jeudi 26 avril 2007

Just a phase

Ouais, je me suis entendue avec moi-même pour arrêter toutes activités 18 ans et + (bon bon, p-e pas l'alcool parce que ça fait du bien des fois, et ça rafraichit l'été) à partir de tu suite là. C'est une question de me laisser une chance avec la gente masculine. J'suis peut-être trop facile, et c'est un défaut qui me dérange, parce que ça donne jamais rien de concluant en bout de ligne hein. Alors bon, j'suis en grève. J'vais m'organiser, ça risque d'être dur, mais au pire, je peux toujours lousser sur l'alcool pour m'aider vu que c'est vraiment pas endurable dans ce temps-là. Donc c'est ça, je vous avertie, je rentre dans un monastère imaginaire dès maintenant, alors yaura probablement pas moyen de me dissuader. Sauf peut-être petit exception a) ou b), mais à eux de savoir qui ils sont, et puis une des deux est pas libre alors déjà, c'est ça de sauvé!

jeudi 19 avril 2007

Fin de session oblige

Faudrait que je sois scotché sur Word à la journée longue, ou le nez dans mes notes, ou en train de réfléchir comment je viens discourir de la trahison dans l'optique de la construction de l'identité sexuelle...

mais

Pas que mon sujet est plate, je l'aime bien. Puis l'oeuvre sur laquelle je me base aussi. Puis j'ai des trucs à dire et tout. Sauf qu'ya un truc. Ou un tas de truc. Et là, ce soir, c'est tout en même temps qui me tombe sur la poire parce que je me laisse le temps de souffler un peu en me disant que je peux toujours commencer ce soir et finir demain et être prise à gorge demain soir puis pendant la fin de semaine pour faire le reste des choses qu'il faut que je fasse. Pourtant j'ai tenu deux grosses semaines sans m'en faire jamais ou presque, j'avais pas le temps de toute façon.
Et j'ai cette drôle de sensation, celle de la fin de l'été 2005. Dans ma foutu ligne d'autobus quand j'avais la sensation que ma tête allait exploser tellement tout était moche, et qu'alors j'allais retrouver l'image du sourire le plus puissant sur terre pour me donner un peu de courage, pour rendre les choses moins terribles. C'est de ça que j'aurais besoin en ce moment (à mon humble avis bien sûr, on peut parfois se tromper là dessus).

Enfin bref, j'mange trop de sucre peut-être aussi. Maudite fin de session. C'est probablement la pire depuis... jamais.

vendredi 13 avril 2007

En me promenant, clavier à la main...

... j'ai remarqué que sur le Net... euuuh... je sais pas. En fait, c'est qu'après avoir eu un blog pendant, quoi, quelques années, on se rend compte que, même en étant pas le plus fin stratège de la subtilité de la langue française, l'ironie, le sarcasme ou l'absurde n'est pas toujours compris de tous. Ouais bon, je peux avouer que parfois, ya l'ambiguïté. Et puis le ton...
Mais bon tout de même, faudrait pas croire qu'on ne dit que la vérité, qu'on ne s'amuse pas un peu ou qu'on fait pas exprès d'être nul à en pleurer. C'est à cause des Vieux Garçons. En passant par là, je vois qu'ils se lancent dans les capsules vidéos. Chouette! Mais allez surtout pas trop du côté des commentaires. C'est parfois à ce demander pourquoi au juste il y a ce système sur chaque blog. C'est tellement décevant de voir que les gens n'y comprennent rien finalement. Coup donc, n'est-on pas un moindrement clair? Me semble que c'est fort évident que ça pas d'allure leur histoire. Les deux types sont des gars très articulés, alors comment s'expliquer que ce ne soit pas le cas dans la vidéo? Une blague peut-être. C'est par une déduction fort simple que j'arrive à faire le lien, et même, je n'ai pas besoin de m'y arrêter pour avoir la certitude que je me trompe pas. Et justement, pour certain, je serais en train de flatter mon cerveau dans le sens du poil présentement parce que je me la pète d'avoir compris, mais c'est plutôt que la peu de perspicacité ambiante me déçoit. Parce que je suis pas toute seule à avoir compris, mais on est pas si nombreux que ça à ce que je peux voir. Étrange, étrange, très étrange. J'arrive jamais à dévaluer assez la race humaine pour ne pas être follement surprise lorsque de telle situation se produisse.

Le Petit Prince

Je relisais ça, pour un cours, et puis ça m'a frappé. On en retient universellement la maxime suivante : «On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.» Je comprend, c'est bien beau et cute et tout ça. Et c'est vrai en quelque sorte aussi.

MAIS
On ne porte pas assez attention à ce qui vient après cette maxime dans le texte, et c'est une grande erreur à mon sens. C'est le renard qui continue à parler et ça va comme suit :
«C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.»
puis ceci :
«Les hommes ont oublié cette vérité[...] Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...»

C'est drôle parce que je tiens le même discours depuis quelques temps. Parce que je réfléchissais aux étranges discours que j'ai reçu de la part de quelques hommes depuis mmm à peu près 3~4 ans je dirais. Et la majorité d'entre eux n'ont pas encore compris ce principe pourtant si simple. Mais je crois que c'est une question de génération. On oublie de plus en plus, au fil des années, qu'un droit, c'est bien beau, sauf que ça vient généralement avec un devoir. Enfin, c'est pas l'analogie la plus précise, je l'avoue, mais l'essentiel de mon propos est tout de même là...

Et c'est peut-être bien pour ça que je ne pourrais que très difficilement suivre les résolutions que je me suis donnée à moi-même dernièrement, du moins, pour un pan de celle-ci. Mais c'était la résolution la plus foireuse, qui consistait en fait à me donner le droit de transgresser mon propre système. Et donc, hop, il n'existe plus. Parce que, à mon sens, un des accomplissements personnelles qui devrait être en tête des priorités de tous et chacun est de tendre vers l'amélioration de soi. C'est limite moralisateur tout ça, je l'avoue, mais bon, je le fais jamais, et je le referai probablement pas.

jeudi 12 avril 2007

À la fin de session les meilleurs projets

Comme je le fais toujours quand j'ai du temps à perdre (et comme j'ai besoin d'avoir mes moments d'inerties en fin de session), je naviguais briêvement sur le net hier, à la recherche d'un site aussi bien que celui sur les citations de SATC (pour les incultes, c'est le sigle pour Sex and the City) mais pour la série Friends. Il n'y en a pas. Ya juste des trucs moyens qui font un listing en continu sur une seule page, plus ou moins bien divisée, plus ou moins bien classée. Et pas très complet. Je dis pas que le site sur SATC est très complet, mais au moins un peu quand même. Alors, éventuellement, je m'y metterais (comme j'ai les 10 saisons à ma disposition en tout temps). Projet pour l'été, mais que j'ai envie de commencer maintenant, en plus d'un tas d'autres trucs. Mais bon, fin de session oblige, obliger de n'en rien faire...

J'ai mis une jupe hier. Le monde n'était pas près, mais bon, who cares. J'ai quand même assez aimé ma journée et puis avec des bas de nylon, y fait jamais vraiment froid. Je croyais avoir le pouvoir de faire se rapprocher le beau temps, mais la météo est contre moi aujourd'hui. Il paraît donc que je n'ai aucun pouvoir sur elle. Dommage.

Sinon à CTV (8h) et ABC(9h) ce soir, ya ce truc spécial sur Grey's, ça s'appelle Every Moment Counts et j'ai bien hâte de voir parce que bon, ça risque d'être chouette, les meilleurs moments, la musique, tout ça. Les larmes vont être au rendez-vous dans Hochelaga ce soir. Et puis ya cette nouveauté de printemps : Notes from the Underbelly. Mais là juste à ABC parce que CTV/le Canada croit que les séries de crime sordide, c'est plus mieux. Je sais pas où ils sont allés pêcher ça, mais bon, c'est leur affaire. Rien pour encourager le Canada à mes yeux.

Le Fric show dans quelques minutes aussi d'ailleurs, le retour de Ici Louis-José Houde... ahhhh le printemps hen! Mais bon, je dois avouer que j'ai quelques réserves tout de même, en ce qui concerne Legendre Idéal et Le Fric show aussi. C'est bien, c'est correct, mais pas tant que ça. Mais bon, que voulez-vous, Legendre Idéal a Jean-Thomas Jobin, Le Fric show Marc Labrèche... Toutefois, ce printemps, je me donne le droit de me tanner plus vite pour ce qui est de Marc Labrèche, parce que bon, il a déjà un printemps derrière la cravate tout de même!

mardi 10 avril 2007

Le bobo

J'ai mis le doigt, juste à l'instant, sur le grand problème que j'ai avec l'Université de Montréal. L'institution, malgré les notes que j'arrive à obtenir, me fait me sentir comme s'il n'y avait aucune intelligence en moi.
Alors, on convient tous que c'est fort désagréable comme sensation, non?

lundi 9 avril 2007

Je me cite :

«Ouais, c'est le fun rencontrer quelqu'un de nouveau, parce que y alors une chance qu'il puisse être encore meilleur au lit que tout ce que tu as connu auparavant»

S'ensuivirent des éclats de rire haut perchés, et même peut-être un peu gras.

Unlike me

There are no guarantees in life
Not for the present, Nor for the future.
All I know is
That I'm here;
Don't know for how long.

C'est fou comme en seulement deux semaines, j'ai l'impression que ça a changer du tout au tout. J'aurais préféré rester dans un monde où je deviens pas nerveuse, où je ne m'en fait pas non plus pour quelqu'un d'autre que moi-même. Mais c'est qu'yavait pas de place pour tout moi-même, juste une infime partie. Alors... je sais pas trop où j'en suis avec tout ça. J'ai juste la vague impression que c'est déjà retourner vers le néant sans même que je puisse dire aurevoir.
Mais peut-être encore que je divague, parce que la condition de femme implique ça (évidement voyons...) On a jamais vraiment raison d'avoir peur, tandis que, de l'autre côté de la clôture, tout est permis. C'est ce que le féminisme a oublier de défendre dans sa lutte.

J'aimerais bien avoir un switch on/off dans le corps en quelque part, pour arrêter de m'en faire, d'avoir des envies contradictoires, d'être concernée simplement.

De toute façon, on est jamais assez. Y a toujours un manque trop béant pas très bien caché, à la merci des gens qu'on apprécie, à qui on fait confiance.

Et puis je sais pas ce que je dis. La seule certitude que j'ai, c'est ce sentiment persistant d'être encore effroyablement déçue.

dimanche 8 avril 2007

PostSecret #3

Ce dimanche, mon préféré, c'est celui-ci :

Thésée libéré des enfers

Non mais pas tant que ça, je dirais en surcis. L'enfer, c'est le cataclysme peut-être factice d'hier soir qui fait que je suis chez moi présentement et non en train de m'occuper de la vaiselle des patients de l'hôpital.

Enfin bref, je lisais ceci. À partir de « Je t'entends(sic) ta respiration », ça traduit pas mal ma pensée. Particulièrement pour ce qui est de « L'entendre s'accelérer lorsque je te touche. Je voudrais t'entendre le retenir lorsque tu atteints(sic) l'orgasme... » Ça, c'est de la musique pour moi. J'suis accro à ce son étouffé. Raide. Ben ben raide. Et là, juste là maintenant, dieu que ça me manque amèrement.

samedi 7 avril 2007

I'm such a terrible person

Je crois, mais c'est pas sûr, que c'est officielle : je suis jalouse.
Et moi qui croyait que ça m'arriverait jamais.

Ouais je sais, ça prouve que j'vis dans un monde encore plein d'illusions (mais heureusement, parce que les gens les plus lucides que je connaisse sont aussi les plus malheureux).

vendredi 6 avril 2007

I'm so doomed

S'efforcer jusqu'à en perdre le souffle de suivre les traces d'un être qui, de toute évidence, est complètement perdu, c'est pas l'une des tâches que j'aime le plus faire au quotidien. Mais bon, j'avoue que mon penchant pour les artistes risque alors de me causer problème de façon récurrente.

Je sens juste que je vais m'épuiser pas mal plus vite qu'auparavant. Ya comme une éffluve de découragement dans l'air de plus en plus épaisse et suffocante. De toute façon, tout le monde le dit, ça ne sert à rien d'aider quelqu'un qui ne veut pas l'être.

Remarquez, peut-être bien que ma vision est extrêmement troublé par mes deux pieds fermement amarrés à la terre des vaches ou que j'ai pas le bon état d'esprit pour comprendre les sous-sous niveaux de complexification qui pourrait y avoir. Mais c'est que j'ai pas toujours un cerveau de femme si développer pour comprendre toutes les subtilités, les «mind-games» ou je ne sais trop. Et peut-être bien qu'yen a simplement pas. Et alors que je devrais me tasser avant d'y laisser des plumes. C'est dans mes résolutions les plus pressantes, à moins d'arguments plus que convaincant. Et comme je ne fais pas confiance au sort, j'n'ai pas l'impression qu'ils surgiront à temps pour me faire changer d'avis.

Oui, c'est dommage.

mardi 3 avril 2007

Un petit verre de vin

Comme quoi je suis dangereuse avec du vin dans le système. Non seulement j'écris alors des drunk email qui pourrait peut-être bien un jour me mettre dans l'embarras (mais pour l'instant, les réactions sont toujours plutôt positives), mais en plus, j'échappe tout et je me pète le nez avec le tire-bouchon. Ouais, c'est parce qu'un bouchon, parfois, ça se retire plus facilement que la force du bras l'avait prévu...
Aïe

Résumer ma pensée en 4 propositions simples

Ici
Je rajouterais seulement au commentaire qui suit la citation que ça s'étend même à travers toute la province...

samedi 31 mars 2007

How childish...

Invoquer la faute d'un autre pour atténuer la sienne quand les deux événements ne sont pas liés par un rapport cause/conséquence (malgré tout, ça reste très enfantin quand on est pas capable de prendre sa part de responsabilité sur ses actes et oublis).

Je donne un exemple :
-Tu as brisé un verre hier.
-Ouais mais untel aussi ya deux jours.

Je donne le fait réel :
-Tu as oublié de barrer la porte hier soir.
-T'as soeur aussi l'autre nuit.

Ayoye. J'ose même pas répondre à un truc aussi cave. Dans le fond, tu te compares en terme de présence d'esprit à quelqu'un qui est en visite.... ça en dit long sur ton implication au quotidien.

VIVEMENT LE MOIS DE JUILLET!!!

jeudi 29 mars 2007

Promo Sushi

Sata Sushi vient tout juste d'ouvrir sur la rue Ontario dans Hochelaga. C'est même étonnant qu'un tel endroit semi-paradisiaque s'y soit installé. C'est un peu moins cher que dans les succurcales commerciales de sushi, mais c'est 100 fois plus bon. J'ai même jamais manger un truc aussi délicieux, c'est à peine croyable. Alors, je conseille à toutes personnes qui passent pas loin d'aller y faire un tour, ça vaut vraiment la peine.
D'ailleurs, je vais de ce pas me chercher un soupe Miso.

«Histoire d'une étudiante en fin de session»

et en sous-titre : ou comment faire autrement lorsqu'on étudie à l'UdeM

Voilà. C'est que je suis sortie aujourd'hui, par une température de printemps des plus appréciable en fin mars. Pour me rendre à l'UQAM afin de vérifier des trucs pour mes équivalences de cours pour pouvoir me sortir de mon enfer outremontois (beaucoup de «pour» dans cette phrase). Je suis même allée me chercher un petit café au Second Cup à côté, parce que j'arrive toujours vraiment trop à l'avance (d'ailleurs, c'est quoi l'idée de laisser si peu d'espace pour mettre le lait/la crème??).
Alors voilà, peut-être maximum 2 ou 3 cours à reprendre, c'est à voir. D'accord d'accord. J'aurais des d'autres nouvelles sous peu lorsque ça sera tout organisé. En fin mai, je fais mon choix de cours.
Alors bon, ce ne fut pas très long, donc je vais vers le cégep de ma soeurette parce que de toute façon, la 125 passe par là. Mais bon, c'est la grêve (ben oui ga don ça!). Alors parle parle jase jase au cellulaire avec ma future coloc (parce que je lui jasais déjà en chemin) de notre futur appart duquel je vais signer le bail demain aprèm. Joie! Et puis bon, coffee boost nécessairement, je prend l'autobus, je retourne chez moi et me sens fin prête pour commencer en force mes travaux de fin de session.
Mais le hic, c'est qu'avant d'arriver, ya mon cerveau qui continue à rouler sur un tas d'autres trucs à faire et projets à avoir un beau jour, peut-être dans 15 minutes si je peux bla bla bla bla bla (conversation entre les différentes motivations de mon esprit vous voyez).
Puis bon, hop, je rentre dans mon appart. Alors : Musique Maestro! Je patente des trucs un peu par ci par là, je cherche des fonds d'écran sur ce site. Et encore, faut je me retienne pour pas aller cliquer sur les liens pis voir si yaurait pas un autre truc du même genre pour continuer mes recherches.
Mais là oh, un instant, j'avais un épisode de Bleach en attente (ou en souffrance, mais ça serait peut-être un peu trop hen). Alors bon, je finis de le regarder. Mais tout à l'heure, j'avais remarqué que ça faisait un bon petit bout de temps que j'avais pas lu ce qui se passait sur mes blogs préférés. Alors je me dit qu'au pire, je vais lire ceux que je préfère vraiment, histoire de pas devoir troooop rattraper de retard un peu plus tard au cours de je sais pas quand dans le futur. Alors lecture.
Mais, oh malheur, mon coloc actuel vient d'arriver entre l'épisode et la lecture. Alors paf! bien que j'aurais pu encore avoir un résidu de motivation pour mon travail dont la date limite est la plus imminente, c'est impossible qu'il en reste vu sa présence parasitaire, c'est commentaire des plus impertinents et innintéressants que je dois quand même entendre faute d'une morphologie anatomique plus évoluée qui permettrait de se fermer les conduits auditifs. Avec de la chance, peut-être bien qu'il repartira faire je sais pas quoi ailleurs. Mais faudrait pas trop espèrer.
Et puis ça risque d'être pile-poil au moment où Grey's Anatomy va être en onde sur ABC. Et on sait bien que quand c'est Grey's Anatomy, ya pas moyen de faire autre chose que je se river devant son téléviseur et de ne plus bouger pendant cette heure bénite des dieux. De plus, c'est le genre d'émission qui me revire les trippes à chaque fois, alors le moral risque de ne pas voler folllement haut. Comment faire mon travail avec un tel état d'esprit? C'est pas vraiment possible.

Alors bon quoi? Je me résigne? Faudrait tout de même pas. C'est pas bon pour ma santé académique. Et pourtant, j'attend cette petit voix-off dans le coin de mon ventre (celui des papillons, c'est la que la culpabilité se trouve aussi, je me demande d'ailleurs comment ils font pour cohabiter ensemble quand rien ne se passe, ça doit pas être du gâteau hen!) qui me dit «Lisons nos textes de Théories et Méthodes Critiques histoire de prendre de l'avance sur l'étude à faire dans quelques jours! Partons à l'aventure! Taiho! (dieu que ça m'a pris trop plein de temps juste pour trouver comment on écrit ça taiho...)» etc etc. Alors, c'est que je suis semi-cinglée. C'est l'euphorie du café...

Je ne connais pas bien l'issue de tout cela. Il FAUT que je fasse mes travaux. Mais ma volonté est trop peu inflexible. C'est vraiment pas évident de se battre avec soi-même et le reste de mes obligations les plus pressante. Avec tout ça, mes impôts sont toujours très loin d'être faits.

Bleh...

samedi 24 mars 2007

La Neige Magique

Vers 17h30, c'était pas sûr hen. Ça semblait être une neige qui est semi-pluie. Mais déjà, yavait ce type d'impression qu'on est comme dans ces machin-globes souvenirs avec la ville de New-York ou un Père-Noël dans son traîneau. Et donc, y'avait un truc.

Et puis après mon 2 heures hebdomadaires de Grey's Anatomy, je prend le chemin de la maison. Encore la neige, mais un peu différent. Elle a eu le temps de se poser. Mais comme pas tout à fait. On sait bien que demain, il en restera peut-être pu grand chose. Alors on profite de la vue que donne cette petite allée pour pietons de rien du temps juste à côté du parc et de la maison-caserne, et dans lequel personne n'a encore pietonné. La moindre bourrasque de vent va venir tout froisser le délicat dépôt sur les branches nues des arbres. Et on écoute nos pas crisser dans ce qui pourrait être une des dernières neiges de l'année. Oui, c'est vrai, y en a pas assez. Mais je sais bien que s'en est une de l'étoffe à faire des bonhommes de neige. Vous savez, celle qui à ce petit truc, comme une molécule de magie ou le souffle du Petit Prince.

vendredi 23 mars 2007

Paul Extase et les cochonnes

Ça pas rapport, mais c'est Jean qui dit ça dans un truc qui a été en onde à Radio-Can ya un bout de temps (je crois que c'est Viva Kunderwald! ou qq'chose comme ça). C'est très drôle. Enfin...

Je pratique activement depuis à peu près une semaine l'intellecte buissonier. C'est-à-dire que j'écoute Heroes sur mon ordi ainsi que 3 autres séries. En plus des lectures qui n'ont mais alors là aucun lien avec ce que je suis sensée faire pour l'école. C'est mal partie. Mais bon, je compte me mettre activement à faire mes travaux le plus vite possible histoire de m'en débarasser. Yen a déjà 2 que je pourrais faire live là. Si c'est pas 3 en fait... Mais bon, oui, c'est plate. Et puis j'ai 3 millions d'autres obligations en même temps vu les changements qui auront lieu cet été. Puis, les autres priorités essentiellement corporels vous voyez...

Mais je jure, à partir de lundi soir de la semaine prochaine, je reprend mon statut d'élève modèle. Déjà, mon autre statut d'employée modèle va assez bien et je compte le maintenir ainsi pour un bon bout de temps. Parce que l'argent, j'ai beau essayer, ça sort pas du rectum (malheureusement).

mardi 20 mars 2007

Un gars, une fille

Pris dans Crimes et chatouillements d'Hélène Monette

« La chanson de Serge Lama a été écrite par une fille. Lama l'a endisquée par erreur parce que l'erreur est humaine.
Un gars qui a mal à la tête doit subir dans les plus brefs délais une série de tests de dépistage au moyen d'encéphalogrammes complets. Une fille qui a mal au coeur devrait se poser des questions sur son taux élevé de psychosomatisme chronique. Un gars qui boit, boit. Une fille qui boit, s'enfarge. Un gars malade est souffrant. Une fille malade est une fille.
Le premier jour, Dieu créa l'homme. Le deuxième jour, la fille. Le troisième jour, Dieu créa l'hôpital. Le quatrième jour, l'ambulance. Le cinquième jour, le gars conduisait l'ambulance.
Un gars qui dort récupère. Un ange passe à travers des nuées de confettis jolis. Une fille ne dort pas. Une fille a les yeux rouges et le reste du temps elle se maquille.
Une fille triste est psychopathe ou tout au moins alcoolique et paranoïaque. Un gars a du chagrin, il en a gros sur le coeur. Le ruisseau de ses larmes conduit à la mer de ses naufrages. C'est de toute beauté tellement c'est maritime, mais c'est bien triste.
Un gars consolé vaut mieux qu'un gars qui pleure. Une fille qui pleure va voir ailleurs.
Derrière chaque femme, il y a une clinique, un Jean Coutu rempli d'antibiotiques, un médecin d'âge mûr qui ne sourit plus beaucoup, une vie parsemée de champignons, d'ostéoporose, de dépressions, d'otites, coliques et oreillons. Devant chaque femme, il y a un monde rempli de mauvaises nouvelles, de maladies nouvelles et d'hommes nouveaux.
Le sixième jour, l'ambulance brûlait les feux rouges.
Un gars parle, une fille fabule. Un gars s'exprime, une fille rush. Un gars discute, une fille se tait.
Un gars prend la porte. Un fille prend froid. Un gars expose les circonstances particulières d'événements fâcheux. Une fille chiâle.
Une fille qui chiâle ne devrait pas faire ça. Ce n'est pas joli. Un gars qui se plaint est un brave type au fond, COME ON.
Une fille est un gars et un gars est une fille, ça dépend des fois.
Une fille compte ses jours, un gars compte sur une fille. Un gars a des aventures, une fille trompe son chum. Le petit ami pique une colère, la fille appelle sa mère, mange du chocolat et exagère.
Un gars qui trouve une fille tordue est un homme éclairé qui use de discernement dans les choses de la vie, un apôtre de l'amour infini qui bat des mains quand on l'aime. Qui bat. Qui bat?
Un gars pense en utilisant son cerveau droit et son cerveau gauche à pleine capacité toute la journée. Une fille divague, invente, s'imagine des choses la plupart du temps. Une fille donne trop d'explications mais n'est pas bonne dans les éclaircisements. Une fille trébuche dans le noir. Une fille est folle à lier lorsqu'elle parle démesurément de ce qu'elle veut vraiment.
Un gars ne se gêne pas pour se montrer intelligent, il sait quoi dire et quand. Une fille est décontenancée. Point.
Derrière chaque grand homme, il y a une petite femme, boulotte ou anorexique, qui ne réussit pas dans la vie. Dedans chaque homme, il y a au fond, bien au fond, très profond, une femme, qui n'est ni la sienne ni l'obsédante fille aux collants noirs baisée un soir. Dedans chaque homme, il y a une femme qui n'est pas là quand on l'appelle, parce qu'il y a peu d'appelées et pas d'élues.
Un gars qui n'aime pas qu'on parle des gars est un gars. Un gars qui parle des filles est un vrai gars. Une fille qui est en forme fonctionne. Une fille qui fonctionne, c'est l'fun. Une fille le fun parle beaucoup aux gars. Un gars s'en aperçoit et n'aime pas que la fille soit partout à la fois, car Dieu s'est fait homme et Marie-Madeleine a été créée pour pleurer et laver les pieds.
Un gars compliqué est un gars qui n'a pas encore compris qu'il n'a pas à s'en faire. Une fille compliquée est une fille normalement constituée. Une fille normale est une fille plate, par définition. Mais une fille normalement constituée peut toujours s'essayer. Rien de l'y empêche...
Un gars aime une fille, une fille aime un gars, ça dépend des mois.
Dedans chaque femme, il y a des visions, des racontars, des fabulations. Des histoires. Un long cortège d'ambulances, des sorcières en cendre et de l'amour. De l'amour, pourtant. De l'amour brûlant. »

***

Ouais, et à tout cela, peut-être que je rajouterais ceci : « Un gars philosophe et réfléchit sur le sort du monde. Il se pose des questions existencielles et importantes. Une fille fantasme sur un gars et pense à ses problèmes de couple. »