mardi 23 août 2005

Les limbes

Si j'avais eu accès à un ordinateur avec Internet en fin de semaine passé, mon message pourrait vaguement ressembler à ça :"Calis de tabarnak d'esti de marde!" Étonnamment, et ce depuis lundi, je n'y pense même plus.

Je crois que le mérite peut facilement être attribué à l'oreille attentive qui m'a écouté déverser tout mon fiel (ou du moins, le 9/10) samedi soir. Ça fait toujours de bien, surtout que c'était tout frais dans ma mémoire. Puis, ça m'a éviter de ruminer toute seule, de m'accuser d'avoir étét pas assez ou trop un tas de truc et de finalement me monter une histoire beaucoup plus imposante que ce qu'elle est en réalité. Ça a permis de doser un peu mon ametume avec une part d'objectivité que j'arrivais plus à trouver. Et puis, tout simplement, ma soirée m'a permis de me changer les idées aussi, ce qui n'est pas rien.

Le lendemain, le 1/10 restant se faisait sentir de temps à autre, amenant avec lui une bonne dose de déception bien sale. Mais c'était seulement de temps à autre alors on se calme le poil des jambes siouplait.

Lundi, le 10% restant est passé durant la journée, à force de jaser avec une amie et de faire complètement autre chose que de rester chez nous. C'était bien, errer dans Montréal sans vraiment avoir de destination précise m'apaise vraiment beaucoup. À partir de là, plus rien.

D'autre part, à partir de dimanche beaucoup de questions, et ce dans un tout autre registre que mon amertume général de la dernière semaine. J'suis un peu tirailler entre mes propres impressions vis à vis mes propres impressions finalement. Yet, there might be someone else. Je crois percevoir une tension qui était déjà là avant, mais bon, peut-être que je porte tout simplement plus attention. L'idée, c'est que j'ai des doutes face à moi-même à présent. Enfin bref, rien de bien terrible, c'est juste que ça me chicote.

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