J'écoute les Oscar ce soir et depuis déjà quelques prix (il n'en reste plus que deux je crois), je me pose quelques questions. La cérémonie a 80 ans cette année, et puis ça paraît. Je sais pas vous mais ya comme un truc qui cloche dans l'ordre de la remise de chaque prix.
Je niaiserai pas avec des airs d'offusquée sur les gagnants des prix qui ont moins de temps pour remercier l'Académie, leur famille et leur chien Fifi qui a toujours cru en eux, même si certains speech (bien qu'au fil des années, plus ça change plus c'est pareil) sont quand même euuuh... poignant en quelque sorte (mais ça reste «persévèrerez, les rêves sont réalisables, etc etc.) C'est entendu de tous qu'on peut pas vraiment y faire quelque chose, surtout qu'on est un peu responsable en général.
Je niaiserai pas non plus avec l'espèce de besoin viscéral très institutionnel propre à chaque académie de favoriser les produits nationaux, même si c'est pas vraiment le meilleur, parce que de toute façon, les perdants ont toujours tort (ou quelque chose comme ça) et puis le vote c'est le vote et puis on peut pas satisfaire tout le monde et un tas de trucs comme ça (même si, on s'entend, les prix pour les trucs animés, c'était un peu n'importe quoi). Quoique c'était un bon coup l'histoire de Marion Cotillard, mais je crois que la sacrosainte Académie avait surtout pas trop envie d'avoir les Français sur son dos (cela dit, je ne porte aucun jugement sur la valeur de la performance de la dite actrice).
Vous savez, en tant que femme, je ne peux qu'être un peu frustré qu'on ne change pas de temps en temps l'ordre d'attribution des prix donnés aux acteurs. C'est systématiquement toujours les femmes d'abord. Autant je comprend le geste "galant", mais dans ce cas-ci plus particulièrement, la galanterie cache le machisme. Comme si la performance des acteurs est tellement plus importante, époustouflante, renversante. Comme si le travail d'un homme a encore tellement plus de valeur que celui d'une femme. Mais bon vous savez, l'Académie, les États-Unis, les institutions de pas loin d'une centaine d'année, gna gna gna... Je ne me fais pas trop d'illusion, mais je préfère au moins tenter de sonner certaine cloche. Personnellement, même si j'avais un parti pris pour Depp parce que j'ai trop aimé Sweeney Todd, j'étais beaucoup plus emballée à l'idée d'apprendre quelle actrice allait recevoir son petit trophée. C'était peut-être une question de suspense remarquez, mais quand même, ça devrait être revu cet aspect là. Et c'est pas seulement l'ordre, c'est la disposition. Le prix pour la meilleure performance d'une actrice dans un rôle principal est décerné plus ou moins au milieu de la cérémonie tandis que, pour les acteurs, c'est tout juste avant le meilleur réalisateur et le meilleur film. Oui, je comprend la co-relation, mais est-ce que le fait que le rôle principal soit tenu par un homme a toujours nécessairement de l'incidence sur la qualité d'un film? Et que dire des films comme Gigi, All About Eve, Million Dollar Baby, My Fair Lady, The Sound of Music? Bref, ça, je ne peux que vraiment le déplorer.
Sinon, quelques trucs étranges. Je crois que c'était le prix pour un court documentaire ou quelque chose dans le genre, lorsque les deux réalisatrices sont venus faire leur remerciement, la première dit quelque chose à propos du sujet de leur film, soit la bataille incessante pour les conjoints du même sexe contre la discrimination faite à leur égard. Et, avec une pointe de rhétorique un peu mal habile, la réalisatrice dit quelque chose comme «discrimination que je ne connais pas moi-même étant mariée». C'est beau comme on peut défendre quelque chose et s'en dissocié autant. Oui bon, plusieurs me diront «c'était pas l'idée», «elle ne voulait que clarifier», «elle ne voulait pas offenser la communauté discriminée en prétendant vivre la même chose lorsqu'elle n'est clairement pas dans la même position». Je suis d'accord, en partie oui, mais je suis aussi en droit de me demander pourquoi elle a soudain tant senti le besoin de clarifier devant l'Amérique qu'elle avait une sexualité normale, comme on allait bien finir par s'en rendre compte vu qu'on remercie toujours les époux et les enfants à la fin d'un remerciement de la sorte. Et puis, au pire, et alors?...
Sinon, John Stewart a livré la marchandise à mon humble avis. Quoique, tant qu'à y être, pourquoi pas Stephen Colbert? Mais bon, ça c'est un fait établi aussi, personne ne créer la cérémonie des Oscar pour Elisabeth Dubois (malheureusement, parce que ça serait tout un show).
Oh et puis un dernier truc pour me gâter. Vous savez, Owen Wilson a présenté un prix. Vous savez aussi probablement qu'il a essayé de se suicider en août dernier. Dans ma tête, comme c'est en direct (enfin, il me semble), à chaque moment jusqu'à la fin de se présentation, je m'attendais à ce qu'il fasse un truc complètement imprévisible, un gros petage de coche en règle. Ça aurait été amusant quand même. Je dis pas un truc obligatoirement morbide, mais bon, un truc. Comme une ode à l'amour de Kate Hudson ou je ne sais quoi. Me semble c'est son genre. Enfin, dans ma tête, les Oscar, c'est un événement plein de rebondissement. Ça serait bien de faire un film sur une cérémonie très officielle comme ça qui tourne, mais alors là, vraiment mal. J'vais y penser en tout cas.
Oh et puis, je sais que c'est pas très gentil et tout, mais sérieusement, Tilda Swinton, c'est pas beau tout de suite. Déjà son teint pâle et son visage squeletico-souriesque, mais en plus ses efforts pour personnifier l'androgynie au XXIe siècle... C'est probablement les cheveux et la maigreur qui font ça. Mais vraiment, je sais pas, elle n'entre pas dans mes canons de beauté.
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dimanche 24 février 2008
jeudi 31 janvier 2008
Varia #3
- «Astérix aux Jeux Olympiques» serait mauvais selon la critique. Oui bon, fallait s'y attendre hen! Moi je le voyais venir à 100 mille à l'heure. Déjà, c'est pas le même type qui fait Astérix alors moi bof, ça me tente un peu moins. Jamel n'y est pas non plus. La trame contraignante des jeux olympiques vient nécessairement alourdir le tout, déjà que c'est pas le meilleur album non plus. On se souviendra que le premier volet était nul de chez nul, alors bon. Et puis vous avez vu les previews? Pas le petit truc avec les armées qui font des formes là, mais la version longue, avec extrait. Si vraiment c'est celle-là qu'il passait dans les salles au cinéma, personne n'accourerait pour le voir.
- Je redécouvre les joies de l'éclairage à la chandelle. Oui, en effet, avec la froidure, ça fait presque l'effet d'un succédané de foyer. Enfn, si on approche les mains oui. Mais bon, c'est aussi l'ambiance tamisée. Et puis, je sais pas, ça me relaxe énormément. Remarquez, moi le feu, j'ai toujours eu un faible. J'dois avoir des envies pyromanes refoulées en quelque part dans mon inconscient...
- Si quelqu'un à un bon livre de littérature étrangère à mon conseiller, ayant pour sujet le thème du double, ou un thème qui rejoint de près ou de loin le couple, l'identité sexuelle ou le féminin/l'homosexualité comme composante de l'abject, ça serait vraiment apprécié. Je fais des recherches, mais dans l'abondance de choix, parfois c'est presque comme si il n'y en a pas du tout.
- J'ai pris différentes résolutions tardives dernièrement dont un renforcement de ma grève, qui vient englober encore plus de truc, tenter de couper un peu sur ma consommation télévisuel afin de mieux me concentrer sur mes lectures, et puis vraiment essayer de briser un patern qui me suit depuis un bon moment déjà et qui me fait toujours vivre un esti de calvaire.
- Depuis le temps des fêtes, je redécouvre Musimax et c'est un bon poste à écouter à temps perdu, exception faite des émissions Top 5 quelque chose, parce que c'est souvent la crème de la marde en musique. #1 est agréable pour la redécouverte d'anciens hits qu'on avait oublié. La panoplie d'émissions sur les stars est fort amusante.
vendredi 7 septembre 2007
Me, My Yak and I
Je partirais bien à l'aventure à dos de bouquetin... Un peu comme Ashitaka dans Princesse Mononoké, seulement moi j'aurais pas le bras rongé par le mal.
Ça sera mon voeu lorsque je soufflerais mes 22 bougies sur mon gâteau d'anniversaire en novembre tiens.
Ça sera mon voeu lorsque je soufflerais mes 22 bougies sur mon gâteau d'anniversaire en novembre tiens.
samedi 25 août 2007
Les DVD et la langue française
Je sais pas vous, mais moi, ça me fait un peu suer parfois de voir un de mes films préférés ou un films qui a marqué mon enfance en DVD mais ne contenant pas la bande son en français bien qu'elle existe. Personellement, j'ai décidé d'écrire aux compagnies de production de ces films afin de me plaindre. Voir le coffret anniversaire de Labyrinth qui ne contient toujours pas la bande son française me tue vraiment. Pas que j'ai quelque chose contre la version originale, un film américain en DVD qui ne contient que des traductions me fend le cul tout autant. Mais j'aime mieux avoir le choix. Sans compter que pour certains films, j'ai grandi avec la traduction, même si elle n'était pas particulière bonne, je l'a connais par coeur et ya certains moments qui me manquent. Je ne dis pas de passer une loi à cet effet comme le propose Dumont (parce que je ne peux pas être d'accord avec lui point final), mais je ne comprend pas qu'une compagnie qui produit des films ne daigne pas inclure le français dans ses DVD de zone 1. Sinon, on devrait pouvoir avoir accès à des lecteurs qui ne sont pas zonés (légalement je veux dire) ou alors, il devrait vendre de DVD incluant le maximum de traduction un peu plus cher. Moi, en tout cas, je serais prête à payer plus cher dans certains cas.
Ce qui est le plus drôle dans tout ça, c'est qu'après, les grosses compagnies de cinéma américaines viennent pleurer à cause du piratage...
Ce qui est le plus drôle dans tout ça, c'est qu'après, les grosses compagnies de cinéma américaines viennent pleurer à cause du piratage...
mardi 21 août 2007
Cinématographie #2
Ça l'air vraiment bon. En plus j'suis sur un trip d'anime pas mal intense dernièrement. Faut je vois aussi Le Château ambulant de Miyazaki.
jeudi 2 août 2007
Cinématographie
Ça m'a l'air intéressant. D'ailleurs, quand est-ce que le nouveau Wong Kar-Waï arrive? C'est long.
lundi 2 juillet 2007
Labyrinthe de Pan
Sérieusement pas génial.
Gratuit, symbolique à deux cennes, toujours le même jeu avec les plans de caméra rapprochés juste avant qu'il arrive quelque chose de terrible.
Le seul point positif se retrouve dans les effets spéciaux, le maquillage et l'aspect visuel. Mais, on s'entend, c'est rarement ce qui fait d'un film une oeuvre géniale. Et, pour que certains effets soient possibles, on se sert de la gratuité de plans inutiles qui n'ajoutent rien au réçit et qui sont vraiment dégoutants...
Plutôt déçue
Gratuit, symbolique à deux cennes, toujours le même jeu avec les plans de caméra rapprochés juste avant qu'il arrive quelque chose de terrible.
Le seul point positif se retrouve dans les effets spéciaux, le maquillage et l'aspect visuel. Mais, on s'entend, c'est rarement ce qui fait d'un film une oeuvre géniale. Et, pour que certains effets soient possibles, on se sert de la gratuité de plans inutiles qui n'ajoutent rien au réçit et qui sont vraiment dégoutants...
Plutôt déçue
vendredi 16 mars 2007
Activité du mois de mars
dimanche 18 février 2007
J'ai pas un rond!
Je niaise pas, c'est même presque pathétique. Hier soir, j'étais chez une amie pour écouter la télé et puis on était assise sur le plancher tellement on était crevé de notre journée à l'hôpital. Alors, mettons que faire la bouffe était au dessus de nos forces. Et puis, j'étais la seule qui avait de l'argent liquide alors... On a mangé du greasy chinese. Mais, oh malheur, j'ai alors oublié que je devais bientôt acheter un million de truc parce que y me manque toute en même temps : pate à dent, astringent, exfoliant, feuilles lignées, chocolat (oui non bon, peut-être pas chocolat)...
Et puis, en plus, ça fait depuis le début février que je dois acheter un DVD. Je regardais les prix pendant que je devais faire mon travail sur le poème plate, et puis, oh grand malheur, Archambault le vend encore moins cher que Best Buy et Future Shop... C'est dur de suivre son éthique dans ce temps là (mais je vais le faire!)
Et puis, en plus, ça fait depuis le début février que je dois acheter un DVD. Je regardais les prix pendant que je devais faire mon travail sur le poème plate, et puis, oh grand malheur, Archambault le vend encore moins cher que Best Buy et Future Shop... C'est dur de suivre son éthique dans ce temps là (mais je vais le faire!)Oh, et puis, comble de malheur, le fusible de la sècheuse a sauté... Mais yé pas question que je me rende une enième fois au Rona pour acheter un enième fusible parce que j'ai du dépenser 40$ en fusible depuis mon déménagement, et il serait temps que ça soit le tour de quelqu'un d'autre.
jeudi 21 décembre 2006
Je veux mon 7.50$!
Alors, hier soir, je suis allée au cinéma. Heureusement, c'était mercredi et je ne suis pas allée au Starcité alors ça coûtais moins cher. Parce que franchement, ça valait pas grand chose. Oui, vous avez dû comprendre, je suis allée donner mon argent à la dernière production québécoise de l'heure : Roméo et Juliette. Oh my, que dire! Je crois que je pourrais en parler pendant des heures tellement ils ont ratés leur coup. Imaginez un peu, je m'attendais déjà à être amèrement déçue, mais je l'ai été encore plus que ce que j'aurais pu croire. D'abord, le jeu des acteurs, et que ce soit des jeunes comme des plus expérimentés n'est pas très crédible. En fait, ya que Jeanne Moreau qui a de l'allure. La trame sonore agresse terriblement, fait totalement décrocher du fil de l'histoire. Mention spécial pour avoir plugger une toune de Simple Plan dans les 10 premières minutes du film : c'est atroce. Le montage est parfois baclé, on pourrait même croire que c'est un film amateur par moment. Vous savez, quand on prend plusieurs prises d'une même scène, particulièrement lorsque le plan ne bouge pas, c'est le même acteur au même endroit. Ya une coupure bien nette qui est faite à un moment donné, ça ma presque fait saigné des yeux. Le scénario... Ouf, qu'est-ce que c'est que ça? À un moment donné, moi et mon amie (parce que je n'étais pas seule à trouver ça terrible), nous nous sommes même demandé si on ne quittais pas la salle tout simplement. Mais bon, je me suis dis, donnons leur une autre chance, qui sait, leur mort semblait avoir de l'allure, je me demandais comment il allait rendre les choses à ce niveau. Et même là : bof, ça aurait pu être mieux. Parallèlement à tout cela, je crois que le film aurait mieux passer si la prod s'était un peu plus dissocier du film de Baz Lhurmann, et peut-être même de la pièce de Shakespeare, ça aurait mieux passer, et puis on aurait pu dire au pire que c'était un film d'ado tout ce qu'il y a de plus banal. Mais non! Alors, qu'il s'attende pas à des applaudissement de ma part. On se promène trop entre un contemporanisme et la version plus antique, et ce de façon tellement aléatoire et arbitraire qu'on n'y voit aucune visée clair. Bref, ça ne se balance pas pentoute. Oui, ya des bonnes idées, des scènes originales... mais c'est pas ainsi qu'on fait un film qui se tient.Et puis bon, comme tout le monde en a parlé, parlons-en : les scènes de nudité. Je suis loin d'être une prude effarouchée. Et parfois même, je trouve que les films et séries américaines ont peur de montrer de la chair pour conserver une aura fantoche de pureté autour des personnages de leurs acteurs chéris. Mais là quand même, c'est pas une raison pour en mettre dès que c'est possible. La nudité, dans le film, est non seulement souvent gratuite, mais incomfortable. C'est vraiment dur de comprendre ce qui s'est passé dans la tête de la prod pour vouloir à tout prix montrer telle ou telle autre scène quand c'est première trop d'information pour rien et que ça n'apporte pas grand chose à la trame narrative. On peut même pas vraiment dire que c'est une question d'intention avant-gradiste, ça n'a juste aucun rapport avec l'ensemble. Il faudrait vraiment qu'on sente que le film appuit là-dessus pour aller en quelque part, mais ce n'est pas le cas du tout. À la limite, je peux comprendre la partie où le jeune couple d'amant couche ensemble pour la première fois, mais c'est présenté d'une façon qui dérange. Et je ne comprend pas du tout pourquoi. Et en quoi il faudrait insisté là dessus pour présenter la vie des adolescents d'aujourd'hui quand déjà, l'ensemble de la pièce de Shakespeare devrait être un peu réajuster pour qu'elle soit crédible de nos jours. Ce que Lhurmann avait d'ailleurs réussi à merveille.
Simplement, je me posais déjà la question ce qu'on pouvait bien ajouter à la pile de truc qui ont été fait sur cette pièce. Et j'ai pas eu de réponse digne de ce nom en écoutant ce film. En fait, j'aurais probablement préféré qu'on laisse Shakespeare tranquille au lieu de lui coller un film aussi mauvais sur le dos.
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