vendredi 16 mars 2012

Past midnight shit #1

À présent, je suis en thérapie. Je ne sais pas si je dois te dire merci ou te haïr. Je penche déjà plus, au quotidien, pour la deuxième option. J'aurais envie de le crier, que tu saches à quel point tu m'as blessée, à quel point, encore maintenant, ça me blesse. À quel point j'ai envie de me venger, de te faire du mal moi aussi.

Peut-être que c'est ça, ton ex. L'envie de blesser à la lumière des blessures reçues. Peut-être que j'extrapole. J'en ai tellement marre que tu occupes mes pensées, ma vie, mon quotidien. Comme si certains coins de Montréal, si ce n'est pas tous, m'étaient devenus hostiles, inaccessibles. Alors qu'ils ne t'appartiennent pas. Alors que je n'ai pas à avoir honte de moi-même, et ce, malgré l'espèce de délire éthylique de l'autre soir. Je ne me suis pas défilée, moi. J'ai fait face, même si je savais très bien que j'allais me casser les dents. Même si je m'attendais à tous ça, aux conséquences et à la suite des évènements vu la réputation, les mises en garde et les impressions que j'ai pu avoir, qui coïncidaient aussi avec les dires des autres.

Encore une fois, oui, j'aurais préféré jamais poursuivre cette histoire qui menait déjà nulle part dès le début. J'aurais préféré, à la limite, rester dans mon monde de pouliche où j'étais à l'abris des grands méchants loups de ton acabit. J'avais pourtant décidé sciemment de ne pas me laisser charmer ni atteindre par qui que ce soit n'étant pas digne de l'homme de ma vie, qui lui, peu importe le contexte, les déceptions et les embûches, a toujours agis avec le plus grand respect à mon égard (ce qui ne peut être dit de toi).

Avec le temps, j'espère seulement perdre l'envie de briser les vitres de ton automobile, de te ramasser dans un mur par la gorge pour te frapper au sang.

Oui, malheureusement, je l'avoue, la thérapie, c'est beaucoup à cause de toi. Je le dis malgré le fait (je te l'avais déjà dit d'ailleurs) que je déteste que les autres aient du pouvoir sur moi. Je t'en ai trop donner. Ça n'arrivera plus jamais, avec qui que ce soit. Encore là, dois-je te remercier ou te détester?

Je n'en sais trop rien.

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