mercredi 26 octobre 2005

Tout m'afflige et me nuit et conspire à me nuire

Ça fait bien 2 ou 3 fois aujourd'hui que je reviens sur cette foutu page de création de post et que je neme décide pas, faute de savoir vraiment quoi dire. C'est qu'il y a cet état étrange et peu agréable qui me ronge ce soir, après mes 2 foutus cafés que je regrette un peu à présent. Peut-être est-ce la musique aussi, j'ai du Érik Satie avec ses Gnossienne et ses Gymnopédie et quelques autres trucs instrumentals de films ou de série tv.

Je me rend compte, avec mon incessante mélancolie du temps passé, que finalement, c'est probablement une sorte de déni. Un déni assez gigantesque bien que je le laisse de côté de temps à autre, pour avoir un instant de lucidité en me questionnant et en essayant de trouver mon bonheur. En même temps, je sais pas, c'est peut-être le choc à retardement qui rentre, du fait que pour une enième fois, je me retrouve dans une situation de faiblesse et que j'en ai puissament marre. Et pas seulement dans un domaine, on dirait que ça fait un tas d'explosion qui me saute dans la face depuis le début de l'été (ou même avant, mais je ne sais pas, j'crois pas non plus que mes paroles sont les plus lucides au monde présentement, aveuglé par un quelconque état d'âme qui me traverse souvent et qui me fait broyer du noir pendant un moment).

J'avoue que la dernière (explosion, bien que j'avais déjà vu tout les préparatifs et que je les avais identifié avec soin), c'est elle qui me fait peut-être dramatiser cette nuit. C'est l'éternel introspection sur l'intérêt réel que je peux suciter chez les autres, la continuelle question de l'artiste moderne (quoique surement pas juste moderne, antique aussi probablement...) «suis-je bon? m'aime-t-on?» et peut-être le «où vais-je» planétaire réduit à ça plus simple expression.

Mais si, dans les faits, j'ai moi-même dit que c'était différent cette fois-ci, il me semble que le fil conducteur passe quand même à travers tout le discours perpétuelle de l'homme, et c'est pas bon. D'ailleurs, je me questionne encore à ce sujet, j'ai l'impression d'être encore tomber dans un bourbier immense, et en même temps que je me crée seulement cette illusion moi-même pour me rassurer dans un jugement haineux que je pourrais formuler à long terme. N'en reste pas moins qu'il y a présence d'un semi rejet. La demie n'est pas l'absence ni la totalité, la encore, c'est complexe à trancher. Mais ça, ya rien d'étonnement, j'arrive jamais, même si c'est ce que je convoite, à avoir un juste milieu stable ou une extrême totale et entière. Les deux cas me conviendraient parce qu'ils sont synonyme de sécurité dans ma tête. Quoique je ne suis pas naïve au point de me dire que ce sont des objectifs réalisables. S'ils le sont, je ne crois pas qu'il est facile d'y avoir accès de toute façon.

Donc, pour résumer, non seulement je suis une étudiante insécure et paumée, mais en plus, il a cet vague odeur noséabonde d'échec affectif qui me plane dessus et cette foutu colocation, ce foutu job à la lavage de cerveau, autant des employés que des clients, ce foutu transport en commun et cet foutu épicerie, ce foutu quotidien quoi! Oh oui, osti de quotidien chien sale... Et, avec le peu de lucidité qui me reste, perdu dans la brume de mes réflexions vides, égocentriques et pitoyablement mélodramatique, je renvoie facilement la faute sur la début d'artiste lubrique qui, grâce à son charme, m'a donner le coup de pied dans le cul qui à tout déclencher, à commencer par mon changement de statut géographique. Bref, malgré tout mes efforts, il semblerait que je lui en veule encore. Comme c'est amusant l'amertume maladive et incurable...

Faudrait définitivement que je grandisse un peu...

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