mardi 16 mars 2010

Grey's Anatomy prise 2

Je me retappe les premières saisons de cette émission présentement. Parce que, en ce moment, dans ma vie, il se passe très exactement la même chose, à quelques détails près, mais encore, c'est scandaleusement semblable, ce qui arrive dans la relation Meredith/Dereck. Ça permet de mettre un peu de lumière sur des zones d'ombre qui traînent un peu partout dans mon histoire. Et en même temps, c'est dangereux il me semble, de se fier à ce point à une fiction... Je ne crois pas être la seule à m'en remettre à la télé pour m'aider à faire le point, ou pour me dicter la meilleure marche à suivre. Cela dit, le hic, c'est que la fiction, c'est scénarisé, arrangé avec le gars des vues comme on dit. Et donc, inévitablement, on revient à la même question sans cesse : « Que faire? » Et bien, il semblerait que je ne sois pas capable d'y répondre, ou alors oui, mais trop. C'est-à-dire que j'ai une nouvelle réponse chaque 15 minutes, qui est d'ailleurs parfois complètement à l'opposé de la précédente.

Si effectivement, on est pris dans des cycles, j'ai deux possibilités : soit je vivrai d'attentes éternelles (comme ce fut le cas il y a 5 ou 6 ans de cela), soit cette histoire sombrera dans l'oubli, avec les autres histoires anodines, dont celle qui avait eu lieu avant que je me mette en couple et qui m'avait tout de même fortement affecté, moralement parlant (et pourtant, dieu que ce n'était pas nécessaire de me mettre dans un état comme ça pour le type en question). Autant l'un que l'autre ne me tente pas, mais alors là, vraiment vraiment pas. Pour des raisons complètement différentes par contre. Le problème reste que je vois pas une troisième possibilité poindre le bout de son nez.

C'est dans des moments pareils qu'on se tourne vers l'avis d'autrui aussi. Mais encore là, c'est jamais génial non plus. Et puis, à quoi s'attend-on? Éventuellement, à être influencé par la majorité? Pourtant, avec un peu de recul, la majorité, elle n'a pas toujours raison. Idéalement, il faudrait avoir à faire à son sosie, mais avec des réponses concrètes et une lucidité surhumaine. Mais alors, là, ce n'est plus un sosie, et puis si vous trouvez le mien, je veux pas le connaître, j'aurais bien trop peur de me taper sur les nerfs.

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