mardi 26 juin 2007

Dernier mille sur la rue de Rouville

Ça ne s'améliore pas, mais alors pas du tout. C'est agressant, désagréable, irritant, ça pique presque, ça se répend. Je ne parle pas ici d'un quelconque ITS (oui parce que c'est bien infection et non plus maladie), mais plutôt de la colocation. Pas n'importe laquelle évidemment car il existe (bien que très rarement) des histoires de colocation sous le signe du bonheur commun, dans un partage continuel d'amour fraternel et dans un respect sain et serein. Mais bon, ce n'est (oh malheur) tellement pas mon cas.

Me reste plus que 2 petites semaines de rien à endurer l'individualisme du semi enfant roi avec lequel je reste et ça me semble le plus terrible des montagneux obstacles à surmonter. Déjà, hier soir, moi et ma fatigue de la fin de semaine de 3 jours à me traîner à l'hôpital pour entretenir mon bloc (et donc laver une dizaine de chambre de patient), on (moi et ma fatigue, ça fait deux) se couche vers les 18h30~18h45 pour ne plus se réveiller s'il le faut (parce que du coup, ça m'évite d'avoir à faire 2 appels qui me donnaient pas envie de les faire). Le sommeil va de bon train si ce n'est du retour du dit coloc. Pourquoi respecter la personne avec qui on habite quand on peut simplement ne pas le faire? Je me le demande bien. Alors donc, comme les portes de chambre restent ouvertes pour l'été à cause de la chaleur accablante qu'il y fait sinon (exception faite des moments duo-esque où il est mieux d'endurer une température plus élevée pour ne pas indisposer les yeux chastes et purs d'autruis), la règle non dite non écrite serait de faire attention à l'allumage de lumière lorsque l'autre dort. Mais il semblerait que cette règle s'applique qu'à moi parce que ma lumière doit être plus forte ou je sais pas. Alors, le dit coloc fait attention moyennement jusqu'à ce qu'il se rende dans sa chambre, ouvre sa lumière, me réveille du même coup, et quitte le 2e étage pour aller ouvrir la tv afin d'écouter les Simpsons. Son interrupteur doit peser 200 kilos ou je sais pas pour que ce soit un effort si intense de le relever afin d'éteindre (oui parce que il marche à l'envers). Eh ben! vous direz vous avec toute la compassion du monde à mon égard. Merci merci.

Je sais pertinement que ça semble être un événement purement anodin. Dans mon cas, je crois que ça l'ait aussi, malgré l'effet toujours très désagréable de se faire réveiller quand ce n'est pas nécessaire. Le fait est plutôt que j'en ai soupé des événements répétitivement anodins tel celui-ci et que chacun d'entre eux devient un de trop. En attendant de quitter les lieux, je me repasse en boucle une séquence d'un court métrage de mon cru dont le titre s'approche vaguement de ceci :«Punching Elise ou le colocataire en morceaux».

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