mardi 29 mars 2005

Sabina

C'est un personnage de Kundera dans L'insoutenable légèreté de l'être que j'aime bien (peut-être parce que j'ai l'impression qu'elle me ressemble un peu). Je me suis replongée dans mes travaux d'écoles (au cas où la grève finisse, parce que mine de rien, je commence à être tannée aussi de rien faire pis je m'ennuie un peu de mes cours) et je suis tombée sur un bout de texte que le prof avait fait ressortir du livre pour illustrer la mmmm cruauté je crois de ce que Sabina pensait. Le terme est peut-être un peu fort mais bon...
Je me souviens très bien avoir fait sensiblement la même comparaison dans la même situation avec quelques variantes (c'est probablement pour ça que le passage m'a marqué). C'est sûr c'est un peu méchant sauf que parfois, le rapprochement est trop facile à faire et c'est bien malgré moi que ça arrive. Et puis, on peut pas vraiment contrôler les sensations, sentiments et les malaises que l'on a face aux autres je crois.

Enfin bref, voici l'extrait :

«En revenant de la salle de bains, elle tourna l'interrupteur. C'était la première fois qu'elle agissait ainsi. Franz aurait dû se méfier de ce geste. Il n'y fit pas attention, car pour lui la lumière n'avait aucune importance. Pendant l'amour, nous le savons, il gardait les yeux fermés.
C'est justement à cause de ces yeux fermés que Sabina éteignit la lampe. Elle ne voulait pas voir, même l'espace d'une seconde, ces paupières baissées. Les yeux, comme dit le proverbe, sont la fenêtre de l'âme. Le corps de Franz se débattant sur elle avec les yeux fermés, c'était pour elle un corps sans âme. Il ressemblait à un petit animal qui est encore aveugle et fait entendre des sons pitoyables parce qu'il a soif. Avec ses muscles magnifiques, Franz était dans le coït comme un chiot géant s'allaitant à ses seins. Et c'est vrai, il a un de ses mamelons dans la bouche, comme pour téter! L'idée qu'en bas Franz est un homme adulte mais qu'en haut c'est un nouveau-née qui tète, donc qu'elle couche avec un nouveau-née, cette idée est pour elle à la limite de l'abject.»

Et il y a aussi cette petite phrase à la toute fin du paragraphe qui est bien :

«Franz chevauchait Sabina et trahissait sa femme, Sabina chevauchait Franz et trahissait Franz.»

J'aime bien la façon qu'à l'auteur de renforcer encore plus l'image débile du type avec des mots clés (pitoyable par exemple). Ça me fait bien rire en2k. Pis je comprend très bien la réaction de Sabina face à ce genre de situation. Pas que ça me soit arriver dernièrement, mais c'est pas fantastique comme image. Je dis pas si la personne aurait les yeux fermés à l'occasion (et même que j'aurais aucune objection à formuler face à ça parce que ça permet parfois de ressentir plus intensément la volupté des sensations), mais là si d'un bout à l'autre de la relation, tu vois qq'un se débattre sur toi avec les yeux fermés sans arrêt, c'est vraiment pas génial... non?

dimanche 20 mars 2005

Voilà!

À nouveau, je suis fourrée ben raide!

mercredi 16 mars 2005

Bonjour Monsieur le Ministre

Viens d'écouter une entrevue à Radio-Can avec le ministre de l'éducation. J'ai bien ris en fait. J'ai remarqué une légère hésitation au moment de parler de sa superbe solution à propos de la remise de chais plus tout à fait combien de pourcent (ca dépend des années en bref) et de bafouillage même parce la dame qui dialoguait avec lui avait cerner un truc. Les étudiants les plus démunis sont admissible à cette remise si, et seulement si, il font un parcours normal et donc conforme au nombres d'années prévus. Et ça, ça vraiment aucun cristi de rapport avec le réel débat des prêts et bourses. Enfin bref, à une mesure pareil, je lui montre mes fesses et je lui ris au nez.

dimanche 13 mars 2005

Link à moi-même

À propos de ce post : Cover traduit...

C'est Diane Tell la coupable, et je comprend toujours pas pourquoi les gens s'exstasient devant ça, c'est horrible...

mardi 8 mars 2005

Observation existencielle

C'est quand même terriblement beau le corps d'une femme...

jeudi 3 mars 2005

*Soupir*

Je sais pas pour vous, mais c'est l'ennui ce soir. Déjà j'étais peut-être sensé m'éclater raide, mais finalement non pcq j'connais des gens pas motivés et plutôt chockeux. En plus que j'm'étais faite toute belle ouhhh. Alors, à la place je me suis écrasée devant la télé pour la enième fois et je me suis gaver de truc plus ou moins nette culturellement parlant. Un peu de crème glacée dans l'estomac aussi remarquer, mais pas autant qu'hier alors ça va (et puis je me suis entrainée aujourd'hui anyway) (pcq hier vraiment, ouhlala, un hot-dog, une hamburger, de la poutine, un coke et un pot de crème glacée au complet (mais un petit la)). Voila pour mes habitudes alimentaires.

Mais je m'ennuie peut-être plus intense encore pcq j'ai l'incessante envie d'embrasser un gars, c'est fou. J'ai aussi envie de me saouler léger, histoire d'avoir les sens exacerbés un tantinet ce qui a pour effet de donner plus d'envolés de papillons dans le ventre là vous voyez. Rendu réchauffer anyway, même un calin ou juste la promiscuité ben basique, ça donne cet effet la.

J'étais minder pour tripper à soir, faire sortir la moi des occasions spéciales pis ne pas trop me poser de question sur les conséquences et le lendemain. Tsé, quand c'est rendu que moi, en tant que la personne qui déteste la cruse dans les bars/clubs/wahtever, j'suis quasiment en train de fantasmer sur un hypothétique échange de parole bourrer de sous-entendu autour d'une boisson alcoolisée, ya peut-être un problème, genre un manque de je sais pas quoi (ou si mais j'ai pas envie de le dire dans le fond, devinez!). Donc, putain que je regarde pas le monde autour de moi de la même façon dernièrement. Mais tsé, c'est drôle (ou con, ou les deux) pcq c'est le genre de situation qui m'arrive quand je (aka mon corps) ne peux pas réaliser la suite logique des événements que je veux provoquer. Mais le but c'est p-e justement pas ça, juste me prouver que j'suis capable de charmer. Ou juste pour le thrill justement de charmer, pcq c'est efforisant, intéresser quelqu'un autant physiquement qu'autrement.

Enfin bref, yé tard et tout ca, moi je vais me coucher avec un bon livre tiens