vendredi 14 mars 2008

Le jeune homme et l'appartement :
étude de moeurs et de vie montréalaise

Oui alors mon voisin d'en bas s'en va en juillet (avis aux intéressés, un 2 pièces double pas cher proche du métro Joliette et de plusieurs commodités), grâce à ma super lettre au proprio, qui m'a rappeler en me disant que s'il y avait d'autres problèmes, de l'appeler directement sur son cell et qu'il irait le voir pour y jaser, ça serait pas joli joli et tout. Alors bon.

Mais voilà, depuis quelques jours, je suis probablement le mouton noir du bloc. Pendant la journée, ya ma musique cul-cul à tue-tête, en boucle. Le soir, ya le placotage et d'autres types de bruits animaliers (mettons ahah). Les allées et venues dans le portique (j'ai été une auberge espagnol mardi dernier, c'était assez intense) des amies qui viennent constater mon état complètement gaga, près de l'ivresse constante.

Mais, comme on m'a rendu l'appareil (ou plutôt dérangé) pendant presque tout mon premier bail, c'est pas comme si je me retiens. Pour une fois... Et puis c'est pas comme si je le peux, me retenir j'veux dire. Encore hier, les yeux dans les yeux, j'avais de la difficulté à ralentir mes pulsions, mon besoin d'être complètement en fusion avec le corps de l'autre, mon envie d'embrasser sa vie, le plaisir de mes sens en ébullition grâce à son odeur qui me rend toute chose, son sourire d'enfant qui monte jusqu'au ciel et qui me charme à tout coup, ses yeux pleins d'intensité, le petit bruit vraiment mignon qu'il fait après m'avoir embrasser, le son de sa voix apaisante et excitante à la fois, le son de son rire surtout. Ouais, son rire, j'suis prévisible un peu je le sais, mais quand même, j'adore, mais alors là vraiment beaucoup. L'analogie typique de la musique pour les oreilles serait presque un euphémisme, alors je ne fais que l'évoquer de loin, mais vous voyez ce que je veux dire. Plein de chaleur et de légèreté à la fois.

Mon appartement est complètement complice de la situation en plus. Il me renvoie des échos de sa voix de temps en temps malgré son absence corporelle. Ses fameux «tu me niaises» tellement caractéristique. Ou alors, en changeant de pièce, une volute de son odeur s'échappe de je ne sais où pour venir activer ma mémoire sensorielle. On se ligue contre moi paraîtrait-il... Mais j'avoue que j'apprécie d'être la dinde de la farce d'un complot aussi enivrant. J'en envie de m'y fondre totalement, de m'y glisser de plus en plus, même si la raison essaie tant bien que mal de me sermonner, je ne l'écoute que d'une oreille, et parfois tout simplement pas du tout. Ou alors si, mais j'ai aucunement la capacité d'appliquer ses conseils.

C'est agréablement inquiétant, mais justement, ça doit être ça qui m'attire, vu ma petite faiblesse pour l'étrangeté et l'angoissant. Et, ce qui est vraiment vraiment rafraîchissant, c'est que j'ai aucune difficulté à vivre que dans le moment présent, c'est instinctif même. Bref, que dire de plus que j'en veux encore? Je sais pas, si vous trouvez, dites-moi ahahah

2 commentaires:

SP4M a dit...

Tu seras servie chère! hi hi (rire d'enfant)

Doparano a dit...

C'est donc ben cute c't'histoire là!!