dimanche 4 avril 2010

Parfois...

Parfois, je me demande ce que je fais encore ici. La blogosphère. Personnellement, je ne lis pratiquement plus rien, faute de temps d'abord, puis d'intérêt. Je sais que c'est un peu stupide d'écrire sur un truc sur quelque chose qui me concerne tout en le conchiant, mais tout de même... Je sais pas, j'crois que je préférais les débuts, les balbutiement, où il n'y avait pas de pseudo vedettariat auto-légitimé et tout le reste. Parce qu'il l'est, vraiment, auto-légitimé.

J'ai pas envie de sonner comme les critiques qui crachent sur tout parce que ça ne leur plait pas eux, ou qui lève le nez sur les succès populaire. De toute façon, j'aime bien ce qui est populaire parfois. Je ne me prends pas pour Balzac non plus. Par contre, j'ai vraiment beaucoup de difficulté à lire les fautes de syntaxe et de grammaire du texte, et certains autres trucs un peu plus pointilleux de nombreux bloggeurs. Je ne m'exclus pas cela dit, je ne me relis pas fréquemment et donc j'en fais aussi, des fautes. Mais tout de même, ya des trucs qui font saignés les yeux. Et donc oui, auto-légitimé. Ça frôle la confrèrie du médiocre même, parfois...

Mais je crois que c'est l'union d'un style boiteux et d'un égo démesuré. Et je souligne : démesuré. Parce que c'est pas tout le monde qui blogue qui a un égo démesuré. On a tous un égo anyway, et donc ça implique nécessairement toujours une part de narcissisme, d'égoïsme et d'égocentrisme. Écrire, nécessairement, c'est un acte qui a quelque chose de nombriliste, et ça se multiplie s'il y a lectorat, même limité. Mais certains d'entre nous exagère. Et ça paraît toujours entre les lignes, ou même dans les commentaires où les groupies se pâment littéralement et où l'égo répond, avec le torse gonflé, les muscles imaginaires et la mains dans les pantalons (parce que la masturbation, c'est faire l'amour à quelqu'un qu'on aime, comme disait si bien Woody).

En quelque part, moi, les blogues personnelles, intimistes, sans tambour ni trompette, de gens ordinaires, qui ne cherchent pas à tout prix à être original, à avoir une popularité certaine, un lectorat soutenu, une reconnaissance de leurs pairs ou je ne sais quoi, ça me manque. Il y en a encore quelques uns, que je "feuillète" de temps à autre. Ou même, peut-être est-ce le contraire. La grosse majorité des blogues sont comme cela, mais les quelques trucs vraiment "mainstream", eux, ils oblitèrent tout le reste. C'est comme de ne pas voir les arbres parce que la forêt les cachent, ou quelque chose qui s'en approche.

Fak ouais, voilà, j'en ai marre. Parfois, j'ai envie de salement m'époumoner, de faire par de mon écœurement, de la vomissure qui commence à couler sur le bord de mes lèvres tellement tout ça me pue au nez. Dans le fond, ce vedettariat auto-légitimé, c'est un peu comme la convergence chez Quebecor. On nous prend pour des caves tout en nous disant le contraire. Les uns pluggent les autres, ou alors s'auto-pluggent eux-même. C'est le concept crasse de la publicité. Et c'est l'aveuglement de ceux qui en font partie, qui croit que tout cela leur tombe du ciel comme par magie, parce qu'ils sont géniaux au fond, qu'il ne sont de gentilles personnes, qu'ils sont créatifs, qu'ils ont un bon instinct, un bon concept, un bon "punchline". Je m'arrête ici, d'une part on pourrait croire que je suis amère ou jalouse (quand, dans les faits, j'aime bien être relativement inconnu). De l'autre, en y réfléchissant à ce point, j'ai mon déjeuner qui tente de gravir mon système digestif.

3 commentaires:

Fel-X a dit...

Tiens, c'est drôle. Ça me fait vraiment penser à un post de blog que j'ai lu il y a vraiment longtemps...

http://frankielovessex.blogspot.com/2006_05_01_archive.html

Mais je trouve tellement que tu as raison. En même temps, je suis assez obtus et névrosé pour affirmer que je déteste les blogs de ces gens qui ont du succès par pure jalousie. (en plus que pour la plupart d'entre eux, je trouve leur écriture est nulle)

Moi aussi j'aimerais bien que mes entrées passent à la télé ou soient vendues en livres par Québécor. Mais je préfère encore choquer et déconner comme je le désire plutôt que de me conformer au morviat social-populaire.

Bref, ce serait dommage de te voir quitter, t'écris des trucs biens (la preuve, je te lis encore).

La Dilettante a dit...

Je suis d'accord avec toi, par contre, j'en viens à me demander, à quoi sert un blog sinon qu'à être populaire? Si on est pas lu, à quoi bon? Se relire soi-même?

Elise a dit...

Ouais, moi j'aime bien me relire parfois. C'est pas tout à fait comme un journal intime, mais c'est pas loin non plus.

Je suis d'accord, le but, logiquement, c'est d'être lu. Mais on peut être lu sans pour autant vouloir à tout prix être populaire. Si c'était le cas, j'écrirais sur ma vie sexuelle par exemple. Je souhaite être lu, mais je ne sens pas le besoin d'être populaire. Un nombre limité de lecteur me suffit, un semblant de signe éparse de vie, de réception, c'est bien en masse. La popularité, c'est beaucoup trop de travail et d'effort pour peu de chose. Et puis, moi, avoir des groupies, ça m'intéresse pas trop non plus.