lundi 11 juin 2007

Béni des Dieux?

Jeudi soir dernier, je me suis ramassée aux Théâtre Plaza pour la représentation unique du radio-cinéma de marionnettes Hercule, le tout orchestré par Simoniaques Théâtre. Un tas de "people" québécois étaient également présents, ce qui nous permettait, à moi et mes comparses, de se retourner et de se dire «ah oui lui, dans quoi déjà il a joué?». Bref, des heures de plaisirs.
Moi un ton sarcastique? Comment!
Mais oui certainement.
Je crois, tout humblement, qu'une soirée bénéfice sous l'emblème d'un truc pas tout à fait entier ou rôdé n'est pas une excuse pour présenter quelque chose d'aussi peu d'intérêt. Peut-être est-il possible que mes attentes étaient beaucoup trop élévées. Je me suis laissée berner par le design du "flyer", ou alors j'ai pas bien compris l'allusion lorsqu'on fait mention d'une «fresque mythologico-pubère». Pour être franche, il aurait été préférable de préciser pré-pubère ou in- (dans le sens anglophone : dedans, ou alors en préfixe de négation, c'est selon)pubère. Et même à cela, la personne qui lit le trac publicitaire aurait pu s'attendre à un «produit» de qualité, avec un humeur stupide, mais fin tout de même, qui s'allie à l'absurde pour se justifier peut-être bien. Que la sexualité comme élément comique y est utilisée avec brio (parce que c'est trop facile sinon, et ça en est même mauvais). Mais euh non, malheureusement.
Au point même où ça m'a découragé pour ce que c'est sensé financer.
Il était possible d'y tirer une grande leçon culturelle néanmoins : même avec un bar pour saouler son public, ne s'improvise pas Molière qui veut (ni même Kevin Smith, Bruno Blanchet ou autres comiques de moins honorables acabits). La comédie est un art aussi complexe que la tragédie, peut-être même plus.
Donc oui, non, plutôt déçue...

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