J'avais à faire aujourd'hui à ma fameuse clinique de chinois sur Ontario pour aller chercher un papier pour me lever à pas d'heure demain matin pour aller me geler le cul devant le CLSC pour pouvoir aller passer des tests. Bref, beaucoup de niaisage. Et donc, j'attends mon tour sagement pendant qu'une mère s'impatiente pour je ne sais quelle obscure raison (on s'entend qu'on attend tous longuement, c'est pas une raison, faut s'y faire). Alors arrive deux asiatiques. C'est un détail somme toute assez anodin, excepté qu'une des deux s'est fait faire des milliers de petites tresses dans les cheveux... C'est plutôt particulier, et particulièrement pas super joli non plus.
Par ailleurs, mon petit chinois de médecin semblant tout réconfortant à mon égard, comme si j'allais déjà mourir dans d'autres souffrances. Enfin bref, j'avoue que ça me stress légèrement, mais bon, quand même, on a pas traie les vaches ensemble à ce que je sache. Surtout que c'est pas son style d'être tout miel comme ça, il est plutôt du genre expéditif : tu veux quoi? et hop c'est fait.
Sans compter le bonhomme qui était assis à mes côtés, un peu comme dans son salon finalement, en fredonnant la chanson de La Chicane ou un des groupes québécois qui font tous la même musique, en rotant à qui mieux mieux et en lâchant de temps en temps des «oh boy oh boy oh boy».
Outre le temps qu'on perd dans le système de santé et les mauvaises nouvelles que l'on peut anticiper avec horreur, reste que le gros calvaire réside vraiment dans les contacts humains non voulu qu'on doit y supporter. Je me souviens encore de ma dernière visite chez mon médecin de famille où la conversation entre les patients avaient soudain pris une tangente fort démagogique sur les pharmacies, les assistés sociaux, les pauvres, les fonctionnaires, bref, ça où un sermon de Jean-Luc Mongrain, c'est pas mal du pareil au même... Et tout le monde d'y ajouter son cliché.
C'est peut-être pour ça que je limite mes discussions avec les parents des patients à ma job. J'ai trop peur qu'ils y voient une porte ouverte pour se confier sur leur considération à propos du système... Pas que je n'ai pas d'opinion en la matière, mais plutôt que je préfère en discuter quand le moment est opportun tout en tentant d'être ouverte à la nuance.
Tout cela pour dire peu de chose finalement. Et donc, pour faire passer la pilule mettons, je vais de ce pas me prélasser au soleil en me concentrant très fort pour humer les dernières parcelles du parfum qui traîne sur mon corps et dans mes cheveux.
lundi 17 mars 2008
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