En fait, c'est pas tant sur mes problèmes de voisinage que sur ce à quoi ma guerre ouverte m'a fait penser aujourd'hui.
Donc, je m'explique :
Comme tous les soirs, le son de la télé de mon voisin (ou de deux de mes voisins, l'un s'aditionnant à l'autre) était un tantinet trop fort, ne me rendant pas les paroles clairement audibles pour les retranscrire, mais assez fort pour que j'entende un genre de «mmhuuuhmuhum mmuhmuhmhu mmouuhu mmm mmmhoummmh» avec quelque pause par ci par là. Et donc, moi de frapper dans le plancher avec les plus gros livres qui traîne autour de mon lit (pardon mes livres). Puis, comme rien ne se passe, pognant la chaise bizarre IKEA à côté de mon lit et frappant avec une couple de fois. Puis, comme toujours rien ne se passe, me fait une raison, comme le voisin n'est probablement pas chez lui (mais ça télé garde fidèlement les lieux...), je m'obstine à essayer de calmer mon sang en ébulition pour finir par m'endormir moment donné. C'est pas évident parce que j'suis du genre à m'obstiner sur des trucs qui me fendent le cul, et ça devient comme obsessif, je me frustre sans cesse et bon voilà.
Et comme j'ai le sommeil léger depuis un bon bout de temps (et comme je me couche tard et traînasse dans mon lit jusqu'à pas loin de 11h), je me réveille durant mon sommeil pour me rendre compte que le son n'est toujours pas baissé. En fait, le son, il a jamais baissé jusqu'au lendemain après-midi ou soir, moment où j'ai arrêté d'avoir la possibilité de porter sporadiquement attention. Mais donc, vraiment tanné, j'ai décidé de me venger parce qu'ya toujours ben des osti de limites quand même. Alors moi aussi, tout à coup, j'ai réappris à marcher sur les talons, à écouter la télé je ne sais combien de décibel plus fort que nécessaire et, lorsqu'elle n'est pas ouverte, à avoir Radio Classique ouvert en permanence, assez fort pour que le voisin en soit incommodé. TOUTE LA JOURNÉE! (Insérez un rire diabolique ici)
Mais, avec le soleil qui passait par la fenêtre de ma chambre, un livre sur les cuisses et un verre de jus pas loin, ça m'a fait penser à l'été, et plus particulièrement à la maison de mon enfance à la campagne, à comment on passait nos journées, à l'odeur et le sentiment qui vient avec, cette espèce de familiarité confortable et révolue (mais on sait jamais vraiment si c'est pour le mieux ou non, si la nostalgie est vraiment sentie ou si c'est simplement de se souvenir d'un temps où on pouvait pratiquement faire ce qu'on voulait quand on le voulait). Enfin bref, mais, dans l'ensemble, j'ai tellement hâte de pouvoir prendre un verre sur le balcon, avec un livre et du classique en fond sonore. C'est pas ce genre de fin de journée qui m'amène dans mon bain avec les chandelles, la mousse et la larme à l'oeil après un épisode particulièrement boulversant de Grey's Anatomy. La fin de semaine, l'été, au pire je dors, au mieux je vais bien à faire ce que j'ai envie de faire, je suis en vacances, je prend le temps de le prende... Je sais pas, c'est léger comme ambiance, même si les problèmes sont toujours pas si loin, sont quand même un peu moins proche ou tenu à distance semi raisonnable.
Bref, vivement, mais alors oui vivement la chaleur.
mercredi 13 février 2008
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2 commentaires:
Raaaaaah, continue de souhaiter pour du soleil toi aussi, peut-être que si on y croit assez fort, il va rester.
Moi aussi je m'ennuie de mon balcon...
Écouter du rap basses à fond avec la face des hauts-parleurs collés au sol... j'ai toujours rêvé faire ça.
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