samedi 8 mars 2008

Ode à un réfrigérateur (sur l'air de la première gymnopédie de Satie)

Mon frigo est un vieux frigo. Il coule même à l'intérieur, ce qui fait que je dois vérifier de temps en temps si le pot de yogourt duquel on a coupé le bord, tout bruni par l'eau, est plein d'eau glacé, sinon ça coule dans le fond (et comme j'oublie souvent, je n'y met plus d'aliment). Le frigo est jaune vieilli, allez savoir si c'est sa couleur originel, et ma mère, étant un peu tanné de la couleur, a recouvert les deux portes de papier fleuri collé avec du mod podge, dans le temps que c'était le gros truc déco. Ce frigo, il a appartenu à mes grand-parents maternels, il était là quand ma mère était toute petite. Bref, il a du vécu. Il y a même des traces de crayons de couleur à l'intérieur, allez savoir ça date de quand exactement. Je crois même qu'il est rouillé à certains endroits, qu'il y a des trous dans le plastique, des tâches qui ne partiront jamais. Il a des airs tout à fait pittoresque, limite rustique, mais pas tout à fait, c'est pas un frigo rond avec une poignée de char, c'est un truc semi-moderne, lourd comme c'est pas possible.

Finalement, il y a ce bruit. Non pas un bruit tintamarresque ou excessif à vouloir tirer l'appareil avec une douze (comme le frigo de la salle de repos à l'hôpital), mais plutôt un bruit un peu sourd, un grondement, qui part de temps à autre (mais pas si souvent), un ronronnement même. Ce bruit, ici à Montréal, c'est le seul qui m'aide à dormir. Parfois même, je voudrais pouvoir me percher en haut du frigo, me rouler en boule avec une couverte, et attendre le ronronnement, sentir la vibration qui vient et qui émergerait dans tous les os de mon corps. C'est presque érotique, mais je crois surtout que ça évoque chez moi un bien être fœtal.

Mon frigo, c'est ma mère. Pas celle avec qui je suis amie maintenant, pas l'être humain que j'appelle maman, c'est ma mère ma petit maison d'être qui n'existe pas encore. C'est ma sécurité, mon lien filial (pour le peu de chose que ça symbolise encore à notre époque). C'est ce truc complètement encombrant, avec des défauts, des signes de vieillesse. Quand j'essaie de retrouver un semblant de paix dans l'urbanité grouillante, criante, tonitruante, et que même chez moi n'est pas vraiment chez moi parce que je subie la vie de mes voisins, il y a mon frigo. Il a toujours été là, même débrancher et vide, il trône fièrement, exposant son petit côté retro démodé, son petit côté excentrique avec sa devanture fleuri qui s'effiloche tranquillement.

J'ai cru le perdre il y a pas si longtemps. La lumière du frigo a sauté, elle qui a duré si longtemps, et comme le ronronnement s'est éteint lorsque j'ai ouvert la porte, j'ai cru que c'était la fin. J'étais complètement paniquée, j'essayais tant bien que mal de savoir si c'était le point de non retour. On dit toujours que les électros de jadis sont incassables, mais tout le monde meurt un jour ou l'autre. Finalement, le grondement est reparti, fidèle au poste, comme le battement de son cœur, pour m'indiquer que tout allait bien, que ce n'était qu'une petit complication de rien, que ça pouvait même se réparer... Mais, je ne sais pas tout à fait pourquoi, je n'ai pas changé la lumière.

Les aliments restent dans la noirceur, toujours. Et même, lorsque j'ai vidé mon verre d'eau de chevet la nuit et que j'étouffe, il n'y a plus cette lumière pour me faire plissé les yeux et me rappeler que j'ai belle et bien mis un pied devant l'autre pour me rendre dans la cuisine. Il n'y a que la noirceur, et le bruit.

Après une longue journée de travail aujourd'hui, après avoir braver la tempête avec mon petit pantalon bleu d'hôpital, mes souliers plein de neige, mes bas mouillés, couchée sur le futon, sous ma couverture de polar, j'écoute le bruit du frigo qui me chante une berceuse. Malgré les pieds qui ont encore froid, les mains en poing près de mon coup pour réchauffer mes doigts, j'ai cette chaleur étrangement qui s'installe à l'intérieur de mon corps, comme si mon âme prenait la forme du poupon que j'étais, enveloppé dans la couverte de lainage blanche que l'on avait, et que ma mère me tient dans ses bras sur la chaise berçante en bois qui se pliait.

J'ai la Première Gymnopédie d'Erik Satie qui me vient à l'esprit, bien que c'était pendant que ma mère était enceinte de ma soeur qu'elle la jouait au piano et c'est pour calmer les pleurs de celle-ci lors de sa naissance que mes parents la lui faisait écouter. C'est peut-être justement à cause de ce contexte particulier que cette pièce de musique m'a toujours fait pensé à une berceuse maternelle, la chaleur d'une chambre un matin d'hiver à la toute fin de l'ensoleillement, quand il fait déjà nuit, sur le bord de la mer au coin d'une dune de sable... Ou alors c'est la Valse de l'idiot de Michel Rivard, je confond toujours les deux, probablement parce qu'elles ont habité mon enfance de façon particulière.

Mais, à bien y penser, c'est plutôt Erik Satie, avec ses notes un peu plus traînantes, cette candeur un peu froide du passé, les souvenirs que ça évoque : le piano noir dans l'appartement de Ville Lasalle, les gros divans en bois avec les immenses cousins verts (que sont-ils devenus déjà? il me manque incroyablement), la table et les chaises avec le verni qui s'enlevait, le lit de mes parents qu'avait monté mon père, le petit garde-robe communiquant qui était mon espace secret dans lequel je m'invitais des mondes imaginaires... des souvenirs pleins de chaleur, mais si lointains et impalpables à la fois.

C'est dans cet entremêlement de pensée diverses, toute emmitouflée, seule dans mon appartement, le sourire paisible, que je m'endors peu à peu en ce moment, au son de mon frigo.

Dernière réflexion de la journée

Ma réflexion est, entre autre, que c'est vrai en quelque part que je réfléchis beaucoup. Je prend des idées, des insécurités parfois (de plus en plus depuis quelques temps, on dira pas c'est la faute de qui, mais on y pense avec amertume encore), les gonfle jusqu'à ce que mes espoirs ou les autres possibilités, les improbabilités soient si petites que j'ai peine à croire qu'elles se peuvent vraiment en quelque part. Et même si ce qui se passe de bien dans le moment dans ma vie tourne mal, je pourrai alors me dire que ce genre de situation est encore possible. C'est positif hen! Pourtant, depuis un bon bout de temps, j'étais dans l'autre extrême, ou il n'y avait que du mauvais qui pouvait émaner de tout (ou presque, le chocolat fait exception... remarquez, ça peut donner des boutons ou faire grossir... oh well). Bref, le simple fait que c'est possible me redonne de la motivation, un peu de coeur au ventre, ce qui me manquait pour déplacer les montagnes.

Et donc : merci

vendredi 7 mars 2008

Pendant ce temps, sur la rue Aylwin...

Je fais mon ménage aujourd'hui. Oui parce que différentes motivations, et puis il le faut bien, et puis c'est cela. Et donc, comme je suis méthodique un peu, j'y vais du devant de l'appart vers le derrière. Rendu à la dernière pièce (ben en fait, je fait l'essentiel dans chacune d'entre elle, puis j'y vais vers le détail, genre ranger ou ordonner les objets sur le bureau, faire la vaiselle, etc.), soit la salle de bain, je commence en nettoyer le bain et les trucs de rangement sur le mur à l'intérieur de celui-ci. Donc, je suis rendue à rincer avec la douche téléphone dans une main (soit celle qui n'a pas de gain jaune qui est allée dans des recoins pas nettes), et la guenille sale et dégoulinante de l'autre (avec le dit gant). J'y avais pas penser avant, mais je devais replacer les objets qui étaient alors sur la surface que je venais de nettoyer. Mais euh, j'veux pas salir mon pommeau de douche avec mon gant jaune... Alors, dans un éclair de génie (euh oui pas sûre...), je m'organise pour redéplacer les objets avec ma main qui tient le pommeau en faisant attention à la direction du jet. J'aurais pu fermer l'eau, j'aurais pu changer de jet (soit celui qui le ferme), j'aurais pu faire toute sorte de chose, mais non, c'était trop simple alors hen! J'suis rendue au dernier objet avec un forme pas très évidente à saisir quand on tient autre chose en même temps. Comme de fait, je suis sur le bord de l'échapper. Et oui, nécessairement, je fais pu attention au jet. Évidement, je m'en prend plein les pantalons, et ce à plus d'une reprise. Le tapis est tout mouillé, moi aussi, et l'objet étant le savon en gel à la menthe bleu est tombé dans le bain. Sur la surprise, j'ai changé le pommeau de main, le prenant avec le gant jaune dégueux, à côté de la guenille sale. Je mérite donc des applaudissements pour mon ingéniosité hors du commun à mon humble avis...

Là, mes jeans sèches sur mon truc qui sert à faire sécher le linge, il commence à faire froid et donc je vais aller, dans ma grande ingéniosité maintenant devenu légendaire, me trouver un autre pantalon en attendant au lieu de me geler les cuisses.

Taratata, taratata

Dans mon dernier cours avec mon prof complètement particulier (de qui vient justement le «taratata, taratata» du titre), on parlait encore pour une enième fois du désir. Et comme je suis un peu en train d'y réfléchir là à l'instant, je me souvenais que l'une des premières remarques qu'il a fait à ce sujet, c'est que le désir est narcissique et donc qu'on est attirer par ce qui nous ressemble (malgré le fameux adage qui va comme suit : les contraires s'attirent... à cela, je répondrais qu'il y a un adage pour tout et n'importe quoi). Et encore, je faisais des recherches sur mon signe chinois (parce que je ne sais trop que penser du Buffle), et yavait un truc à propos du fait que, même si parfois les caractères peuvent être opposé, il faut qu'il y ait une base de point commun à partager ou quelque chose comme ça. Enfin bref, malgré tout, ça reste un domaine dans lequel il est assez difficile de tout systématiser de toute façon.

Dans un autre ordre d'idée, je suis sérieusement en train de me demander ce que je fais demain. J'ai oublié mon porte-feuille chez mon amie comme une belle dinde que je suis (bien que j'étais sûre d'oublier quelque chose), alors ça réduit un peu le nombre de truc. Mais bon, comme je travaille samedi et dimanche et que la neige va neiger (eh oui encore, faut s'y faire!), je doute que, même si ça serait vraiment l'idéal vu la non disparition de ma raideur dans l'omoplate/début du cou et l'ajout d'autres raideurs dans la majorité du haut du dos vu mon mal-dormisme d'hier, j'ai vraiment envie de sortir, de me rendre jusqu'à la station Mont-Royal pour me faire craquer tout ça et de revenir. J'vais probablement feeler très très cocooning, comme c'est souvent le cas le vendredi, ou du moins le vendredi soir. Une bonne couverte en polar et un film, ya rien de tel (sauf peut-être l'espèce de disposition paradisiaque de l'appartement du personnage de À ciel ouvert de Nelly Arcan, qui, de son bain, peut regarder la télé... un jour peut-être, qui sait). À présent, à savoir si ma soeur me tiendra compagnie où non en ce dit vendredi soir, j'en doute fort.
...
Parfois oui, je dois donner raison à Jean-Luc qui me confrontait hier soir sur mon truc de célibat semi-endurci par choix et tout ça. J'avoue que mes convictions flanchent de plus en plus, que l'envie devient bien trop présente, et que «chassez le naturel et il revient au galop», tout ça. C'est étonnant comme le fait que j'ai déménagé seule en appartement, que je me sois alors fait la réfection que ça serait le moment idéal pour courir la galipote, que tout le contraire est arrivée, mais alors là vraiment oui, TOUT le contraire. Ça l'air que le hasard aime bien jouer des tours avec nos attentes et espoirs. Et donc, je crois, ou du moins j'espère, qu'il serait temps, maintenant que la faculté des sciences humaines et que mon programme également sont en grève, de lever la mienne, ma toute personnelle de grève à moi, qui s'étirait beaucoup trop, pour je ne sais plus vraiment quel bien réel, et que j'ai assez enduré je crois. Le principe derrière reste encore présent dans mon esprit, je continue à réfléchir à ce sujet et tout ça, mais je crois qu'il est temps de me donner une chance pour savoir si mon corps à de nouveau envie de s'accorder avec ma tête et/ou mon coeur, ou simplement si mes habitudes mécaniques sur lesquelles j'avais tant travailler et qui sont revenus très très vite après un certain bouleversement qui, je crois, est mieux gérer à présent, bref, si elles sont repartis pour de bon (ou du moins pour un temps) (euh, ma phrase est vraiment bien trop longue, je sais). C'est n'importe quoi de jeûner quand d'autres meurent de faim comme je ne sais plus qui disait dans Sex and the City.

Cela dit, il n'est plus question de minauder autant qu'auparavant, c'est vraiment quelque chose qui me dégoûte du caractère féminin, toujours à la recherche de la moindre petite parcelle d'attention pour valider son pouvoir d'attraction. Je le ferai, mais modérément, avec la conscience du processus et donc, avec beaucoup plus de parcimonie, dans un élan plus posé et limite réfléchi (mais dans le bon sens, pas celui du calcul, mais de la nom impulsivité d'un automatisme de midinette à la cervelle grillée). C'est donc ce que je ferai, puis pour le reste, faudra voir en temps et lieu, je ne suis pas particulièrement pressée, du moins pas encore, ou plutôt pas ce soir là maintenant à 1h du mat moins quelques miettes. Là maintenant, ya mon lit qui me fait envie et c'est tout. Donc je vais aller convoler en justes noces avec Morphée.

jeudi 6 mars 2008

Poquée tu dis?

J'ai l'impression que mes yeux sont restés ouverts toute la nuit. Je me suis débattue avec mon sommeil, entre 2 ou 3 parcelles de rêves assez étranges, dont je n'ai qu'en vague souvenir quelques visages faisant leur apparition pour la première fois dans mon univers nocturne. Freud disais reste diurne non? Eh bien ce n'était que ça, pendant toute la nuit à m'acharner à gagner le sommeil réparateur (qui s'est soldé par un échec lamentable, faut-il le spécifier?) Le pire, c'est que mon voisin se tenait tranquille ce matin, j'aurais donc pu en profiter pour paresser tel un pacha oriental et tout le tralala. J'en ai quand même profiter oui, mais dans un mi-sommeil assez stressé. J'avais le cerveau qui roulait beaucoup trop pour pouvoir me reposer voilà. Beaucoup trop de pensées de tout ordre et de tout acabit. Vous savez, parfois, pouvoir ouvrir sa boîte crânienne, donner quelque coup de poêle pour abrutir le tout, et s'en laver les mains pour quelques temps, histoire de respirer. Je ne dis pas que c'est de la tourmente, loin de là, mais plutôt de l'anticipation, limite euphorique, mais pas tant tout de même.

C'est que 3h du mat, c'est le point de non retour du sommeil aussi dans mon livre à moi. Et c'était pas mal dépassé, j'aurais dû être plus raisonnable. Mais bon, la raison hen...

Avec tout ça, il est 14h, je suis debout depuis 11h, aucunement déjeuner, rattraper le temps perdu pendant je ne sais combien de temps, une bonne douche et d'autres plans pour ce soir. Mmmm-mmm étonnement, j'ai assez hâte à samedi pour me rendre à mon travail et discuter de certains trucs avec un bon ami, savoir ce qu'il en dira.

Pauve petit «Et»...

Je sais qu'il est tard et je sais que c'est peut-être ceci qui me fait dire cela (ou l'inverse? la grammaire est trop loin, de la marde!), mais ne trouvez-vous pas que ce «Et» fait particulièrement pitié, tout seul qu'il est dans son coin?
Eh bien moi oui je l'avoue, je le prendrais bien avec moi pour le consoler sous mes couvertes (mais pas de la façon dont on pourrait le croire, non mais!), parce que je feel «consolade sous les couvertes». Ça, c'est la fatigue et le trop peu d'alcool qui parle voilà. Avec un peu plus, ça va jusqu'au stade de «ronronnage sous les couvertes». Ça m'arrive, moins souvent qu'avant, mais encore oui. Surtout que j'ai de la difficulté à gérer le roulis parfois. Mais bon, là n'est pas la question, le ronronnage, c'est juste avant, c'est l'état qui s'apparente à la joie extatique, mais sensorielle. Et donc tout mouvement devient une recherche quasi spirituelle (même si je déteste ce mot pour ce qu'il connote) de la douceur. Tout ça pour dire que le «Et» me donne envie de rajouter un espace juste pour qu'il se sente un peu moins seul en cette soirée froide.

À présent, ma yeule et va me coucher!

Avant de poser la tête sur (sous?) l'oreiller

Belle soirée. L'idée est de savoir, en parle-je? Mmmm... Je sais pas ce qui m'arrive dernièrement, j'ai comme un filtre qui s'installe, à savoir si j'écris ceci ou cela. Serait-ce que je grandis? Serait-ce alors que moi aussi, je veux en finir avec mon blog? Serait-ce que je me pose trop de question, que «je réfléchis trop» comme on me la dit trop souvent aussi?

Je crois qu'encore le mieux à faire sera de dormir là-dessus. Mais pour résumé brièvement, je ne suis pas fâchée de m'être donner le coup de pied dans le cul qui me manquait depuis trop longtemps. Remarquez, j'ai confirmé ET infirmé des préjugés que j'avais sur l'événement. Et donc, j'ai fait de belles rencontres, et d'autres plus décevantes (étrangement... mais bon, ça m'aidera sûrement dans d'autres situations futures alors je ne me plains que partiellement). Et puis peut-être aussi que je me suis solidement raccrochée à des bouées que j'avais là-bas et que, du coup, ça m'a rendue moins accessible.
Mais ça, c'est pas nouveau, on s'entend. Moi? Être accessible? Facile d'approche? Ben voyons, faudrait pas se leurrer. Je ne le suis pas particulièrement. J'essaie de me déjouer parfois, de me donner l'élan et tout ça, ce qui n'est pas toujours très efficace faute de pratique. Mais mais mais! Certains disent que c'est exactement ce qui fait mon charme. Sauf que ces «certains»-là sont pas si nombreux et me connaissent même presque trop bien pour avoir un recul nécessaire par rapport à cela.

Bref, je ne trouverais pas de réponse ce soir, et probablement pas avant longtemps non plus, alors je vais aller de ce pas déterminé me vautrer dans mon Éden drapé et douillet pour reposer mon dos qui, ma foi, souffre beaucoup plus que je m'y attendais.
C'est quoi cette idée aussi de mettre mes «fuck-me-boots» pour me donner de la contenance dans un milieu peuplé d'étrangers, avec la neige sur les trottoirs et même le simple fait de reste debout? Ahlala, paraît-il j'ai encore bien des choses à apprendre sur l'usage éclairé de ses damnées bottes...

mercredi 5 mars 2008

Radio-Can tire la plug de Tout sur moi

Tout sur moi et Les étoiles filantes ne reviendront pas. Remarquez, j'écoutais pas vraiment Les étoiles filantes, elle fut victime de la sélection naturelle de ma grille horaire personnelle. Mais bon, il me semble, à mon souvenir et aux dires de gens que je connais et que j'estime (et donc, desquels l'opinion m'importe habituellement). Mais donc, la deuxième saison de chacune sera diffusée, puis voilà, ce sera tout. Et donc, pour protester, j'ai écrit au service à l'auditoire de Radio-Can. Je suis en train de me demander si je partage donc ici cette dite lettre ou non. En fait, pour l'instant, je préfère pas je crois, mais en gros, je trouve que de plus en plus, les chaînes de télé québécoise, ça fait dur. Et comme j'ai des valeurs culturelles très très très fortement ancrées et tout ça, je suis en train de considérer la possibilité de bouder Radio-Can pour une période indéterminée. Je crois pouvoir me passer des émissions que la chaîne diffuse, et limite, ça ne sera que salutaire pour moi, vu que je consomme déjà bien trop de télévision. Enfin, on verra, mais moment donné, yen a marre d'être dans le public toujours défavorisé au final parce que je m'intéresse à des trucs qui n'attirent pas la grosse majorité, soit seulement un demi-million. Et puis j'ai encore sur le cœur la fin d'Un monde à part, la façon dont le chevalier de la chaîne (Guy A. Lepage) a traité Nelly Arcan à son dernier passage à TLMEP, le non retour d'un tas de truc fascinant. Bref, je suis trop déçue je crois pour pardonner encore longtemps, et peut-être même que ma limite vient d'être dépasser.

Hey come on, surtout que tout récemment, Tout sur moi rayonnait à l'étranger via TV5 monde, et avait même fait l'objet d'une éloge d'une journaliste française. Venez pas me dire que c'est autre chose qu'une question de maudites côtes d'écoutes de marde, parce que là franchement, c'est sûrement pas une question de qualité. Et puis pourquoi enlève-t-on le biberon à un poupon tout naissant qui semble prometteur sous plusieurs aspects faute d'un succès instantané? Et pourquoi pas couper dans le gras avec Virginie, Les Boys, L'auberge du chien noir ou même L'heure de gloire? Bref, à mes yeux, c'est de l'injustice pure et dure.

mardi 4 mars 2008

Mon écran s'ennuit

Pas tant que ça quand même. Et je parle pas de mon écran d'ordinateur (quoique), mais plutôt de celui de ma télé. Parce que j'ai de la vaisselle à faire là maintenant (tiens, la procrastination frappe encore ici) et que c'est bien rare que je n'essaie pas de me distraire de cette activité plutôt désagréable avec un épisode d'une quelconque série que j'ai dans mon espace de rangement DVD (qui devra être changer cette été puisque j'ai déjà plus de place depuis l'an dernier, heureusement, je prête beaucoup de truc et donc ça créer de l'espace parfois). Cependant, là maintenant, je feel pour un truc antique, mais pas trop, un truc mal fait, avec des effets pas bon et tout.

Ou alors, de pouvoir me gaver du film Labyrinth avec Bowie (qui entre limite dans ses critères oui d'accord). Mais bon, ça s'est même très accessible mine de rien. Seulement, je veux la version doublée au Québec, et là, c'est une toute autre histoire. Je ne comprend toujours pas pourquoi, lorsque la version existe, les Sony Production, Dreamwork quelque chose et autre distributeur de DVD ne font pas le minimum d'effort pour satisfaire le consommateur qui débourse pour se procurer un classique de son enfance. Et je dis bien ici que malgré les éditions enième anniversaire, deluxe, spéciale ne comprennent en aucun cas la version française (même pas celle de France) pour la zone 1. Il est donc impossible de payer pour cette version ici. Et ensuite, on vient nous sermonner sur le piratage vidéo avec internet et tout.... Ah oui? Eh bien arrangez-vous pour que je n'ai pas envie de le faire, ni même que je n'y prenne pas plaisir pour me venger de votre indifférence à mes besoins de clients, non mais!

Tout cela pour dire que il faudrait bien aussi que j'envisage de regarder les cartes graphiques pour brancher mon ordi et ma télé afin d'augmenter exponentiellement mes possibilités télévisuelles. Vivement l'été et le fric que je ferai alors.

Au fait, dernier truc pas rapport comme ça, James Blunt là, yé vraiment pas particulièrement joli. Je sais pas si vous avez vu son dernier vidéo-clip encore ultra «égocentré» où il campe son propre rôle et où il semble attirer (vers la fin) deux milles pitounes x, y et z. C'est assez n'importe quoi merci. À ce sujet, je vous conseille le fabuleux gag de MadTv, qui se retrouve facilement sur Youtube, où une humoriste dont je ne connais pas le nom parodie son vidéo-clip "You're beautiful" où il se dévêtit dans un décor hivernal. Assez amusant.

samedi 1 mars 2008

Moi et les contacts humains

Je prend quelques minutes de mon temps précieux (l'est-il vraiment? je ne le sais pas encore vu la «pisou-nerie» des uns devant la nouvelle bordée de neige de ce matin) pour venir signaler ma participation tardive, mais oh combien réelle au Yullblog de mercredi prochain. Parce qu'un jour, une femme se doit de quitter sa léthargie et de crier «me voilà!» à la face du monde (qui est légèrement acnéique pour ceux que ça intéresserait).

En fait, je me suis surtout fait coincée devant une promesse que j'ai fait à une amie réelle qui a elle aussi un univers virtuelle à elle. Et comme c'est une amie réelle, je peux pas sortir une excuse de connaissance virtuelle un peu poche, ça me ferait passé pour quoi et puis j'suis quand même pas pour la décevoir (tiens, serais-je en train de prendre les habitudes de quelqu'un que je connais? faudrait pas, c'est pas vivable se mettre de la pression comme ça). Et puis voilà, l'idée, c'est que dans ma promesse de grève, dans mon célibat des plus endurcis, par semi-choix je dirais pour ne pas avoir l'air d'une folle désespérée ni non plus d'une ermite hirsute (bon bon, je sais, c'est peut-être pas tout à fait le sens que je voulais donner, mais les deux mots s'agencent si bien, je pouvais pas m'empêcher), j'ai l'impression que soudain, j'ai encore moins de chose à répondre au fameux «quoi de neuf?» des pauvres en manque d'inspiration. Pas que c'est si dérangeant, mais ce fessant, mine de rien, ça finit par créer une boucle, un cercle vicieux de platitude qui n'aide pas à se débarrasser (lorsqu'il sera temps) de ce dit célibat et de cette dite grève. Je décide donc de me secouer les puces par le fait même.

Cependant, et je m'en excuse d'avance hen!, je sais fort bien que je suis du genre plutôt mésadaptée sociale jusqu'à un certain point. J'suis pas particulièrement forte dans les premières impressions. Quoique non, c'est pas vrai, ça dépend quelle genre de premières impressions. J'suis du type très "good on paper" devant les connaissances de mes parents, les parents des autres, les employeurs, les collègues de travail, tralalère. Les gens avec qui tu n'es pas obligé d'avoir de la personnalité, l'essentiel, c'est de se fondre dans le tas, de pas créer trop de remous, du moins pour commencer. Je me taire à l'intérieur de moi-même, j'observe la dynamique de groupe, je semi-socialise par intérim. Bref, c'est somme toute ordinaire. Éventuellement, je prend un peu plus mon aise. Mais avec le peu de pratique dernièrement, je dois être encore pire. Je peux aussi me travestir, encore faut-il que j'ai la force de me donner le coup de pied dans le cul pour le faire, et avec ma nature paresseuse, c'est autre chose. Ou alors, par la nervosité, je deviens vantarde, arrogante, show off, imbu de moi-même, etc etc. Ça s'appelle s'auto-détruire socialement ou se créer un mur. Remarquez, j'ai toujours eu l'esprit d'auto-destruction assez fort, c'est dans ma nature, c'était écrit dans le ciel à ma naissance.

Enfin, j'essaie de pas trop anticiper, je me pointerai et j'aviserai rendu là.

Tout cela pour dire que ça serait bien que d'autres suivent mon exemple gaiement et que je puisse serrer la pince de certaines gens que je lis depuis longtemps (ou moins longtemps) et qui me semble somme toute fort sympathique. C'est bien parfois de mettre une voix, des tics, des manies sur une écriture. Ça donne ce qui manque amèrement à l'écrit virtuel : un ton.

jeudi 28 février 2008

Somewhat blue... Something new?

Plus j'y pense, plus j'ai comme un besoin de dépaysement.
C'est peut-être bien dû au fait que la dernière fois que j'ai voyagé, c'était euh.... je sais même pu. Peut-être au États-Unis, mais quand exactement? Ça doit faire mauditement longtemps pour que je me souvienne pu ce qui est venu avant : Boston ou le dernier Cape Code?

Enfin, à petit échelle, ça pourrait donner plus ou moins ce genre de situation. En fait, oui, j'aurais quasiment envie d'être l'instigatrice d'un événement pareil, histoire d'être agréablement surprise, ou juste surprise, ou juste je sais pas, plongé dans une situation nouvelle.

Faudrait bien que je trouve un moyen pour que ça se réalise, me secouer les puces, tout ça. Remarquez, le manque de nouveau dans mon quotidien fait que je suis en train de planifier de plus en plus un tas de chose pour quand je vais avoir plus de temps libre, cet été par exemple. J'ai un plan film, un plan lecture, un plan achat, un plan économie, un plan sortie même, dans lequel il y a un plan théâtre, un plan déjeuner, un plan cinéma... et probablement d'autres plans qui viendront s'agglomérer à ce qui est déjà en ébauche. Le mois de janvier est pas mal révolu et je suis retombée sur terre assez rapidement. C'est toujours aussi pourri au Danemark semble-t-il, même si pourri est un bien grand mot, je dirais plutôt stagnant ou sans remous (bon ou mauvais, peu importe).

mercredi 27 février 2008

Le retour du monsieur vert

Aujourd'hui, journée quasi productive. Ça a commencé avec un déjeuner à la Grand-Mère Poule sur Masson (étonnement, il n'y avait pas de vedette aujourd'hui, mais on était assis à côté d'une personne qui allait à la même école secondaire que nous selon mon partenaire de déjeuner alors bon, mettons... oui parce que la rue Masson et les déjeuners de la Grand-Mère Poule, c'est très jet set dernièrement).

Ensuite, en route pour la bibliothèque de l'UdeM où j'ai bouquiné comme une défoncé pour essayer de me fixer un objectif, un corpus, un thème précis... J'ai presque réussi à faire l'ensemble de tout ça, déjà je sais que je m'enligne pour deux travaux au lieu d'un. Je vais d'abord analyser un truc plutôt simple et tout, avec un corpus facile à déterminer après un brin de lecture que je peux commencer dès ce soir vu que j'ai acheter quelques livres, emprunter d'autres, et qu'il m'en reste "on hold" sur une table de la bibliothèque.

Mais bon, trêve de banalité. J'étais donc en train de chercher un livre à la Co-op de l'UQÀM. Comme j'avais déjà trouvé l'essentiel et que je sais que les deux semaines à venir risque d'être pas très agréable financièrement, je me dis que le reste, je peux bien l'emprunter, ya rien qui m'empêche. Je me dirige donc vers la caisse. Le type qui est en train de payer ou de demander de l'information semble justement pas trop sûr de son affaire. À côté de lui, un peu trop prêt pour les habitudes d'attentes à la caisse de l'endroit, se trouve un gros monsieur avec un sac de l'Université de McGill et un manteau vert. Tiens tiens, une attitude belliqueuse et désagréable, un manteau vert, une face de gros tabarnak : ça me dit quelque chose... Meuh oui, c'est lui. Mais bon, on s'entend, il a été un peu moins désagréable cette fois-ci, même s'il a passé un commentaire pour semi aider le type / faire accélérer les choses parce qu'il est toujours pressé et toujours aussi important. Lui-même n'est pas un client des plus rapides à décoller, alors l'adage qui veut qu'on déteste ce qu'on fait soit même a bien raison dans son cas. Remarquez, ya aussi l'hypothèse de frustration sexuelle qui serait plausible pour son attitude de merde. Je sais, c'est un peu facile, mais c'est écrit dans son front, alors bon.

Donc, morale de cette histoire, si vous croiser un gros monsieur dans un manteau vert avec un sac McGill (genre sac écolo d'épicerie en tissu là), avec des lunettes, avec des cheveux un peu hirsutes simili blonds ou roux mal assumé et une urgence d'avoir l'air tellement exaspéré du service, ne vous gênez pas pour l'insulter si nécessaire, ça va me faire plaisir.

mardi 26 février 2008

Ronron petit patapon

Vous savez, parfois, j'aimerais bien être un chat. Surtout à cet période-ci de l'année, où j'ai trop souvent envie de pouvoir m'étendre sur un calorifère ou sur le spot chaud de mon lit vers 14h à cause du soleil qui passe par la fenêtre. C'est sûr que le verre de vin en fin de journée aide à en avoir envie. Et puis, un chat, avec tout le poil, ça doit être comme sous un grosse couverte en permanence. Ça va tellement pas être facile de me lever demain matin...

dimanche 24 février 2008

Oscar 2008

J'écoute les Oscar ce soir et depuis déjà quelques prix (il n'en reste plus que deux je crois), je me pose quelques questions. La cérémonie a 80 ans cette année, et puis ça paraît. Je sais pas vous mais ya comme un truc qui cloche dans l'ordre de la remise de chaque prix.

Je niaiserai pas avec des airs d'offusquée sur les gagnants des prix qui ont moins de temps pour remercier l'Académie, leur famille et leur chien Fifi qui a toujours cru en eux, même si certains speech (bien qu'au fil des années, plus ça change plus c'est pareil) sont quand même euuuh... poignant en quelque sorte (mais ça reste «persévèrerez, les rêves sont réalisables, etc etc.) C'est entendu de tous qu'on peut pas vraiment y faire quelque chose, surtout qu'on est un peu responsable en général.

Je niaiserai pas non plus avec l'espèce de besoin viscéral très institutionnel propre à chaque académie de favoriser les produits nationaux, même si c'est pas vraiment le meilleur, parce que de toute façon, les perdants ont toujours tort (ou quelque chose comme ça) et puis le vote c'est le vote et puis on peut pas satisfaire tout le monde et un tas de trucs comme ça (même si, on s'entend, les prix pour les trucs animés, c'était un peu n'importe quoi). Quoique c'était un bon coup l'histoire de Marion Cotillard, mais je crois que la sacrosainte Académie avait surtout pas trop envie d'avoir les Français sur son dos (cela dit, je ne porte aucun jugement sur la valeur de la performance de la dite actrice).

Vous savez, en tant que femme, je ne peux qu'être un peu frustré qu'on ne change pas de temps en temps l'ordre d'attribution des prix donnés aux acteurs. C'est systématiquement toujours les femmes d'abord. Autant je comprend le geste "galant", mais dans ce cas-ci plus particulièrement, la galanterie cache le machisme. Comme si la performance des acteurs est tellement plus importante, époustouflante, renversante. Comme si le travail d'un homme a encore tellement plus de valeur que celui d'une femme. Mais bon vous savez, l'Académie, les États-Unis, les institutions de pas loin d'une centaine d'année, gna gna gna... Je ne me fais pas trop d'illusion, mais je préfère au moins tenter de sonner certaine cloche. Personnellement, même si j'avais un parti pris pour Depp parce que j'ai trop aimé Sweeney Todd, j'étais beaucoup plus emballée à l'idée d'apprendre quelle actrice allait recevoir son petit trophée. C'était peut-être une question de suspense remarquez, mais quand même, ça devrait être revu cet aspect là. Et c'est pas seulement l'ordre, c'est la disposition. Le prix pour la meilleure performance d'une actrice dans un rôle principal est décerné plus ou moins au milieu de la cérémonie tandis que, pour les acteurs, c'est tout juste avant le meilleur réalisateur et le meilleur film. Oui, je comprend la co-relation, mais est-ce que le fait que le rôle principal soit tenu par un homme a toujours nécessairement de l'incidence sur la qualité d'un film? Et que dire des films comme Gigi, All About Eve, Million Dollar Baby, My Fair Lady, The Sound of Music? Bref, ça, je ne peux que vraiment le déplorer.

Sinon, quelques trucs étranges. Je crois que c'était le prix pour un court documentaire ou quelque chose dans le genre, lorsque les deux réalisatrices sont venus faire leur remerciement, la première dit quelque chose à propos du sujet de leur film, soit la bataille incessante pour les conjoints du même sexe contre la discrimination faite à leur égard. Et, avec une pointe de rhétorique un peu mal habile, la réalisatrice dit quelque chose comme «discrimination que je ne connais pas moi-même étant mariée». C'est beau comme on peut défendre quelque chose et s'en dissocié autant. Oui bon, plusieurs me diront «c'était pas l'idée», «elle ne voulait que clarifier», «elle ne voulait pas offenser la communauté discriminée en prétendant vivre la même chose lorsqu'elle n'est clairement pas dans la même position». Je suis d'accord, en partie oui, mais je suis aussi en droit de me demander pourquoi elle a soudain tant senti le besoin de clarifier devant l'Amérique qu'elle avait une sexualité normale, comme on allait bien finir par s'en rendre compte vu qu'on remercie toujours les époux et les enfants à la fin d'un remerciement de la sorte. Et puis, au pire, et alors?...

Sinon, John Stewart a livré la marchandise à mon humble avis. Quoique, tant qu'à y être, pourquoi pas Stephen Colbert? Mais bon, ça c'est un fait établi aussi, personne ne créer la cérémonie des Oscar pour Elisabeth Dubois (malheureusement, parce que ça serait tout un show).

Oh et puis un dernier truc pour me gâter. Vous savez, Owen Wilson a présenté un prix. Vous savez aussi probablement qu'il a essayé de se suicider en août dernier. Dans ma tête, comme c'est en direct (enfin, il me semble), à chaque moment jusqu'à la fin de se présentation, je m'attendais à ce qu'il fasse un truc complètement imprévisible, un gros petage de coche en règle. Ça aurait été amusant quand même. Je dis pas un truc obligatoirement morbide, mais bon, un truc. Comme une ode à l'amour de Kate Hudson ou je ne sais quoi. Me semble c'est son genre. Enfin, dans ma tête, les Oscar, c'est un événement plein de rebondissement. Ça serait bien de faire un film sur une cérémonie très officielle comme ça qui tourne, mais alors là, vraiment mal. J'vais y penser en tout cas.

Oh et puis, je sais que c'est pas très gentil et tout, mais sérieusement, Tilda Swinton, c'est pas beau tout de suite. Déjà son teint pâle et son visage squeletico-souriesque, mais en plus ses efforts pour personnifier l'androgynie au XXIe siècle... C'est probablement les cheveux et la maigreur qui font ça. Mais vraiment, je sais pas, elle n'entre pas dans mes canons de beauté.

samedi 23 février 2008

En suspension

C'est souvent dans l'urgence de faire complètement autre chose (dans ce cas-ci mon lavage et me coucher) que j'ai envie de venir déposer quelques mots ici. Bon oui, d'accord, c'est peut-être aussi le verre de vin pris un peu plus tôt. Mais c'est de moindre incidence, sur ces élans d'écriture je veux dire. C'est ma nature de procrastineuse finie fort probablement. Juste là maintenant, ça me prend tout mon courage pour seulement envisage d'aller faire ma petite routine de fin de journée. Remarquez, quoi de plus ennuyant que de se brosser les dents...

Je discutais avec un ami en finissant de travailler, à propos des corps, de la beauté et tout ça, et puis ça ma donner envie d'éventuellement retourner sur un fragment de texte que j'avais écrit au cours de la session passée. J'ai envie d'en faire quelque chose oui, et ça, ça fait quand même quelques temps que j'y songe. C'est ce besoin de créer qui me tenaille. Lundi dernier, ma mère est venu chez moi, discuter, comme ça, pour le plaisir, après nos cours respectifs. Et, du temps que j'étais au cégep, c'était mes études qui génèraient chez elle un élan vers le domaine, un genre d'envie de faire de même et tout. À présent, c'est l'inverse. Je m'ennuie tellement de ça, de faire quelque chose de mes dix doigts, de me salir, de construire un chaos ordonné (parce que le chaos l'est toujours mine de rien), d'avoir des contraintes et d'y nager librement. De retrouver une parcelle de ce qui a constitué fort probablement l'âge d'or de ma vie (bon je sais bla bla bla, je suis jeune encore et tout ça, c'est si facile d'opposer ce genre de discours aux gens qui sont plongés dans leur passion, et aussi fort stupide à mon avis). Mais, il me manque l'espace, autant temporel que matériel.

La laveuse a fini son cycle, je dois suspendre mes vêtements et me brosser les dents...

mardi 19 février 2008

Casino 2

J'avais écouté la première saison avec plus ou moins d'intérêt, mais bon, comme j'avais écouté les 3 ou 4 premiers épisodes, aussi bien l'écouter au complet. Ce soir, j'avais une amie chez moi et dans la foulée, on s'est mise à écouter le premier épisode (oui, parce que le mardi anyway, ya trop rien à la télé). Euh, voulez-vous bien me dire c'est qui la personne qui a écrit le scénario? Non mais un texte avec autant d'inégalité, ça se peut quasiment pas. Mais bon bref, vous ne me reverrez pas devant Radio-Canada le mardi soir. Je voudrais en faire une parodie que je serais même pas capable d'égaler le texte original, c'est tout dire...

Quelques petits trucs sur le pouce 2

Pour en revenir avec jeudi dernier, outre ce que j'ai déjà dit, je n'ai pas mentionné le fait que j'ai alors revu le film MulHolland Dr. qui m'avait déjà conquise auparavant, mais qui dormait sur ma tablette à DVD. Et puis, à présent, après l'avoir revisionner, après en avoir discuter, après l'avoir vu sur grand écran en plus, dans une salle avec d'autres gens au lieu que toute seule chez moi devant ma télé, je ne peux plus arrêter d'y penser. Vraiment, j'adore ce film, complètement. Et puis LA chanson, dans une des scènes qu'auparavant j'avais trouver un peu inutile (dieu que je me trompais), ne me sort plus de la tête depuis au moins 3 ou 4 jours. Bref, je suis complètement fanatique, ça même presque pas d'allure... J'ai l'irrésistible envie de le prêter à tout le monde aussi. Enfin bref, si vous ne l'avez pas vu, courrez vite le voir.

Dans un autre ordre d'idée, je me promenais tout juste sur le site des Éditions du Boréal et j'y ai vu que Dany Laferrière va publier un nouveau roman, soit «Je suis un écrivain japonais» le 8 avril prochain. Euh, ça l'air vraiment bon et j'ai hâte même si ma pile de lecture pour cette été s'en vient gravement trop grosse, je ferais peut-être une petite place pour lui, parce que c'est un de mes auteurs favoris, et que faudrait bien que je finisse de faire le tour de ses oeuvres un jour (il ne m'en reste pas tant à lire remarquez).

Sinon, l'AFESH est toujours en grève, et donc je suis en «congé» jusqu'à lundi dans deux semaines (à cause de la semaine de lecture). C'est assez intense et ça commence à m'inquièter... Mais bon, que puis-je y faire, je crois que j'ai même pas le droit d'aller voter comme, malgré le fait que j'ai deux cours en science humaine, je ne suis pas inscrite dans un programme de science humaine. Je vais m'avancer dans mes affaires, mais bon, c'est pas le gros char...

Oh et puis si quelque sait ce qui s'est passé à la station Beaudry hier, je serais intéressée à le savoir.

samedi 16 février 2008

Émile Nelligan

En fait, je partage et me fait un rappel à moi-même au cas où je voudrais rapidement retrouver le sketch (qui n'est pas sur Youtube, bien que ça soit le meilleur des trois disponibles) :

Et puis, là plutôt pour partager, allez voir ce site-ci, il y a quelques clips qui valent vraiment la peine ahah.

Comme promis

Voilà le fameux chandail, mais bon, je suis un peu déçue quand même parce que le tissu n'est pas ce qu'il semble être en fait.
Mais bon bref, voilà :

vendredi 15 février 2008

Ma St-Valentin

Hier soir, j'étais au St-Hub avec deux amis de semi longue date mettons. C'était fort agréable comme St-Valentin, miraculeusement, cette année, pas de larme toute seule dans mon coin, pas de morfondage, d'appitoiement, bla bla bla bla. Et puis bon, parle parle jase jase. Évidemment, on finit par discuter des relations affectives de tous et chacun. Et puis évidemment, les méandres des miennes qui font la manchette (ou pas) depuis un sérieux bon bout de temps. Et encore par moment, j'ai de la difficulté à en parler sans avoir le souffle court et un malaise au ventre.
Bon bon, oui je sais, c'est normal et tout. Mais ça c'est moi, la volonté d'être toujours stoïque dans des situations où je pourrais exposer ma faiblesse, ma vulnérabilité bla bla bla. Remarquez, l'idée de fondre en larme dans un resto me tente tellement peu alors ya ça aussi. Et puis, je crois que c'est aussi probablement une réaction par rapport aux élans théatralo-dramatique de ma famille (plutôt du côté de ma mère). Et donc, j'ai toujours un tiraillement entre mon héritage maternel et mon héritage paternel, qui se situe plutôt dans la réserve et le contrôle de soi. Ouais, ben ça l'air que j'ai du travail à faire encore.
Faudrait, faudrait que j'arrive à me permettre plus souvent. Mais ça vient aussi du malaise que j'ai moi-même devant les gens qui m'exposent leur vulnérabilité. Ouais bien hen, j'ai comme soudainement encore plus envie d'aller consulter là-dessus. Remarquez, je sais pas si je serais une bonne patiente, je trip trop sur ce type d'analyse pour être un bon sujet, je connais peut-être un peu trop le mécanisme pour arriver à me laisser aller comme il se devrait. Mais bon, faut aussi savoir faire confiance à son inconscient peut-être. J'vais y songer sérieusement je crois.

Et puis, de plus en plus, je sens qu'ya un truc en quelque part qui veut sortir de moi. J'ai envie de commencer à écrire un truc, à créer quelque chose, je ne sais quoi, mais sortir quelque chose de mes trippes. Alors bon, il y a certainement anguille sous roche en quelque part.