dimanche 28 septembre 2003

9h du mat, matin pluvieux

Hier soir, j'ai rêvé à la première neige. Un duvet calme et serein qui couvre la réalité. Une odeur de froid appaisante...
À l'amour aussi, celui qui est physique et qui se nourrit exclusivement de sexe quasi sauvage. Ça me rapelle à quel point j'ai envie de m'évader dans une continuité de ce qui est ou à déjà été. Mais il y a cette curiosité de voir si autre chose existe réelment. Oui parce que tout le monde à une perception différente de l'amour. C'est peut-être pour ça d'ailleurs que ça ne dure plus. Les gens sont massivement désillusionné et je ne peux pas affirmer que je ne fait pas partie de la masse. C'est devenu un sujet plus tabou que le sexe en fait. Les rôles se sont inverser au fil du temps. À présent, on s'amourache d'un ton sérieux et brave, avec une gravité hors du commun, pour imprègner ces tons fades à nos vie. L'amour est devenu quelque chose de définissable, avec des lignes, des angles et de grands coins pointus. Bien sur, il y a quelque chose d'agréable à être raisonnable, une sorte d'assurace d'un future paisible, sans remous. On a envie d'être rassuré, de prédir l'avenir, alors on s'enferme avec une pointure trop serrée pour ce qu'on est supposé chausser en réalité. On ne fait plus l'effort d'être seul pour pouvoir être à deux ensemble au lieu d'être à deux chacun de son côté. Pourtant, c'est possible, enfin, moi j'ai envie d'y croire. Le hic est que je suis peut-être la seule qui en à encore envie. Je ne peux qu'être déçu par le mouvement de masse vers la gravité de quelque chose qui est tout sauf grave. Je connais des gens, à la pelletté, qui sont enfermé à l'intéreieur de cet amour new-age pas amusant du tout. Qui laisse passé de merveilleuses opportunités ailleurs. La stabilité se retrouve autant dans l'une ou l'autre des options, c'est seulement que les gens ont perdu cet esprit de tentative. «Il faut y arriver dès le premier essai, sinon c'est foutu». Ce goût du risque disparu parce qu'on ne peut pas être absoluement assuré que ça va durer. Le bonheur semble être un luxe qu'on ne veut plus se procurer, appeuré par les conséquences qui pourrait en découler. Moi je dis, laissez-vous donc une chance. Le jour est jeune et le temps est là, pour votre bon plaisir. Il y a tellement de gaspillage de ressoure humaine que ça ne peut faire autrement que de me décevoir, gravement...
Dommage...

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