C'est ça que ça donne être en couple avec un bloggeur célèbre : on finit par se faire tagger... ahlala (non je rigole)
Alors bon, même si je trouve que les règles, c'est franchement n'importe quoi, ça l'air que je suis obligée :
- Mettre les règlements sur son blog (non, sans rire!)
- Tous les tagués doivent répondre aux questions
- Les tagués doivent être avertis sur leur blog
- Laisser savoir à la personne qui vous a tagué que vous avez rempli votre mission
1- Qu’est-ce que je faisais il y a 10 ans?
J'étais encore à l'école primaire, et donc bon. Si je me souviens bien, 1998, c'est l'année de la sortie au cinéma de Titanic. Donc, ya des bonnes chances que je trippais sur un gars de mon école primaire qui lui n'avait aucune idée que j'existais (ou à peine) et à pareil heure, je dirais que j'étais fort probablement en train d'écouter la télé (comme quoi les bonnes habitudes ne changent pas) ou alors en train d'être en plus délire nostalgique-romantique, coucher sur mon lit-futon devant un collage de photo imprimé en noir et blanc du dit film et de Romeo & Juliet juste au dessus de mon lit, sur mon mur en diagonale.
2- Nommer 5 choses que je dois faire aujourd’hui (sans ordre particulier).
(1) Préparer la surprise de mon chum pour sa fête, et ce, au plus criss.
(2) Finir de répondre à ce questionnaire déguiser en tag.
(3) Faire l'amour à mon chum parce que c'est sa fête.
(4) Écouter Ici Louis-José Houde, Ugly Betty et peut-être Pyramide.
(5) Être aussi coquine qu'hier parce que c'est amusant, n'est-il pas? Et surtout dormir.
3- Les collations que j’aime
Une tranche de pain avec du truc chocolaté là... Ou ben je sais pas, n'importe quoi. J'suis très patisserie, genre les trucs avec deux mille étages qui te coulent dans les mains...
4- Les choses que je ferais si j’étais millionnaire :
Je glanderais à mort. Ahahah, oui, en fait, ça serait probablement ça, ça pis remédier à mes besoins illimités le plus vite possible. Et aider ma mère avec sa maison. Et, pourquoi pas, racheter le bloc dans lequel je vis et le reconvertir en truc à 3 étages juste pour moi et mon amour (oui, parce que je suis sauvage un peu).
5- Trois mauvaises habitudes :
(1) Glander jusqu'à la mort.
(2) Commencer mes travaux scolaires à la dernière minute.
(3) Me lever à 10h tous les matins.
6- Cinq endroits où j’ai habité :
(1) Lasalle
(2) Longueuil
(3) St-Jean-Baptiste de Rouville
(4) Ste-Madeleine
(5) Beloeil
7- Cinq emplois que j’ai eu :
(1) Femme de ménage chez un type dans le Village.
(2) Chef d'équipe dans une usine de fabrication de produits de laboratoire médicaux en plastique
(3) Caissière chez Matco Ravary BMR (une quincaillerie)
(4) Genre de téléphoniste, mais c'était pas ça la description de tâche... C'était vérificatrice d'application pour des cartes de crédit
(5) Conseillère dans le département de Télé et Cinéma maison chez Best Buy
8- Cinq personnes sur qui je veux en savoir plus :
(1) Félix
(2) Petite Fille
(3) Le monstre du Loch-Ness
(4) Le monstre du lac Pohénégamook
(5) L'inventeur de la parenthèse
lundi 28 avril 2008
mercredi 16 avril 2008
Wonderland Online
Un petit jeu MMORPG en ligne, assez sympa. Malgré le fait que je sois en fin de session, je ne peux pas m'empêcher d'aller jeter un coup d'oeil de temps en temps... Je sais, je sais, c'est geek, mais ai-je jamais dit que je ne l'étais pas?
samedi 12 avril 2008
Final countdown
Pas tout à fait final, on s'entend que ce n'est que la session que se termine et non pas mon bacc. Mais reste que, comme disait si bien un collègue étudiant :«Je suis en mode survis». Voilà. Mes sujets de travaux sont particulièrement pas rechercher, c'est des trucs faciles sur des sujets que j'ai déjà travailler. Mon étude et mes examens sont fait à partir du strict minimum, j'agrémente pas avec plein de fla fla venant de lectures que je n'ai pas fait de toute façon. C'est dommage quand même, moi qui voulait me ressaisir cette session-ci. Ok, j'avoue que j'aurais pu, pendant la grève, m'avancer comme une défoncée, mais voilà, les choses étant ce qu'elles sont, j'ai plutôt favorisé le glandage et la vie sociale. Et puis, dans les faits, en temps de grève, si on veut être un bon partisan à la cause, on est rien sensé faire en signe de protestation (remarquer que j'ai pas protester très très fort, ni été si partisane, ni été vraiment intéressé au pourquoi du comment... je suis un peu blasé par les revendications étudiantes en fait).
J'ai quand même trouver le temps d'aller me faire poupouner dans un salon de coiffure. Et puis bon, je me sens pas coupable. Mais comme le temps passe, la culpabilité arrive à grand pas et je dois mettre le holà sur un tas de truc. Et c'est pas facile. Tant de tentation à porter de la main (dont la chaleur du lit, qui y est quand même pour beaucoup, ce jeux et puis son corps.) Je passe à travers ma grammaire aujourd'hui, je finis mon examen de mytho aussi, et dans le meilleur des mondes, je commence mon travail de recherche bien que je doute sur quelques petits trucs, mais je me donne la permission d'envoyer un courriel à mon prof, ce qui devrait éclairer mes lanternes. Le reste de la semaine sera dévoué à mes travaux de français et les deux mille lectures à faire. Dieu que je vais m'amuser, c'est écœurant. Je rêve du moment où j'irai déposer mon dernier travail au département, de la légèreté et du bonheur qui s'ensuivra dans mon cœur, de la sieste que je ferai en rentrant à la maison, du glandage que je me réserve pour quelques jours avant de recommencer le travail à l'hôpital, et du glandage intensif qui m'attendra pour le reste de l'été... AHHHHHHHhhhhh, vraiment, vivement l'été.
P.-S.: D'ici là, je ne compte pas écrire trop trop ici, des fois que vous vous demandiez...
J'ai quand même trouver le temps d'aller me faire poupouner dans un salon de coiffure. Et puis bon, je me sens pas coupable. Mais comme le temps passe, la culpabilité arrive à grand pas et je dois mettre le holà sur un tas de truc. Et c'est pas facile. Tant de tentation à porter de la main (dont la chaleur du lit, qui y est quand même pour beaucoup, ce jeux et puis son corps.) Je passe à travers ma grammaire aujourd'hui, je finis mon examen de mytho aussi, et dans le meilleur des mondes, je commence mon travail de recherche bien que je doute sur quelques petits trucs, mais je me donne la permission d'envoyer un courriel à mon prof, ce qui devrait éclairer mes lanternes. Le reste de la semaine sera dévoué à mes travaux de français et les deux mille lectures à faire. Dieu que je vais m'amuser, c'est écœurant. Je rêve du moment où j'irai déposer mon dernier travail au département, de la légèreté et du bonheur qui s'ensuivra dans mon cœur, de la sieste que je ferai en rentrant à la maison, du glandage que je me réserve pour quelques jours avant de recommencer le travail à l'hôpital, et du glandage intensif qui m'attendra pour le reste de l'été... AHHHHHHHhhhhh, vraiment, vivement l'été.
P.-S.: D'ici là, je ne compte pas écrire trop trop ici, des fois que vous vous demandiez...
mardi 8 avril 2008
Après un mois
J'suis pas tellement du genre à compter les jours. Et même, si je me souviens bien, ya un type connu qui a déjà dit quelque chose comme : «L'amour véritable ne se laisse pas calculer». Mais c'est que là, ça tient peut-être du record. Après un mois de fusion totale, j'en veux juste toujours plus. Je ne me sens pas envahie du tout, et ce même si sa brosse à dent est toujours en train de minoucher la mienne dans le petit gobelet un plastique sur le bord de l'évier. Bref, le "high" continue toujours et il devient même à chaque instant un peu plus intense.
Par dessus tout (quoique c'est pas l'expression approprié puisque je ne pourrais pas créer de hiérarchie de ce qui me comble le plus puisque chaque particularité de sa personne est extra en son genre, et je suis de ceux qui préfère ne pas comparer des choses qui appartienne à des catégories différentes), c'est son petit air inquiet quand je ne vais pas bien qui me charme complètement. Et même, quitte à passer pour ridicule ou affreusement quétaine, c'est ce petit air et ses paroles réconfortantes qui m'émeuvent et me font verser des larmes de bonheur par dessus celles de tristesse. En fait, toutes ses petites attentions, et surtout les plus petites d'entre toute, m'émerveille si fort que j'ai l'impression d'être dans un rêve.
Et puis, c'est mon désir inlassable pour son corps. Oui, ce n'est pas tout, mais c'est beaucoup, l'amour charnel, même si on se le cache parfois. Mais voilà, je n'ai rien à cacher, c'est génialissime. C'est aussi mon désir visuelle d'imprimer ses traits dans ma mémoire, de connaître son visage par cœur, d'observer sa beauté sous toutes les coutures, d'apprendre à reconnaître les signes de son langage corporel bien à lui.
Sa façon d'aborder les choses, de réfléchir à tout et n'importe quoi, les bémols qu'il pose dans mes concepts encore en ébauche, son originalité, son humour, bref je me délecte sans cesse de la saveur de son esprit et j'espère pouvoir le faire encore très longtemps.
Je l'aime tant, c'est à se demander même si les sentiments que j'ai pour lui sont bien de ce monde, sont bien des sentiments humains, car j'ai l'impression qu'ils surpassent tout ce qui est connu par l'homme sur terre.
...
Mais bon, avec tout ça, ça m'avance pas tellement à trouver une idée à la grandeur de mon amour pour lui afin de célébrer son anniversaire qui s'en vient aussi vite que la remise de mes travaux de fin de session. Je ne crains pas, j'ai de l'imagination à revendre (enfin, j'suis sensée en avoir), c'est seulement le temps qui risque de me manquer si je ne m'organise pas comme il faut (et on sait tous qu'organiser mon temps n'est surtout pas une de mes forces). La grève étudiante, même si elle me fût fort prolifique avec cette histoire, me retombe sur le nez tel un crachat en l'air, ahlala.
Par dessus tout (quoique c'est pas l'expression approprié puisque je ne pourrais pas créer de hiérarchie de ce qui me comble le plus puisque chaque particularité de sa personne est extra en son genre, et je suis de ceux qui préfère ne pas comparer des choses qui appartienne à des catégories différentes), c'est son petit air inquiet quand je ne vais pas bien qui me charme complètement. Et même, quitte à passer pour ridicule ou affreusement quétaine, c'est ce petit air et ses paroles réconfortantes qui m'émeuvent et me font verser des larmes de bonheur par dessus celles de tristesse. En fait, toutes ses petites attentions, et surtout les plus petites d'entre toute, m'émerveille si fort que j'ai l'impression d'être dans un rêve.
Et puis, c'est mon désir inlassable pour son corps. Oui, ce n'est pas tout, mais c'est beaucoup, l'amour charnel, même si on se le cache parfois. Mais voilà, je n'ai rien à cacher, c'est génialissime. C'est aussi mon désir visuelle d'imprimer ses traits dans ma mémoire, de connaître son visage par cœur, d'observer sa beauté sous toutes les coutures, d'apprendre à reconnaître les signes de son langage corporel bien à lui.
Sa façon d'aborder les choses, de réfléchir à tout et n'importe quoi, les bémols qu'il pose dans mes concepts encore en ébauche, son originalité, son humour, bref je me délecte sans cesse de la saveur de son esprit et j'espère pouvoir le faire encore très longtemps.
Je l'aime tant, c'est à se demander même si les sentiments que j'ai pour lui sont bien de ce monde, sont bien des sentiments humains, car j'ai l'impression qu'ils surpassent tout ce qui est connu par l'homme sur terre.
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Mais bon, avec tout ça, ça m'avance pas tellement à trouver une idée à la grandeur de mon amour pour lui afin de célébrer son anniversaire qui s'en vient aussi vite que la remise de mes travaux de fin de session. Je ne crains pas, j'ai de l'imagination à revendre (enfin, j'suis sensée en avoir), c'est seulement le temps qui risque de me manquer si je ne m'organise pas comme il faut (et on sait tous qu'organiser mon temps n'est surtout pas une de mes forces). La grève étudiante, même si elle me fût fort prolifique avec cette histoire, me retombe sur le nez tel un crachat en l'air, ahlala.
jeudi 3 avril 2008
René
Vous savez, la série qui passe à Radio-Can qui a fait un léger scandale je ne sais plus quand parce qu'elle allait être présenté avant les élections et bla bla bla. Bon, celle-là. C'est à présent la deuxième partie de la série, soit à partir du moment où le PQ est au commande du gouvernement du Québec.
Déjà, l'hiver dernier (du moins il me semble que c'était à ce moment-là), j'avais vraiment accrocher à la série. Et puis, mine de rien, la vie de René Lévesque m'a toujours pas mal intéressé même si je n'ai jamais vraiment approfondi mes connaissances, hormis les quelques fois où je tombais sur un documentaire à son sujet à Télé-Québec.
C'est vraiment spécial la sensation que la série me donne. Par moment, je suis vraiment ému, comme traverser par un sentiment de fierté nationale ou alors de nostalgie nationale, ou un mélange des deux. Et puis en même temps, peut-être à cause de la façon dont c'est présenté, le rapport à la fiction que j'ai, tout ça, j'ai un genre de désillusion ou de perte de foi en l'homme d'aujourd'hui, surtout en l'homme politique. Parce que bon, let's face it, qui pourrait prétendre égaler Réné Lévesque aujourd'hui? Certains diront qu'il n'y a plus de cause digne de soulever l'engouement comme c'était le cas auparavant, mais je trouve que c'est trop facile comme excuse. Je dirais plutôt qu'on n'arrive plus aussi facilement à se tenir loin de la corruption ou simplement à s'en tenir rigueur vu que c'est si normal à présent. Ou même qu'à tenter de satisfaire tout le monde, on n'a plus d'idéaux fixes... Mais je ne sais pas, je ne sors ça sur le moment, je n'y ai pas encore vraiment vraiment réfléchi.
Ma famille a toujours été péquiste. Aujourd'hui, malgré mon attachement pour ce que représentait le partie, je m'interroge. Je ne ferais pas une VLB de moi-même (dieu m'en garde, je ne pourrais alors plus me supporter au quotidien), ou même une Robert Lepage (qui a mon sens avait parler trop vite), mais j'ai l'impression que chaque membre du partie devrait procéder à un examen de conscience avant même de tenter de se sauver la face devant les médias et le public comme le fait sans cesse Pauline Marois. J'aimerais vraiment pouvoir croire aveuglément en elle, mais je sais pas, ya comme un os, j'y arrive pas. Reste qu'il y a une petit partie de moi qui espère toujours voir s'effectuer un retour aux sources des motifs qui ont naguère créé et unifié le PQ.
D'ici à ce que ça se produise, lors de la prochaine élection, j'ai l'intention de scruter les programmes comme il se doit.
Et puis, si j'ai un conseil, un seul, à donner au PQ (je me prend pas pour de la marde ahah), ça serait de visionner la série et d'en prendre exemple, voilà.
Déjà, l'hiver dernier (du moins il me semble que c'était à ce moment-là), j'avais vraiment accrocher à la série. Et puis, mine de rien, la vie de René Lévesque m'a toujours pas mal intéressé même si je n'ai jamais vraiment approfondi mes connaissances, hormis les quelques fois où je tombais sur un documentaire à son sujet à Télé-Québec.
C'est vraiment spécial la sensation que la série me donne. Par moment, je suis vraiment ému, comme traverser par un sentiment de fierté nationale ou alors de nostalgie nationale, ou un mélange des deux. Et puis en même temps, peut-être à cause de la façon dont c'est présenté, le rapport à la fiction que j'ai, tout ça, j'ai un genre de désillusion ou de perte de foi en l'homme d'aujourd'hui, surtout en l'homme politique. Parce que bon, let's face it, qui pourrait prétendre égaler Réné Lévesque aujourd'hui? Certains diront qu'il n'y a plus de cause digne de soulever l'engouement comme c'était le cas auparavant, mais je trouve que c'est trop facile comme excuse. Je dirais plutôt qu'on n'arrive plus aussi facilement à se tenir loin de la corruption ou simplement à s'en tenir rigueur vu que c'est si normal à présent. Ou même qu'à tenter de satisfaire tout le monde, on n'a plus d'idéaux fixes... Mais je ne sais pas, je ne sors ça sur le moment, je n'y ai pas encore vraiment vraiment réfléchi.
Ma famille a toujours été péquiste. Aujourd'hui, malgré mon attachement pour ce que représentait le partie, je m'interroge. Je ne ferais pas une VLB de moi-même (dieu m'en garde, je ne pourrais alors plus me supporter au quotidien), ou même une Robert Lepage (qui a mon sens avait parler trop vite), mais j'ai l'impression que chaque membre du partie devrait procéder à un examen de conscience avant même de tenter de se sauver la face devant les médias et le public comme le fait sans cesse Pauline Marois. J'aimerais vraiment pouvoir croire aveuglément en elle, mais je sais pas, ya comme un os, j'y arrive pas. Reste qu'il y a une petit partie de moi qui espère toujours voir s'effectuer un retour aux sources des motifs qui ont naguère créé et unifié le PQ.
D'ici à ce que ça se produise, lors de la prochaine élection, j'ai l'intention de scruter les programmes comme il se doit.
Et puis, si j'ai un conseil, un seul, à donner au PQ (je me prend pas pour de la marde ahah), ça serait de visionner la série et d'en prendre exemple, voilà.
mercredi 2 avril 2008
Fin de la grève et nouveau commencement
Eh oui, l'UQÀM n'est maintenant plus en grève. J'anticipe pas mal la charge de travail qui va me tomber sur la tomate, vu que j'ai été particulièrement non productive sur le plan scolaire depuis le début de celle-ci. Je devrais me créer un horaire concis bien que je ne le respecterai pas du tout, comme à mon habitude.
Néanmoins, sur le plan socio-affectif, pendant la dite grève scolaire, j'ai pu levé ma grève personnelle (de toute évidence), et ma «productivité» s'est accru. À chaque jour un peu plus amoureuse, j'ai perdu tout bon sens logique (remarquez, où est la logique dans l'amour, je me le demande bien...) et brûlée toutes les étapes qu'il était alors possible de brûler. Et je n'en suis pas plus mal, au contraire, à chaque jour vient une gratitude renouvelée d'être à ses côtés.
Ce qui fait que, dans notre folie la plus complète (quoique financièrement c'est un très bon plan), nous avons décidé de partager officiellement mon toit en juillet prochain. Ça accommode tout le monde (soit moi et lui), et puis ça nous emballe totalement. Ça faisait même un petit moment que ça trottait dans ma tête, que je ne pouvais m'empêcher d'en parler à mon entourage immédiat avec un sourire épais et un enthousiasme consommé, mais rien n'était vraiment décider encore. Et puis finalement, on a cédé.
Je sais, c'est fou, mais justement, c'est tout à fait à notre image. Et puis, c'est mon genre de geste impulsif et passionné, moi qui ne vit mes émotions à cent mille à l'heure, rien de moins.
Peu importe ce qu'on me dira, je n'entend rien : je suis heureuse.
Néanmoins, sur le plan socio-affectif, pendant la dite grève scolaire, j'ai pu levé ma grève personnelle (de toute évidence), et ma «productivité» s'est accru. À chaque jour un peu plus amoureuse, j'ai perdu tout bon sens logique (remarquez, où est la logique dans l'amour, je me le demande bien...) et brûlée toutes les étapes qu'il était alors possible de brûler. Et je n'en suis pas plus mal, au contraire, à chaque jour vient une gratitude renouvelée d'être à ses côtés.
Ce qui fait que, dans notre folie la plus complète (quoique financièrement c'est un très bon plan), nous avons décidé de partager officiellement mon toit en juillet prochain. Ça accommode tout le monde (soit moi et lui), et puis ça nous emballe totalement. Ça faisait même un petit moment que ça trottait dans ma tête, que je ne pouvais m'empêcher d'en parler à mon entourage immédiat avec un sourire épais et un enthousiasme consommé, mais rien n'était vraiment décider encore. Et puis finalement, on a cédé.
Je sais, c'est fou, mais justement, c'est tout à fait à notre image. Et puis, c'est mon genre de geste impulsif et passionné, moi qui ne vit mes émotions à cent mille à l'heure, rien de moins.
Peu importe ce qu'on me dira, je n'entend rien : je suis heureuse.
vendredi 28 mars 2008
Prrrrr
Quoi? Ça veut rien dire mon titre?
C'est que c'est le son qu'une fille comme moi fait quand elle est comblée, complètement comblée, et qu'elle attend juste la fin de la journée pour l'être encore plus.
Le son d'une fille qui ne se lasse pas de l'embrasser, de la chaleur de ses bras, de la douceur de son corps, du charme qu'opère sa pensée et sa vision du monde.
Une fille qui abuse de l'énumération depuis quelques semaines, de qualificatif mielleux, de phrases quétaines et «cul-cul» à souhait, qui, en fait, abuse de l'abus et vis à l'excès dans la volupté, la luxure et l'amour.
J'ai même plus envie de dormir ou de fermer les yeux quand il est là parce que j'ai l'impression que je ne profite pas assez du temps qu'on partage ensemble. Mais semble-t-il que le corps a ses limites.
Alors, en attendant son retour, je ronronne de bonheur, encore portée par les derniers baisers, les dernières caresses, les dernières paroles de ce matin.
Parfois, je me dis que ça se peut pas aimer à ce point là. Mais, aussi peu probable que ça puisse paraître, chaque journée me prouve le contraire.
C'est que c'est le son qu'une fille comme moi fait quand elle est comblée, complètement comblée, et qu'elle attend juste la fin de la journée pour l'être encore plus.
Le son d'une fille qui ne se lasse pas de l'embrasser, de la chaleur de ses bras, de la douceur de son corps, du charme qu'opère sa pensée et sa vision du monde.
Une fille qui abuse de l'énumération depuis quelques semaines, de qualificatif mielleux, de phrases quétaines et «cul-cul» à souhait, qui, en fait, abuse de l'abus et vis à l'excès dans la volupté, la luxure et l'amour.
J'ai même plus envie de dormir ou de fermer les yeux quand il est là parce que j'ai l'impression que je ne profite pas assez du temps qu'on partage ensemble. Mais semble-t-il que le corps a ses limites.
Alors, en attendant son retour, je ronronne de bonheur, encore portée par les derniers baisers, les dernières caresses, les dernières paroles de ce matin.
Parfois, je me dis que ça se peut pas aimer à ce point là. Mais, aussi peu probable que ça puisse paraître, chaque journée me prouve le contraire.
mercredi 26 mars 2008
Aventures d'un début de mercredi
Ouais bon d'abord, j'ai du me lever tôt un jour de semaine, déjà, c'est toute une aventure. Genre 8h15. Beaucoup trop demander à mon petit corps tout endormie, au chaud dans ses couvertes, tralala. Voilà.
Donc je me lève, je me grouille parce que l'autobus passe à 8h38, mais pas assez semble-t-il (me grouiller) parce qu'il me passe sous le nez et que, pleine de bonne volonté de la meilleure femme de l'année, je cours après. Je le rejoins donc avec quelques souffles en moins.
Arrivée là où je devais aller (soit le CLSC), je me fais dire que je devrais repasser demain avec un nouveau liquide corporel (je t'expliquerais ça ce soir, amour, mais je prend le blâme alors t'inquiète).
Donc je repars vers chez moi, parce qu'il est pas assez tard pour aller déjeuner encore (oui parce que mon partern de p'tit dèj et pas lever encore, le féniant!, non en fait je l'envie). Je me rend compte que j'avais pas à me stresser avec l'autobus parce que ça prend gros max 15 minutes à pied pour me rendre, et puis, mine de rien, finalement, yavait pas de stress vu que je vais devoir y retourner demain, et seulement avant 11h (même si, comme je suis la femme de l'année, je crois que cette fois-ci, je vais me lever en même temps que celui qui se lève).
Et là, comme c'est le 26 mars, que je peux faire mes choix de cours et tout, je fais mes choix de cours et tout. Comme c'est ma dernière session, j'ai pas vraiment de choix à faire, je n'ai qu'à remplir en me croisant les doigts pour qu'il n'y ai pas de conflit d'horaire entre chacun des cours. Et miracle, tout fonctionne. Et même, re-miracle, j'ai que 2 jours d'école la session prochaine (si tout va bien avec la session actuelle, vu les menaces d'annulations de trucs et tout ça). Et même, c'est pas tout packé intense pas possible, j'ai des trous dans mes journées (ce qui me fait pas si plaisir à bien y penser). Le seul petit truc plate, c'est que j'ai des cours le matin, ce qui, depuis un an maintenant, ne m'était pas encore arrivée tellement (ou alors si, mais je l'ai annulé alors non).
Manquerait plus que d'avoir l'assurance que je perd mon remplacement à la cuisine cette été et ça irait mauditement bien. Mais bon, j'ai mon plan.
Et puis sinon, encore ce matin, je me faisais la réflexion suivante : j'suis la fille la plus chanceuse du monde d'avoir mis la main sur lui. Mais ça, vous le savez déjà. Mais moi, j'aime bien le redire voilà!
Donc je me lève, je me grouille parce que l'autobus passe à 8h38, mais pas assez semble-t-il (me grouiller) parce qu'il me passe sous le nez et que, pleine de bonne volonté de la meilleure femme de l'année, je cours après. Je le rejoins donc avec quelques souffles en moins.
Arrivée là où je devais aller (soit le CLSC), je me fais dire que je devrais repasser demain avec un nouveau liquide corporel (je t'expliquerais ça ce soir, amour, mais je prend le blâme alors t'inquiète).
Donc je repars vers chez moi, parce qu'il est pas assez tard pour aller déjeuner encore (oui parce que mon partern de p'tit dèj et pas lever encore, le féniant!, non en fait je l'envie). Je me rend compte que j'avais pas à me stresser avec l'autobus parce que ça prend gros max 15 minutes à pied pour me rendre, et puis, mine de rien, finalement, yavait pas de stress vu que je vais devoir y retourner demain, et seulement avant 11h (même si, comme je suis la femme de l'année, je crois que cette fois-ci, je vais me lever en même temps que celui qui se lève).
Et là, comme c'est le 26 mars, que je peux faire mes choix de cours et tout, je fais mes choix de cours et tout. Comme c'est ma dernière session, j'ai pas vraiment de choix à faire, je n'ai qu'à remplir en me croisant les doigts pour qu'il n'y ai pas de conflit d'horaire entre chacun des cours. Et miracle, tout fonctionne. Et même, re-miracle, j'ai que 2 jours d'école la session prochaine (si tout va bien avec la session actuelle, vu les menaces d'annulations de trucs et tout ça). Et même, c'est pas tout packé intense pas possible, j'ai des trous dans mes journées (ce qui me fait pas si plaisir à bien y penser). Le seul petit truc plate, c'est que j'ai des cours le matin, ce qui, depuis un an maintenant, ne m'était pas encore arrivée tellement (ou alors si, mais je l'ai annulé alors non).
Manquerait plus que d'avoir l'assurance que je perd mon remplacement à la cuisine cette été et ça irait mauditement bien. Mais bon, j'ai mon plan.
Et puis sinon, encore ce matin, je me faisais la réflexion suivante : j'suis la fille la plus chanceuse du monde d'avoir mis la main sur lui. Mais ça, vous le savez déjà. Mais moi, j'aime bien le redire voilà!
mardi 25 mars 2008
Montée de lait contre l'épicerie du coin
C'est rendu que je vais devoir commencer à regarder les circulaires. Et non, c'est pas à cause que je gratte mes cennes pour la fin du mois, mais plutôt parce que si j'ai besoin d'un «des nombreux produits en spécial chaque semaine», je suis mieux d'aller l'acheter ailleurs parce qu'il n'en reste tout simplement jamais. C'est bien beau là, les spéciaux et tout le tralala, mais caliss que c'est pas brillant d'en commander aussi peu que ça. Sans compter tous les autres désagréments de toujours, la clientèles de Bougon du quartier, les employés qui nous laisse toujours la vague impression qu'on les dérange et qui sont, en plus de cela, assez incompétents merci, les produits manquants, mal placés, mélangés, tout croches, le gros bordel quoi, et l'impossibilité crasse de diversifier le choix, la variété des produits... Ça pis deux milles autres trucs. Vraiment, la profession épicier se perd chez Métro, et c'est un endroit qui est en train de me perdre comme cliente du même coup...
Je considère vraiment de faire l'extra marche pour me rendre chez Loblaws, mais alors là, c'est même tout penser pour les prochaines fois. Non mais vraiment, ya des limites à ma patience.
Je considère vraiment de faire l'extra marche pour me rendre chez Loblaws, mais alors là, c'est même tout penser pour les prochaines fois. Non mais vraiment, ya des limites à ma patience.
lundi 24 mars 2008
samedi 22 mars 2008
L'acharnement
Vous savez, nous, les filles (et non pas les femmes, c'est différent, ne pas l'oublier, quoique qu'une femme peut parfois redevenir une fille et qu'une fille peut devenir une femme, bref, ça fluctue un peu, mais généralement pas énormément à mon sens)... mmm... en fait je dis nous, je m'inclue en partie seulement. Parce que je reconnais que la situation m'est déjà arrivé, récemment, mais que j'en ai tirée une leçon et que, si situation identique il y a dans le futur, je n'agirai plus de la sorte.
Enfin bref, tout cela pour dire que, les filles, parfois, dans des situations conflictuelles, avec les hommes ou envers des amis, on s'acharne trop. Mais alors là vraiment. Trop. C'est d'ailleurs ce qui fait que la qualificatif «hystérique» nous colle à la peau quand pourtant, je ne crois pas que la gent féminine en entier puisse en être affublé réellement. Mais, lorsqu'on vit des situations et de émotions intenses, le sens rationnel s'enfuit ou est sur-présent, ce qui nous fait nous acharner démesurément.
Et puis on peut toujours blâmer les hormones, mais je trouve l'excuse un peu trop facile, quant à moi.
Pour m'être acharnée il n'y a pas si longtemps, je reconnais m'être dégoûtée tout en ayant de plus en plus de dégoût pour la personne sur qui je m'acharnais. C'est le lot incroyable de stratégie futile que l'on entreprend pour si peu de chose, ou même pour rien. Très, mais alors là très rarement, je dirais même presque jamais, cet acharnement peut faire pencher la balance en notre faveur. Le fait est que le geste même donne simplement plus de raison à quelqu'un de nous en vouloir, de nous haïr, de couper les liens pour de bon. Par ailleurs, dans le cas où il s'agit d'une situation, on ne fait que donner plus de pouvoir au drame, permettant aux événements de nous dominer, de nous étouffer et de nous écraser pour de bon.
Déjà donc, j'ai vu mon mutisme, j'ai eu honte de moi, et j'ai pris la décision de changer mon attitude pour d'éventuelles circonstances similaires, bien que ce ne soit pas si simple toujours, n'étant pas la seule à avoir fait preuve de mutisme, comme quoi une situation problématique implique toujours au moins deux facteurs/acteurs ou plus.
Maintenant, en le vivant de loin, de l'extérieur, j'approfondis ma réflexion à ce sujet. Et je conçois de mieux en mieux la réaction qu'un autre avait eu à mon égard comme moi même, qui n'est pourtant pas vraiment impliqué dans la situation cette fois-ci, j'ai de la difficulté à freiner mon envie, mon besoin de juger les agissements féminins. Remarquez, j'ai toujours été très critique à l'égard de mes semblables, puisque je le suis avec moi-même en tant que membre de la «race» féminine.
Et donc, je me fouette la pensée pour ne pas prendre position, puisque celle-ci serait biaisée de toute façon, mais j'utilise le tout afin de me questionner au sujet de cet agissement, et je ne peux que constater le peu de bien, le peu de résultat, le peu d'efficacité de la méthode.
L'acharnement ne sert qu'à envenimer la situation, et si chacune d'entre nous en prenait conscience, on se sauverait bien des misères, non?
... quoique je ne suis pas prétentieuse au point de dire que c'est si facile à appliquer...
Enfin bref, tout cela pour dire que, les filles, parfois, dans des situations conflictuelles, avec les hommes ou envers des amis, on s'acharne trop. Mais alors là vraiment. Trop. C'est d'ailleurs ce qui fait que la qualificatif «hystérique» nous colle à la peau quand pourtant, je ne crois pas que la gent féminine en entier puisse en être affublé réellement. Mais, lorsqu'on vit des situations et de émotions intenses, le sens rationnel s'enfuit ou est sur-présent, ce qui nous fait nous acharner démesurément.
Et puis on peut toujours blâmer les hormones, mais je trouve l'excuse un peu trop facile, quant à moi.
Pour m'être acharnée il n'y a pas si longtemps, je reconnais m'être dégoûtée tout en ayant de plus en plus de dégoût pour la personne sur qui je m'acharnais. C'est le lot incroyable de stratégie futile que l'on entreprend pour si peu de chose, ou même pour rien. Très, mais alors là très rarement, je dirais même presque jamais, cet acharnement peut faire pencher la balance en notre faveur. Le fait est que le geste même donne simplement plus de raison à quelqu'un de nous en vouloir, de nous haïr, de couper les liens pour de bon. Par ailleurs, dans le cas où il s'agit d'une situation, on ne fait que donner plus de pouvoir au drame, permettant aux événements de nous dominer, de nous étouffer et de nous écraser pour de bon.
Déjà donc, j'ai vu mon mutisme, j'ai eu honte de moi, et j'ai pris la décision de changer mon attitude pour d'éventuelles circonstances similaires, bien que ce ne soit pas si simple toujours, n'étant pas la seule à avoir fait preuve de mutisme, comme quoi une situation problématique implique toujours au moins deux facteurs/acteurs ou plus.
Maintenant, en le vivant de loin, de l'extérieur, j'approfondis ma réflexion à ce sujet. Et je conçois de mieux en mieux la réaction qu'un autre avait eu à mon égard comme moi même, qui n'est pourtant pas vraiment impliqué dans la situation cette fois-ci, j'ai de la difficulté à freiner mon envie, mon besoin de juger les agissements féminins. Remarquez, j'ai toujours été très critique à l'égard de mes semblables, puisque je le suis avec moi-même en tant que membre de la «race» féminine.
Et donc, je me fouette la pensée pour ne pas prendre position, puisque celle-ci serait biaisée de toute façon, mais j'utilise le tout afin de me questionner au sujet de cet agissement, et je ne peux que constater le peu de bien, le peu de résultat, le peu d'efficacité de la méthode.
L'acharnement ne sert qu'à envenimer la situation, et si chacune d'entre nous en prenait conscience, on se sauverait bien des misères, non?
... quoique je ne suis pas prétentieuse au point de dire que c'est si facile à appliquer...
jeudi 20 mars 2008
Un peu de pub
Tout comme les Beatles...
Les Vieux Garçons se séparent.
Mais comment vais-je continuer mon existence?
On se souviendra avec nostalgie de leur méga hit de tous les temps.
Moi, à leur place, j'aurais peur un peu. Des fois qu'ils ont un fan un peu schizo qui leur en veut...
Mais comment vais-je continuer mon existence?
On se souviendra avec nostalgie de leur méga hit de tous les temps.
Moi, à leur place, j'aurais peur un peu. Des fois qu'ils ont un fan un peu schizo qui leur en veut...
lundi 17 mars 2008
Santé, cliché, et étrangeté de l'est
J'avais à faire aujourd'hui à ma fameuse clinique de chinois sur Ontario pour aller chercher un papier pour me lever à pas d'heure demain matin pour aller me geler le cul devant le CLSC pour pouvoir aller passer des tests. Bref, beaucoup de niaisage. Et donc, j'attends mon tour sagement pendant qu'une mère s'impatiente pour je ne sais quelle obscure raison (on s'entend qu'on attend tous longuement, c'est pas une raison, faut s'y faire). Alors arrive deux asiatiques. C'est un détail somme toute assez anodin, excepté qu'une des deux s'est fait faire des milliers de petites tresses dans les cheveux... C'est plutôt particulier, et particulièrement pas super joli non plus.
Par ailleurs, mon petit chinois de médecin semblant tout réconfortant à mon égard, comme si j'allais déjà mourir dans d'autres souffrances. Enfin bref, j'avoue que ça me stress légèrement, mais bon, quand même, on a pas traie les vaches ensemble à ce que je sache. Surtout que c'est pas son style d'être tout miel comme ça, il est plutôt du genre expéditif : tu veux quoi? et hop c'est fait.
Sans compter le bonhomme qui était assis à mes côtés, un peu comme dans son salon finalement, en fredonnant la chanson de La Chicane ou un des groupes québécois qui font tous la même musique, en rotant à qui mieux mieux et en lâchant de temps en temps des «oh boy oh boy oh boy».
Outre le temps qu'on perd dans le système de santé et les mauvaises nouvelles que l'on peut anticiper avec horreur, reste que le gros calvaire réside vraiment dans les contacts humains non voulu qu'on doit y supporter. Je me souviens encore de ma dernière visite chez mon médecin de famille où la conversation entre les patients avaient soudain pris une tangente fort démagogique sur les pharmacies, les assistés sociaux, les pauvres, les fonctionnaires, bref, ça où un sermon de Jean-Luc Mongrain, c'est pas mal du pareil au même... Et tout le monde d'y ajouter son cliché.
C'est peut-être pour ça que je limite mes discussions avec les parents des patients à ma job. J'ai trop peur qu'ils y voient une porte ouverte pour se confier sur leur considération à propos du système... Pas que je n'ai pas d'opinion en la matière, mais plutôt que je préfère en discuter quand le moment est opportun tout en tentant d'être ouverte à la nuance.
Tout cela pour dire peu de chose finalement. Et donc, pour faire passer la pilule mettons, je vais de ce pas me prélasser au soleil en me concentrant très fort pour humer les dernières parcelles du parfum qui traîne sur mon corps et dans mes cheveux.
Par ailleurs, mon petit chinois de médecin semblant tout réconfortant à mon égard, comme si j'allais déjà mourir dans d'autres souffrances. Enfin bref, j'avoue que ça me stress légèrement, mais bon, quand même, on a pas traie les vaches ensemble à ce que je sache. Surtout que c'est pas son style d'être tout miel comme ça, il est plutôt du genre expéditif : tu veux quoi? et hop c'est fait.
Sans compter le bonhomme qui était assis à mes côtés, un peu comme dans son salon finalement, en fredonnant la chanson de La Chicane ou un des groupes québécois qui font tous la même musique, en rotant à qui mieux mieux et en lâchant de temps en temps des «oh boy oh boy oh boy».
Outre le temps qu'on perd dans le système de santé et les mauvaises nouvelles que l'on peut anticiper avec horreur, reste que le gros calvaire réside vraiment dans les contacts humains non voulu qu'on doit y supporter. Je me souviens encore de ma dernière visite chez mon médecin de famille où la conversation entre les patients avaient soudain pris une tangente fort démagogique sur les pharmacies, les assistés sociaux, les pauvres, les fonctionnaires, bref, ça où un sermon de Jean-Luc Mongrain, c'est pas mal du pareil au même... Et tout le monde d'y ajouter son cliché.
C'est peut-être pour ça que je limite mes discussions avec les parents des patients à ma job. J'ai trop peur qu'ils y voient une porte ouverte pour se confier sur leur considération à propos du système... Pas que je n'ai pas d'opinion en la matière, mais plutôt que je préfère en discuter quand le moment est opportun tout en tentant d'être ouverte à la nuance.
Tout cela pour dire peu de chose finalement. Et donc, pour faire passer la pilule mettons, je vais de ce pas me prélasser au soleil en me concentrant très fort pour humer les dernières parcelles du parfum qui traîne sur mon corps et dans mes cheveux.
vendredi 14 mars 2008
Le jeune homme et l'appartement :
étude de moeurs et de vie montréalaise
Oui alors mon voisin d'en bas s'en va en juillet (avis aux intéressés, un 2 pièces double pas cher proche du métro Joliette et de plusieurs commodités), grâce à ma super lettre au proprio, qui m'a rappeler en me disant que s'il y avait d'autres problèmes, de l'appeler directement sur son cell et qu'il irait le voir pour y jaser, ça serait pas joli joli et tout. Alors bon.
Mais voilà, depuis quelques jours, je suis probablement le mouton noir du bloc. Pendant la journée, ya ma musique cul-cul à tue-tête, en boucle. Le soir, ya le placotage et d'autres types de bruits animaliers (mettons ahah). Les allées et venues dans le portique (j'ai été une auberge espagnol mardi dernier, c'était assez intense) des amies qui viennent constater mon état complètement gaga, près de l'ivresse constante.
Mais, comme on m'a rendu l'appareil (ou plutôt dérangé) pendant presque tout mon premier bail, c'est pas comme si je me retiens. Pour une fois... Et puis c'est pas comme si je le peux, me retenir j'veux dire. Encore hier, les yeux dans les yeux, j'avais de la difficulté à ralentir mes pulsions, mon besoin d'être complètement en fusion avec le corps de l'autre, mon envie d'embrasser sa vie, le plaisir de mes sens en ébullition grâce à son odeur qui me rend toute chose, son sourire d'enfant qui monte jusqu'au ciel et qui me charme à tout coup, ses yeux pleins d'intensité, le petit bruit vraiment mignon qu'il fait après m'avoir embrasser, le son de sa voix apaisante et excitante à la fois, le son de son rire surtout. Ouais, son rire, j'suis prévisible un peu je le sais, mais quand même, j'adore, mais alors là vraiment beaucoup. L'analogie typique de la musique pour les oreilles serait presque un euphémisme, alors je ne fais que l'évoquer de loin, mais vous voyez ce que je veux dire. Plein de chaleur et de légèreté à la fois.
Mon appartement est complètement complice de la situation en plus. Il me renvoie des échos de sa voix de temps en temps malgré son absence corporelle. Ses fameux «tu me niaises» tellement caractéristique. Ou alors, en changeant de pièce, une volute de son odeur s'échappe de je ne sais où pour venir activer ma mémoire sensorielle. On se ligue contre moi paraîtrait-il... Mais j'avoue que j'apprécie d'être la dinde de la farce d'un complot aussi enivrant. J'en envie de m'y fondre totalement, de m'y glisser de plus en plus, même si la raison essaie tant bien que mal de me sermonner, je ne l'écoute que d'une oreille, et parfois tout simplement pas du tout. Ou alors si, mais j'ai aucunement la capacité d'appliquer ses conseils.
C'est agréablement inquiétant, mais justement, ça doit être ça qui m'attire, vu ma petite faiblesse pour l'étrangeté et l'angoissant. Et, ce qui est vraiment vraiment rafraîchissant, c'est que j'ai aucune difficulté à vivre que dans le moment présent, c'est instinctif même. Bref, que dire de plus que j'en veux encore? Je sais pas, si vous trouvez, dites-moi ahahah
Mais voilà, depuis quelques jours, je suis probablement le mouton noir du bloc. Pendant la journée, ya ma musique cul-cul à tue-tête, en boucle. Le soir, ya le placotage et d'autres types de bruits animaliers (mettons ahah). Les allées et venues dans le portique (j'ai été une auberge espagnol mardi dernier, c'était assez intense) des amies qui viennent constater mon état complètement gaga, près de l'ivresse constante.
Mais, comme on m'a rendu l'appareil (ou plutôt dérangé) pendant presque tout mon premier bail, c'est pas comme si je me retiens. Pour une fois... Et puis c'est pas comme si je le peux, me retenir j'veux dire. Encore hier, les yeux dans les yeux, j'avais de la difficulté à ralentir mes pulsions, mon besoin d'être complètement en fusion avec le corps de l'autre, mon envie d'embrasser sa vie, le plaisir de mes sens en ébullition grâce à son odeur qui me rend toute chose, son sourire d'enfant qui monte jusqu'au ciel et qui me charme à tout coup, ses yeux pleins d'intensité, le petit bruit vraiment mignon qu'il fait après m'avoir embrasser, le son de sa voix apaisante et excitante à la fois, le son de son rire surtout. Ouais, son rire, j'suis prévisible un peu je le sais, mais quand même, j'adore, mais alors là vraiment beaucoup. L'analogie typique de la musique pour les oreilles serait presque un euphémisme, alors je ne fais que l'évoquer de loin, mais vous voyez ce que je veux dire. Plein de chaleur et de légèreté à la fois.
Mon appartement est complètement complice de la situation en plus. Il me renvoie des échos de sa voix de temps en temps malgré son absence corporelle. Ses fameux «tu me niaises» tellement caractéristique. Ou alors, en changeant de pièce, une volute de son odeur s'échappe de je ne sais où pour venir activer ma mémoire sensorielle. On se ligue contre moi paraîtrait-il... Mais j'avoue que j'apprécie d'être la dinde de la farce d'un complot aussi enivrant. J'en envie de m'y fondre totalement, de m'y glisser de plus en plus, même si la raison essaie tant bien que mal de me sermonner, je ne l'écoute que d'une oreille, et parfois tout simplement pas du tout. Ou alors si, mais j'ai aucunement la capacité d'appliquer ses conseils.
C'est agréablement inquiétant, mais justement, ça doit être ça qui m'attire, vu ma petite faiblesse pour l'étrangeté et l'angoissant. Et, ce qui est vraiment vraiment rafraîchissant, c'est que j'ai aucune difficulté à vivre que dans le moment présent, c'est instinctif même. Bref, que dire de plus que j'en veux encore? Je sais pas, si vous trouvez, dites-moi ahahah
jeudi 13 mars 2008
Elise la Lune
Particulièrement gaffeuse dernièrement. Mais à un point, ça même pu d'allure. Oui bon d'abord ya eu ce truc avec la douche, puis en fin de semaine les pots de yogourt à terre, avec la cuillière que dans mon étourderie extrême, j'ai léchée insouciamment, suscitant le rire général et la surprise chez moi (avec un peu de dégoût, maudit que j'suis pas toute là). Hier, j'ai oublié de renouveler par internet mes livres à l'UQÀM, moi qui m'étais juré de pas oublier justement. Hier encore, je réfléchissais à mes plans pour la soirée, et je me suis soudain souvenu qu'il y avait cette séance de ciné-club, le Bunuel que je voulais aller voir. J'ai aussi oublié de faire mon lavage, mais bon, est-ce vraiment de l'oublie ou de la paresse détournée? Au point même où je commence à craindre d'oublier de payer mes comptes ou je ne sais quoi de plus important. Encore aujourd'hui, j'ai peur d'oublier de me rendre à l'UQÀM pour mes livres (ou alors je procrastine jusqu'à demain aprèm... c'est pas tant plus cher que ça).
J'avoue, dans l'ensemble, je me sens follement insouciante depuis quelques temps.
Et puis, j'avoue aussi que j'aime particulièrement ça. Ça fait du bien un peu de légèreté de temps en temps.
J'avoue, dans l'ensemble, je me sens follement insouciante depuis quelques temps.
Et puis, j'avoue aussi que j'aime particulièrement ça. Ça fait du bien un peu de légèreté de temps en temps.
mardi 11 mars 2008
Pas d'allure?
Ça faisait bien longtemps (au point où je me souviens pu) que j'avais pas été nerveuse au point de trembler en versant le vin (ce qui peut déjà être de l'ordre d'une nervosité semi-normal) et, même par la suite, en buvant mon verre (ce qui ne l'est pas du tout). Eh boy, c'est assez intense. J'ai vraiment, mais alors là vraiment hâte d'assister à la suite.
N.B.: Je ne parle pas de l'intrigue du film ou d'une série ici, au cas où on se le demande, vu mes habitudes.
N.B.: Je ne parle pas de l'intrigue du film ou d'une série ici, au cas où on se le demande, vu mes habitudes.
samedi 8 mars 2008
Ode à un réfrigérateur (sur l'air de la première gymnopédie de Satie)
Mon frigo est un vieux frigo. Il coule même à l'intérieur, ce qui fait que je dois vérifier de temps en temps si le pot de yogourt duquel on a coupé le bord, tout bruni par l'eau, est plein d'eau glacé, sinon ça coule dans le fond (et comme j'oublie souvent, je n'y met plus d'aliment). Le frigo est jaune vieilli, allez savoir si c'est sa couleur originel, et ma mère, étant un peu tanné de la couleur, a recouvert les deux portes de papier fleuri collé avec du mod podge, dans le temps que c'était le gros truc déco. Ce frigo, il a appartenu à mes grand-parents maternels, il était là quand ma mère était toute petite. Bref, il a du vécu. Il y a même des traces de crayons de couleur à l'intérieur, allez savoir ça date de quand exactement. Je crois même qu'il est rouillé à certains endroits, qu'il y a des trous dans le plastique, des tâches qui ne partiront jamais. Il a des airs tout à fait pittoresque, limite rustique, mais pas tout à fait, c'est pas un frigo rond avec une poignée de char, c'est un truc semi-moderne, lourd comme c'est pas possible.
Finalement, il y a ce bruit. Non pas un bruit tintamarresque ou excessif à vouloir tirer l'appareil avec une douze (comme le frigo de la salle de repos à l'hôpital), mais plutôt un bruit un peu sourd, un grondement, qui part de temps à autre (mais pas si souvent), un ronronnement même. Ce bruit, ici à Montréal, c'est le seul qui m'aide à dormir. Parfois même, je voudrais pouvoir me percher en haut du frigo, me rouler en boule avec une couverte, et attendre le ronronnement, sentir la vibration qui vient et qui émergerait dans tous les os de mon corps. C'est presque érotique, mais je crois surtout que ça évoque chez moi un bien être fœtal.
Mon frigo, c'est ma mère. Pas celle avec qui je suis amie maintenant, pas l'être humain que j'appelle maman, c'est ma mère ma petit maison d'être qui n'existe pas encore. C'est ma sécurité, mon lien filial (pour le peu de chose que ça symbolise encore à notre époque). C'est ce truc complètement encombrant, avec des défauts, des signes de vieillesse. Quand j'essaie de retrouver un semblant de paix dans l'urbanité grouillante, criante, tonitruante, et que même chez moi n'est pas vraiment chez moi parce que je subie la vie de mes voisins, il y a mon frigo. Il a toujours été là, même débrancher et vide, il trône fièrement, exposant son petit côté retro démodé, son petit côté excentrique avec sa devanture fleuri qui s'effiloche tranquillement.
J'ai cru le perdre il y a pas si longtemps. La lumière du frigo a sauté, elle qui a duré si longtemps, et comme le ronronnement s'est éteint lorsque j'ai ouvert la porte, j'ai cru que c'était la fin. J'étais complètement paniquée, j'essayais tant bien que mal de savoir si c'était le point de non retour. On dit toujours que les électros de jadis sont incassables, mais tout le monde meurt un jour ou l'autre. Finalement, le grondement est reparti, fidèle au poste, comme le battement de son cœur, pour m'indiquer que tout allait bien, que ce n'était qu'une petit complication de rien, que ça pouvait même se réparer... Mais, je ne sais pas tout à fait pourquoi, je n'ai pas changé la lumière.
Les aliments restent dans la noirceur, toujours. Et même, lorsque j'ai vidé mon verre d'eau de chevet la nuit et que j'étouffe, il n'y a plus cette lumière pour me faire plissé les yeux et me rappeler que j'ai belle et bien mis un pied devant l'autre pour me rendre dans la cuisine. Il n'y a que la noirceur, et le bruit.
Après une longue journée de travail aujourd'hui, après avoir braver la tempête avec mon petit pantalon bleu d'hôpital, mes souliers plein de neige, mes bas mouillés, couchée sur le futon, sous ma couverture de polar, j'écoute le bruit du frigo qui me chante une berceuse. Malgré les pieds qui ont encore froid, les mains en poing près de mon coup pour réchauffer mes doigts, j'ai cette chaleur étrangement qui s'installe à l'intérieur de mon corps, comme si mon âme prenait la forme du poupon que j'étais, enveloppé dans la couverte de lainage blanche que l'on avait, et que ma mère me tient dans ses bras sur la chaise berçante en bois qui se pliait.
J'ai la Première Gymnopédie d'Erik Satie qui me vient à l'esprit, bien que c'était pendant que ma mère était enceinte de ma soeur qu'elle la jouait au piano et c'est pour calmer les pleurs de celle-ci lors de sa naissance que mes parents la lui faisait écouter. C'est peut-être justement à cause de ce contexte particulier que cette pièce de musique m'a toujours fait pensé à une berceuse maternelle, la chaleur d'une chambre un matin d'hiver à la toute fin de l'ensoleillement, quand il fait déjà nuit, sur le bord de la mer au coin d'une dune de sable... Ou alors c'est la Valse de l'idiot de Michel Rivard, je confond toujours les deux, probablement parce qu'elles ont habité mon enfance de façon particulière.
Mais, à bien y penser, c'est plutôt Erik Satie, avec ses notes un peu plus traînantes, cette candeur un peu froide du passé, les souvenirs que ça évoque : le piano noir dans l'appartement de Ville Lasalle, les gros divans en bois avec les immenses cousins verts (que sont-ils devenus déjà? il me manque incroyablement), la table et les chaises avec le verni qui s'enlevait, le lit de mes parents qu'avait monté mon père, le petit garde-robe communiquant qui était mon espace secret dans lequel je m'invitais des mondes imaginaires... des souvenirs pleins de chaleur, mais si lointains et impalpables à la fois.
C'est dans cet entremêlement de pensée diverses, toute emmitouflée, seule dans mon appartement, le sourire paisible, que je m'endors peu à peu en ce moment, au son de mon frigo.
Finalement, il y a ce bruit. Non pas un bruit tintamarresque ou excessif à vouloir tirer l'appareil avec une douze (comme le frigo de la salle de repos à l'hôpital), mais plutôt un bruit un peu sourd, un grondement, qui part de temps à autre (mais pas si souvent), un ronronnement même. Ce bruit, ici à Montréal, c'est le seul qui m'aide à dormir. Parfois même, je voudrais pouvoir me percher en haut du frigo, me rouler en boule avec une couverte, et attendre le ronronnement, sentir la vibration qui vient et qui émergerait dans tous les os de mon corps. C'est presque érotique, mais je crois surtout que ça évoque chez moi un bien être fœtal.
Mon frigo, c'est ma mère. Pas celle avec qui je suis amie maintenant, pas l'être humain que j'appelle maman, c'est ma mère ma petit maison d'être qui n'existe pas encore. C'est ma sécurité, mon lien filial (pour le peu de chose que ça symbolise encore à notre époque). C'est ce truc complètement encombrant, avec des défauts, des signes de vieillesse. Quand j'essaie de retrouver un semblant de paix dans l'urbanité grouillante, criante, tonitruante, et que même chez moi n'est pas vraiment chez moi parce que je subie la vie de mes voisins, il y a mon frigo. Il a toujours été là, même débrancher et vide, il trône fièrement, exposant son petit côté retro démodé, son petit côté excentrique avec sa devanture fleuri qui s'effiloche tranquillement.
J'ai cru le perdre il y a pas si longtemps. La lumière du frigo a sauté, elle qui a duré si longtemps, et comme le ronronnement s'est éteint lorsque j'ai ouvert la porte, j'ai cru que c'était la fin. J'étais complètement paniquée, j'essayais tant bien que mal de savoir si c'était le point de non retour. On dit toujours que les électros de jadis sont incassables, mais tout le monde meurt un jour ou l'autre. Finalement, le grondement est reparti, fidèle au poste, comme le battement de son cœur, pour m'indiquer que tout allait bien, que ce n'était qu'une petit complication de rien, que ça pouvait même se réparer... Mais, je ne sais pas tout à fait pourquoi, je n'ai pas changé la lumière.
Les aliments restent dans la noirceur, toujours. Et même, lorsque j'ai vidé mon verre d'eau de chevet la nuit et que j'étouffe, il n'y a plus cette lumière pour me faire plissé les yeux et me rappeler que j'ai belle et bien mis un pied devant l'autre pour me rendre dans la cuisine. Il n'y a que la noirceur, et le bruit.
Après une longue journée de travail aujourd'hui, après avoir braver la tempête avec mon petit pantalon bleu d'hôpital, mes souliers plein de neige, mes bas mouillés, couchée sur le futon, sous ma couverture de polar, j'écoute le bruit du frigo qui me chante une berceuse. Malgré les pieds qui ont encore froid, les mains en poing près de mon coup pour réchauffer mes doigts, j'ai cette chaleur étrangement qui s'installe à l'intérieur de mon corps, comme si mon âme prenait la forme du poupon que j'étais, enveloppé dans la couverte de lainage blanche que l'on avait, et que ma mère me tient dans ses bras sur la chaise berçante en bois qui se pliait.
J'ai la Première Gymnopédie d'Erik Satie qui me vient à l'esprit, bien que c'était pendant que ma mère était enceinte de ma soeur qu'elle la jouait au piano et c'est pour calmer les pleurs de celle-ci lors de sa naissance que mes parents la lui faisait écouter. C'est peut-être justement à cause de ce contexte particulier que cette pièce de musique m'a toujours fait pensé à une berceuse maternelle, la chaleur d'une chambre un matin d'hiver à la toute fin de l'ensoleillement, quand il fait déjà nuit, sur le bord de la mer au coin d'une dune de sable... Ou alors c'est la Valse de l'idiot de Michel Rivard, je confond toujours les deux, probablement parce qu'elles ont habité mon enfance de façon particulière.
Mais, à bien y penser, c'est plutôt Erik Satie, avec ses notes un peu plus traînantes, cette candeur un peu froide du passé, les souvenirs que ça évoque : le piano noir dans l'appartement de Ville Lasalle, les gros divans en bois avec les immenses cousins verts (que sont-ils devenus déjà? il me manque incroyablement), la table et les chaises avec le verni qui s'enlevait, le lit de mes parents qu'avait monté mon père, le petit garde-robe communiquant qui était mon espace secret dans lequel je m'invitais des mondes imaginaires... des souvenirs pleins de chaleur, mais si lointains et impalpables à la fois.
C'est dans cet entremêlement de pensée diverses, toute emmitouflée, seule dans mon appartement, le sourire paisible, que je m'endors peu à peu en ce moment, au son de mon frigo.
Dernière réflexion de la journée
Ma réflexion est, entre autre, que c'est vrai en quelque part que je réfléchis beaucoup. Je prend des idées, des insécurités parfois (de plus en plus depuis quelques temps, on dira pas c'est la faute de qui, mais on y pense avec amertume encore), les gonfle jusqu'à ce que mes espoirs ou les autres possibilités, les improbabilités soient si petites que j'ai peine à croire qu'elles se peuvent vraiment en quelque part. Et même si ce qui se passe de bien dans le moment dans ma vie tourne mal, je pourrai alors me dire que ce genre de situation est encore possible. C'est positif hen! Pourtant, depuis un bon bout de temps, j'étais dans l'autre extrême, ou il n'y avait que du mauvais qui pouvait émaner de tout (ou presque, le chocolat fait exception... remarquez, ça peut donner des boutons ou faire grossir... oh well). Bref, le simple fait que c'est possible me redonne de la motivation, un peu de coeur au ventre, ce qui me manquait pour déplacer les montagnes.
Et donc : merci
Et donc : merci
vendredi 7 mars 2008
Pendant ce temps, sur la rue Aylwin...
Je fais mon ménage aujourd'hui. Oui parce que différentes motivations, et puis il le faut bien, et puis c'est cela. Et donc, comme je suis méthodique un peu, j'y vais du devant de l'appart vers le derrière. Rendu à la dernière pièce (ben en fait, je fait l'essentiel dans chacune d'entre elle, puis j'y vais vers le détail, genre ranger ou ordonner les objets sur le bureau, faire la vaiselle, etc.), soit la salle de bain, je commence en nettoyer le bain et les trucs de rangement sur le mur à l'intérieur de celui-ci. Donc, je suis rendue à rincer avec la douche téléphone dans une main (soit celle qui n'a pas de gain jaune qui est allée dans des recoins pas nettes), et la guenille sale et dégoulinante de l'autre (avec le dit gant). J'y avais pas penser avant, mais je devais replacer les objets qui étaient alors sur la surface que je venais de nettoyer. Mais euh, j'veux pas salir mon pommeau de douche avec mon gant jaune... Alors, dans un éclair de génie (euh oui pas sûre...), je m'organise pour redéplacer les objets avec ma main qui tient le pommeau en faisant attention à la direction du jet. J'aurais pu fermer l'eau, j'aurais pu changer de jet (soit celui qui le ferme), j'aurais pu faire toute sorte de chose, mais non, c'était trop simple alors hen! J'suis rendue au dernier objet avec un forme pas très évidente à saisir quand on tient autre chose en même temps. Comme de fait, je suis sur le bord de l'échapper. Et oui, nécessairement, je fais pu attention au jet. Évidement, je m'en prend plein les pantalons, et ce à plus d'une reprise. Le tapis est tout mouillé, moi aussi, et l'objet étant le savon en gel à la menthe bleu est tombé dans le bain. Sur la surprise, j'ai changé le pommeau de main, le prenant avec le gant jaune dégueux, à côté de la guenille sale. Je mérite donc des applaudissements pour mon ingéniosité hors du commun à mon humble avis...
Là, mes jeans sèches sur mon truc qui sert à faire sécher le linge, il commence à faire froid et donc je vais aller, dans ma grande ingéniosité maintenant devenu légendaire, me trouver un autre pantalon en attendant au lieu de me geler les cuisses.
Là, mes jeans sèches sur mon truc qui sert à faire sécher le linge, il commence à faire froid et donc je vais aller, dans ma grande ingéniosité maintenant devenu légendaire, me trouver un autre pantalon en attendant au lieu de me geler les cuisses.
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