vu sur les Calepins de FélixJ'aime beaucoup l'image, beaucoup. Et donc comme promis, pour rester dans le ton, voici un extrait qui est particulièrement bon dans le recueil de poésie de Jacques Brault que je dois lire pour mon cours du lundi PM. Ça vient du poème «De nulle part» :
[...]
Reviens je t'attends je te guette à l'orée de la démence
Au premier bruit à la première lueur
Je crierai je le sais poussant un corps d'engoulevent
vers toi dans mon cri
Je t'aime oui oui ce sont les mots toujours les mêmes mots ceux du petit matin mouillé d'ennui ceux de la chair qui dodeline et s'enfante au sursis
Les mots de la petite mort dans l'hébétude les mots où l'on couche où l'on dort et ceux qui restent quand tous les autres sont partis
Ceux par qui j'espère encore et toujours ceux par qui je me lève et je marche à la porte où cogne la clarté
[...]
Ah le jeudi soir hein!
Non mais simplement, c'est que depuis quelques jours, j'ai cette image, cette envie latente... vous savez, lorsqu'on veut tellement rien manqué de la jouissance de l'autre qu'on se fouette pour garder les yeux ouvert le plus longtemps possible. Je sais pas, c'est spécial. Et ce que j'ai vu alors me trotte dans la tête. Le mouvement de tête, l'expression, tout ça. C'est précieux et rare comme image, peut-être que je devrais l'économiser. J'ai peur d'oublier les détails à force de me souvenir, parce que le souvenir et l'imagination sont trop près l'un de l'autre pour que l'un ne parasite pas l'autre un peu... beaucoup... voire trop.

1 commentaire:
C'est la plus belle chose que j'ai entendu depuis longtemps...
Tu sais saisir le sens du désir
P.S: J'aime vraiment ton blogue
De la part d'un nouveau lecteur, mais déjà assidu
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