisme.
dimanche 11 juillet 2010
Dernièrement...
J'ouvre le truc pour écrire quelque chose, et j'ai quelque chose à dire, et tout ça. Et puis, finalement, je ferme la fenêtre. Officiellement, je pense que c'est le moment de tirer la plug. Je laisserai tout ça ici, en faisant un petit peu de ménage encore. Mais je repartirai ailleurs, sous le couvert de l'anonymat idéalement, même si c'est toujours assez relatif l'anonymat.
Et donc voilà, c'est pas mal officiel, je quitte. Bonne continuité à tous.
Et donc voilà, c'est pas mal officiel, je quitte. Bonne continuité à tous.
samedi 10 juillet 2010
Témoignage
Plusieurs d'entre vous, si vous existez, l'avez sûrement déjà lu, mais c'est toujours aussi drôle une deuxième fois : Le témoignage vibrant chez Zhom.
mercredi 23 juin 2010
Rebelle et fière de l'être
Je vous préviens, c'est réactionnaire et limite misogyne. J'ai de la difficulté à croire que ce torchon ait pu être publié. Je suis assez insultée, mais cela prouve aussi que Quebecor et le 24h, c'est franchement n'importe quoi.
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LA FEMME APPRIVOISÉE
par Yvon Dallaire
Agence QMI
Que recherche le plus la femme dans une relation amoureuse? L'intimité. Que reproche-t-elle le plus aux hommes? De ne pas assez s'engager dans le couple. Qu'attend-elle le plus des hommes? Des marques d'attention et d'affection. Quelle critique leur fait-elle le plus? De ne pas assez s'occuper d'elle. Il Ces hommes qui ne s'engagent pas, Ces hommes qui ne communiquent pas sont des livres qui ont fait fureur et qui rendaient les hommes responsables de la frustration des attentes conjugales des femmes.
Mais se pourrait-il que la femme soit aussi responsable de ses frustrations? Se pourrait-il qu'elle n'utilise pas les bonnes stratégies pour arriver à satisfaire ses besoins légitimes?
Toute femme est coresponsable de l'état de son couple. Elle doit cesser de se présenter, ou d'être représentée, comme la victime de l'homme lorsque ses besoins d'intimité ou de communication ne sont pas satisfaits. Aucune femme ne doit capituler devant un homme qui abuse d'elle, physiquement ou psychologiquement, qui est alcoolique, toxicomane, infidèle chronique ou joueur compulsif, mais, dans tous les autres cas, elle doit prendre conscience de son pouvoir sur la dynamique conjugale.
Stratégie gagnante
La très grande majorité des hommes sont des bons gars prêts à tout faire pour rendre leur partenaire heureuse à la condition qu'ils trouvent dans leur couple le respect, la confiance et la valorisation qu'ils sont en droit d'obtenir. Il n'y a pas de doute qu'en tant qu'humain l'homme est erratique et perfectible, mais le critiquer sans cesse, le corriger lorsqu'il erre, douter de sa bonne foi ou vouloir l'améliorer soi-disant pour son bien ne sont certes pas des stratégies gagnantes.
La femme apprivoisée se retient de dire des choses comme : « Fais attention! » « Je te l'avais bien dit », « Pourquoi tu ne m'en as pas parlé avant? » « Ne conduit pas si vite », « Tu ne fais jamais rien dans la maison », « Tu n'as pas d'ambition » ou, à l'inverse, « Tu travailles trop » ...
La femme apprivoisée est respectueuse de son marie, offre son aide et d'exprime jamais ses conseils, à moins que son partenaire ne les ait sollicités. La femme aimante, et qui s'aime, ne critique jamais son partenaire (même si elle pourrait avoir raison de le faire) parce que, ce faisant, c'est elle-même que la femme critique : elle critique son propre choix d'homme et se dévalue elle-même.
Contrôle et intimité
La femme apprivoisée sait que contrôle et intimité s'opposent. Elle abandonne la lutte pour le pouvoir; elle accueille les idées et suggestions de son conjoint; elle reçoit tout ce qu'il fait pour elle et l'en remercie; elle exprime ce qu'elle veut directement, mais ne dit jamais comment elle veut que ce soit fait; elle a confiance en son mari et en sa façon de faire les choses; elle prend soin d'elle-même et de son propre épanouissement.
La femme apprivoisée lâche prise et se rend vulnérable là où la femme non apprivoisée critique; elle fait confiance là où l'autre cherche à contrôler; elle respecte son conjoint là où l'autre le diminue; elle est reconnaissante là où l'autre est toujours insatisfaite; elle a foi en son souple et en son homme là où l'autre entretient des doutes et fantasme sur les autres hommes.
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Encore une fois, la femme n'a que deux choix : être une hystérique ou être soumise. C'est joli, n'est-ce pas? J'aime aussi beaucoup comment les mots sont choisis : la femme critique, l'homme suggère. Au fait, ça vous rappelle pas un peu "The Taming of the Shrew", de Shakespeare? L'auteur a tout de même cru bon de changer « mégère » (shrew) par « femme » dans son titre. Logiquement, endurer à peu près tout et n'importe quoi, être belle et se taire, c'est la clé du succès en couple? Et moi qui croyait que c'était d'avoir une relation basée sur l'égalité, pffff...
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LA FEMME APPRIVOISÉE
par Yvon Dallaire
Agence QMI
Que recherche le plus la femme dans une relation amoureuse? L'intimité. Que reproche-t-elle le plus aux hommes? De ne pas assez s'engager dans le couple. Qu'attend-elle le plus des hommes? Des marques d'attention et d'affection. Quelle critique leur fait-elle le plus? De ne pas assez s'occuper d'elle. Il Ces hommes qui ne s'engagent pas, Ces hommes qui ne communiquent pas sont des livres qui ont fait fureur et qui rendaient les hommes responsables de la frustration des attentes conjugales des femmes.
Mais se pourrait-il que la femme soit aussi responsable de ses frustrations? Se pourrait-il qu'elle n'utilise pas les bonnes stratégies pour arriver à satisfaire ses besoins légitimes?
Toute femme est coresponsable de l'état de son couple. Elle doit cesser de se présenter, ou d'être représentée, comme la victime de l'homme lorsque ses besoins d'intimité ou de communication ne sont pas satisfaits. Aucune femme ne doit capituler devant un homme qui abuse d'elle, physiquement ou psychologiquement, qui est alcoolique, toxicomane, infidèle chronique ou joueur compulsif, mais, dans tous les autres cas, elle doit prendre conscience de son pouvoir sur la dynamique conjugale.
Stratégie gagnante
La très grande majorité des hommes sont des bons gars prêts à tout faire pour rendre leur partenaire heureuse à la condition qu'ils trouvent dans leur couple le respect, la confiance et la valorisation qu'ils sont en droit d'obtenir. Il n'y a pas de doute qu'en tant qu'humain l'homme est erratique et perfectible, mais le critiquer sans cesse, le corriger lorsqu'il erre, douter de sa bonne foi ou vouloir l'améliorer soi-disant pour son bien ne sont certes pas des stratégies gagnantes.
La femme apprivoisée se retient de dire des choses comme : « Fais attention! » « Je te l'avais bien dit », « Pourquoi tu ne m'en as pas parlé avant? » « Ne conduit pas si vite », « Tu ne fais jamais rien dans la maison », « Tu n'as pas d'ambition » ou, à l'inverse, « Tu travailles trop » ...
La femme apprivoisée est respectueuse de son marie, offre son aide et d'exprime jamais ses conseils, à moins que son partenaire ne les ait sollicités. La femme aimante, et qui s'aime, ne critique jamais son partenaire (même si elle pourrait avoir raison de le faire) parce que, ce faisant, c'est elle-même que la femme critique : elle critique son propre choix d'homme et se dévalue elle-même.
Contrôle et intimité
La femme apprivoisée sait que contrôle et intimité s'opposent. Elle abandonne la lutte pour le pouvoir; elle accueille les idées et suggestions de son conjoint; elle reçoit tout ce qu'il fait pour elle et l'en remercie; elle exprime ce qu'elle veut directement, mais ne dit jamais comment elle veut que ce soit fait; elle a confiance en son mari et en sa façon de faire les choses; elle prend soin d'elle-même et de son propre épanouissement.
La femme apprivoisée lâche prise et se rend vulnérable là où la femme non apprivoisée critique; elle fait confiance là où l'autre cherche à contrôler; elle respecte son conjoint là où l'autre le diminue; elle est reconnaissante là où l'autre est toujours insatisfaite; elle a foi en son souple et en son homme là où l'autre entretient des doutes et fantasme sur les autres hommes.
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Encore une fois, la femme n'a que deux choix : être une hystérique ou être soumise. C'est joli, n'est-ce pas? J'aime aussi beaucoup comment les mots sont choisis : la femme critique, l'homme suggère. Au fait, ça vous rappelle pas un peu "The Taming of the Shrew", de Shakespeare? L'auteur a tout de même cru bon de changer « mégère » (shrew) par « femme » dans son titre. Logiquement, endurer à peu près tout et n'importe quoi, être belle et se taire, c'est la clé du succès en couple? Et moi qui croyait que c'était d'avoir une relation basée sur l'égalité, pffff...
mardi 22 juin 2010
En passant à travers 2003...
... j'ai remarqué que je parlais tellement en parabole que je comprends même pu de qui je me plaignais. Parce que mon dieu, geindre, ça devait être une de mes activités préférées. Ça l'est sûrement encore pas mal, mais je pense que je dose mieux ahah.
dimanche 4 avril 2010
Parfois...
Parfois, je me demande ce que je fais encore ici. La blogosphère. Personnellement, je ne lis pratiquement plus rien, faute de temps d'abord, puis d'intérêt. Je sais que c'est un peu stupide d'écrire sur un truc sur quelque chose qui me concerne tout en le conchiant, mais tout de même... Je sais pas, j'crois que je préférais les débuts, les balbutiement, où il n'y avait pas de pseudo vedettariat auto-légitimé et tout le reste. Parce qu'il l'est, vraiment, auto-légitimé.
J'ai pas envie de sonner comme les critiques qui crachent sur tout parce que ça ne leur plait pas eux, ou qui lève le nez sur les succès populaire. De toute façon, j'aime bien ce qui est populaire parfois. Je ne me prends pas pour Balzac non plus. Par contre, j'ai vraiment beaucoup de difficulté à lire les fautes de syntaxe et de grammaire du texte, et certains autres trucs un peu plus pointilleux de nombreux bloggeurs. Je ne m'exclus pas cela dit, je ne me relis pas fréquemment et donc j'en fais aussi, des fautes. Mais tout de même, ya des trucs qui font saignés les yeux. Et donc oui, auto-légitimé. Ça frôle la confrèrie du médiocre même, parfois...
Mais je crois que c'est l'union d'un style boiteux et d'un égo démesuré. Et je souligne : démesuré. Parce que c'est pas tout le monde qui blogue qui a un égo démesuré. On a tous un égo anyway, et donc ça implique nécessairement toujours une part de narcissisme, d'égoïsme et d'égocentrisme. Écrire, nécessairement, c'est un acte qui a quelque chose de nombriliste, et ça se multiplie s'il y a lectorat, même limité. Mais certains d'entre nous exagère. Et ça paraît toujours entre les lignes, ou même dans les commentaires où les groupies se pâment littéralement et où l'égo répond, avec le torse gonflé, les muscles imaginaires et la mains dans les pantalons (parce que la masturbation, c'est faire l'amour à quelqu'un qu'on aime, comme disait si bien Woody).
En quelque part, moi, les blogues personnelles, intimistes, sans tambour ni trompette, de gens ordinaires, qui ne cherchent pas à tout prix à être original, à avoir une popularité certaine, un lectorat soutenu, une reconnaissance de leurs pairs ou je ne sais quoi, ça me manque. Il y en a encore quelques uns, que je "feuillète" de temps à autre. Ou même, peut-être est-ce le contraire. La grosse majorité des blogues sont comme cela, mais les quelques trucs vraiment "mainstream", eux, ils oblitèrent tout le reste. C'est comme de ne pas voir les arbres parce que la forêt les cachent, ou quelque chose qui s'en approche.
Fak ouais, voilà, j'en ai marre. Parfois, j'ai envie de salement m'époumoner, de faire par de mon écœurement, de la vomissure qui commence à couler sur le bord de mes lèvres tellement tout ça me pue au nez. Dans le fond, ce vedettariat auto-légitimé, c'est un peu comme la convergence chez Quebecor. On nous prend pour des caves tout en nous disant le contraire. Les uns pluggent les autres, ou alors s'auto-pluggent eux-même. C'est le concept crasse de la publicité. Et c'est l'aveuglement de ceux qui en font partie, qui croit que tout cela leur tombe du ciel comme par magie, parce qu'ils sont géniaux au fond, qu'il ne sont de gentilles personnes, qu'ils sont créatifs, qu'ils ont un bon instinct, un bon concept, un bon "punchline". Je m'arrête ici, d'une part on pourrait croire que je suis amère ou jalouse (quand, dans les faits, j'aime bien être relativement inconnu). De l'autre, en y réfléchissant à ce point, j'ai mon déjeuner qui tente de gravir mon système digestif.
J'ai pas envie de sonner comme les critiques qui crachent sur tout parce que ça ne leur plait pas eux, ou qui lève le nez sur les succès populaire. De toute façon, j'aime bien ce qui est populaire parfois. Je ne me prends pas pour Balzac non plus. Par contre, j'ai vraiment beaucoup de difficulté à lire les fautes de syntaxe et de grammaire du texte, et certains autres trucs un peu plus pointilleux de nombreux bloggeurs. Je ne m'exclus pas cela dit, je ne me relis pas fréquemment et donc j'en fais aussi, des fautes. Mais tout de même, ya des trucs qui font saignés les yeux. Et donc oui, auto-légitimé. Ça frôle la confrèrie du médiocre même, parfois...
Mais je crois que c'est l'union d'un style boiteux et d'un égo démesuré. Et je souligne : démesuré. Parce que c'est pas tout le monde qui blogue qui a un égo démesuré. On a tous un égo anyway, et donc ça implique nécessairement toujours une part de narcissisme, d'égoïsme et d'égocentrisme. Écrire, nécessairement, c'est un acte qui a quelque chose de nombriliste, et ça se multiplie s'il y a lectorat, même limité. Mais certains d'entre nous exagère. Et ça paraît toujours entre les lignes, ou même dans les commentaires où les groupies se pâment littéralement et où l'égo répond, avec le torse gonflé, les muscles imaginaires et la mains dans les pantalons (parce que la masturbation, c'est faire l'amour à quelqu'un qu'on aime, comme disait si bien Woody).
En quelque part, moi, les blogues personnelles, intimistes, sans tambour ni trompette, de gens ordinaires, qui ne cherchent pas à tout prix à être original, à avoir une popularité certaine, un lectorat soutenu, une reconnaissance de leurs pairs ou je ne sais quoi, ça me manque. Il y en a encore quelques uns, que je "feuillète" de temps à autre. Ou même, peut-être est-ce le contraire. La grosse majorité des blogues sont comme cela, mais les quelques trucs vraiment "mainstream", eux, ils oblitèrent tout le reste. C'est comme de ne pas voir les arbres parce que la forêt les cachent, ou quelque chose qui s'en approche.
Fak ouais, voilà, j'en ai marre. Parfois, j'ai envie de salement m'époumoner, de faire par de mon écœurement, de la vomissure qui commence à couler sur le bord de mes lèvres tellement tout ça me pue au nez. Dans le fond, ce vedettariat auto-légitimé, c'est un peu comme la convergence chez Quebecor. On nous prend pour des caves tout en nous disant le contraire. Les uns pluggent les autres, ou alors s'auto-pluggent eux-même. C'est le concept crasse de la publicité. Et c'est l'aveuglement de ceux qui en font partie, qui croit que tout cela leur tombe du ciel comme par magie, parce qu'ils sont géniaux au fond, qu'il ne sont de gentilles personnes, qu'ils sont créatifs, qu'ils ont un bon instinct, un bon concept, un bon "punchline". Je m'arrête ici, d'une part on pourrait croire que je suis amère ou jalouse (quand, dans les faits, j'aime bien être relativement inconnu). De l'autre, en y réfléchissant à ce point, j'ai mon déjeuner qui tente de gravir mon système digestif.
jeudi 25 mars 2010
Alcoolo
Ouais, parce que j'y viens. Dans pas long. C'est clair. Pas que ça soit une fierté, loin de là, ya un truc qui s'y noie je crois. Donc pas cool. Mais bon, qui sait, je pourrais peut-être devenir comme Duras un jour, avoir presque une cirrhose (quoique idéalement non), mais avoir du talent à l'écrit. Parce que mine de rien, avec tout ça, l'alcool, moi, je fais un tas de niaiseries pas nettes. Et donc voilà, du stock pour un éventuel roman, j'en accumule.
mardi 16 mars 2010
Grey's Anatomy prise 2
Je me retappe les premières saisons de cette émission présentement. Parce que, en ce moment, dans ma vie, il se passe très exactement la même chose, à quelques détails près, mais encore, c'est scandaleusement semblable, ce qui arrive dans la relation Meredith/Dereck. Ça permet de mettre un peu de lumière sur des zones d'ombre qui traînent un peu partout dans mon histoire. Et en même temps, c'est dangereux il me semble, de se fier à ce point à une fiction... Je ne crois pas être la seule à m'en remettre à la télé pour m'aider à faire le point, ou pour me dicter la meilleure marche à suivre. Cela dit, le hic, c'est que la fiction, c'est scénarisé, arrangé avec le gars des vues comme on dit. Et donc, inévitablement, on revient à la même question sans cesse : « Que faire? » Et bien, il semblerait que je ne sois pas capable d'y répondre, ou alors oui, mais trop. C'est-à-dire que j'ai une nouvelle réponse chaque 15 minutes, qui est d'ailleurs parfois complètement à l'opposé de la précédente.
Si effectivement, on est pris dans des cycles, j'ai deux possibilités : soit je vivrai d'attentes éternelles (comme ce fut le cas il y a 5 ou 6 ans de cela), soit cette histoire sombrera dans l'oubli, avec les autres histoires anodines, dont celle qui avait eu lieu avant que je me mette en couple et qui m'avait tout de même fortement affecté, moralement parlant (et pourtant, dieu que ce n'était pas nécessaire de me mettre dans un état comme ça pour le type en question). Autant l'un que l'autre ne me tente pas, mais alors là, vraiment vraiment pas. Pour des raisons complètement différentes par contre. Le problème reste que je vois pas une troisième possibilité poindre le bout de son nez.
C'est dans des moments pareils qu'on se tourne vers l'avis d'autrui aussi. Mais encore là, c'est jamais génial non plus. Et puis, à quoi s'attend-on? Éventuellement, à être influencé par la majorité? Pourtant, avec un peu de recul, la majorité, elle n'a pas toujours raison. Idéalement, il faudrait avoir à faire à son sosie, mais avec des réponses concrètes et une lucidité surhumaine. Mais alors, là, ce n'est plus un sosie, et puis si vous trouvez le mien, je veux pas le connaître, j'aurais bien trop peur de me taper sur les nerfs.
Si effectivement, on est pris dans des cycles, j'ai deux possibilités : soit je vivrai d'attentes éternelles (comme ce fut le cas il y a 5 ou 6 ans de cela), soit cette histoire sombrera dans l'oubli, avec les autres histoires anodines, dont celle qui avait eu lieu avant que je me mette en couple et qui m'avait tout de même fortement affecté, moralement parlant (et pourtant, dieu que ce n'était pas nécessaire de me mettre dans un état comme ça pour le type en question). Autant l'un que l'autre ne me tente pas, mais alors là, vraiment vraiment pas. Pour des raisons complètement différentes par contre. Le problème reste que je vois pas une troisième possibilité poindre le bout de son nez.
C'est dans des moments pareils qu'on se tourne vers l'avis d'autrui aussi. Mais encore là, c'est jamais génial non plus. Et puis, à quoi s'attend-on? Éventuellement, à être influencé par la majorité? Pourtant, avec un peu de recul, la majorité, elle n'a pas toujours raison. Idéalement, il faudrait avoir à faire à son sosie, mais avec des réponses concrètes et une lucidité surhumaine. Mais alors, là, ce n'est plus un sosie, et puis si vous trouvez le mien, je veux pas le connaître, j'aurais bien trop peur de me taper sur les nerfs.
vendredi 12 mars 2010
« Un barrage contre le Pacifique », p. 343-344
Non, ce qui avait compté ç'avait été ses gestes envers elle, la façon d'être de son corps envers le sien et la nouvelle envie qu'il avait eue d'elle après qu'ils eurent fait l'amour une première fois. Il avait sorti son mouchoir de la poche et il avait essuyé le sang qui avait coulé le long de ses cuisses. Ensuite, avant de partir, il avait remis un coin de ce mouchoir ensanglanté dans sa bouche, sans dégoût et avec sa salive il avait essuyé une nouvelle fois les taches de sang séché. Que dans l'amour les différences puissent s'annuler à ce point, elle ne l'oublierait plus. C'était lui qui l'avait rhabillée parce qu'il avait vu que manifestement, elle n'avait ni envie de se rhabiller ni envie de se relever pour s'en aller. Quand ils étaient partis il avait coupé un ananas pour l'apporter à la mère. D'une façon douce et fatale il avait séparé l'ananas du pied. Et ce geste lui avait rappelé ceux dont il avait usé avec elle.
« Un barrage contre le Pacifique », p. 73
Il avait très envie de la voir. Quand même c'était là l'envie d'un homme. Elle, elle était là aussi, bonne à être vue, il n'y avait que la porte à ouvrir. Et aucune homme au monde n'avait encore vu celle qui se tenait là derrière cette porte. Ce n'était pas fait pour être caché mais au contraire pour être vu et faire son chemin de par le monde, le monde auquel appartenait quand même celui-là, ce M. Jo. Mais c'est lorsqu'elle fut sur le point d'ouvrir la porte de la cabine obscure pour que pénètre le regarde de M. Jo et que la lumière se fasse enfin sur ce mystère, que M. Jo parla du phonographe.
– Demain vous aurez votre phonographe, dit M. Jo. Dès demain. Un magnifique VOIX DE SON MAÎTRE. Ma petite Suzanne chérie, ouvrez une seconde et vous aurez votre phono.
C'est ainsi qu'au moment où elle allait ouvrir et se donner à voir au monde, le monde la prostitua.
– Demain vous aurez votre phonographe, dit M. Jo. Dès demain. Un magnifique VOIX DE SON MAÎTRE. Ma petite Suzanne chérie, ouvrez une seconde et vous aurez votre phono.
C'est ainsi qu'au moment où elle allait ouvrir et se donner à voir au monde, le monde la prostitua.
mercredi 10 mars 2010
« Le marché des amants », p. 222-223
C'est rare, c'est très rare. Moi je n'ai pas rencontré ça souvent dans ma vie. [...] C'est un sentiment de fraternité avec du désir.
dimanche 7 février 2010
Du riz plein les oreilles
Enfin, tout cela pour dire que non je ne suis plus en couple, mais j'irai pas m'étendre là-dessus pendant des années ici, ça me tente pas, c'est limite pas ben ben futé je trouve, jusqu'à un certain point... Lui le fait, et ya des commentaires vraiment ordinaires qu'il reçoit, qui à la limite, me font un peu rire vu qu'il censure certaines choses pas mal moyenne que lui fait ou dit. Et c'est tout ce que je dirai à ce sujet.
Semaine assez intense, pas mal fatiguée, pas mal envie de me réfugier dans des trucs moelleux et confortables. Ou moelleux et sauvages... enfin bref, je me comprends. Et l'animal en moi aussi comprend très très bien ce que je veux dire.
Suis en train d'écouter C.A., que j'avais dédaigner parce que les 2 ou 3 premiers épisodes m'avaient pas tellement conquise. Mais, finalement, j'aime bien. C'est pas non plus la meilleure série de tous les temps, mais ça se défend.
Pas grand grand chose à dire, j'exerce ma prose en privée plutôt, à présent, c'est plus stimulant à mon humble avis. Et puis le rapport interactif, tout ça.
Semaine assez intense, pas mal fatiguée, pas mal envie de me réfugier dans des trucs moelleux et confortables. Ou moelleux et sauvages... enfin bref, je me comprends. Et l'animal en moi aussi comprend très très bien ce que je veux dire.
Suis en train d'écouter C.A., que j'avais dédaigner parce que les 2 ou 3 premiers épisodes m'avaient pas tellement conquise. Mais, finalement, j'aime bien. C'est pas non plus la meilleure série de tous les temps, mais ça se défend.
Pas grand grand chose à dire, j'exerce ma prose en privée plutôt, à présent, c'est plus stimulant à mon humble avis. Et puis le rapport interactif, tout ça.
samedi 2 janvier 2010
dimanche 13 décembre 2009
Anna-san no omame
Comme je suis une méga geek, officiellement, je n'ai plus à m'en cacher, et je m'enfonce même toujours un peu plus dans le concept. Voilà donc qu'après la mi-session, j'ai décidé de tenter les dramas asiatiques, soit les émissions non-animées.
Et je suis tombée sur une série de 10 épisodes complètement savoureuse. C'est une comédie sur deux jeunes japonaise, soit Anna et Lily. Anna est terriblement belle, et Lily croit que le monde entier est amoureux d'elle quand c'est tout le contraire. En fait, la série tourne autour de ce personnage extrêmement caricaturale qui crée toute sorte de malentendu parce qu'elle voit et entend que ce qu'elle veut. Le copain d'Anna, Kyoutaro, est donc pris dans le tsunami (pardonner la figure douteuse) de malentendu que cause Lily.
Après que l'on passe par dessus l'ambiance complètement exagéré et caricaturale, c'est une série vraiment vraiment hilarante. J'ai même l'impression que chaque épisode pousse toujours un peu plus loin dans la démence. On joue beaucoup avec les clichés du comique, les scènes aux ralentis, les arrêts sur l'image, le vent dans les cheveux, les pantins en mousse très visible lors des cascades, le bruitage sonore impossible et les effets spéciaux exagérés. Enfin bref, je le recommande. Personnellement, je m'esclaffe à chaque épisode.
Et je suis tombée sur une série de 10 épisodes complètement savoureuse. C'est une comédie sur deux jeunes japonaise, soit Anna et Lily. Anna est terriblement belle, et Lily croit que le monde entier est amoureux d'elle quand c'est tout le contraire. En fait, la série tourne autour de ce personnage extrêmement caricaturale qui crée toute sorte de malentendu parce qu'elle voit et entend que ce qu'elle veut. Le copain d'Anna, Kyoutaro, est donc pris dans le tsunami (pardonner la figure douteuse) de malentendu que cause Lily.
Après que l'on passe par dessus l'ambiance complètement exagéré et caricaturale, c'est une série vraiment vraiment hilarante. J'ai même l'impression que chaque épisode pousse toujours un peu plus loin dans la démence. On joue beaucoup avec les clichés du comique, les scènes aux ralentis, les arrêts sur l'image, le vent dans les cheveux, les pantins en mousse très visible lors des cascades, le bruitage sonore impossible et les effets spéciaux exagérés. Enfin bref, je le recommande. Personnellement, je m'esclaffe à chaque épisode.
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